16-01-2012 12:25 - Sénégal – Mauritanie : De nouvelles zones d’ombre à dissiper.

Sénégal – Mauritanie : De nouvelles zones d’ombre à dissiper.

Les relations entre le Sénégal et la Mauritanie sont généralement exemplaires et condamnées à être régulièrement renforcées dans l’intérêt des deux peuples, lesquels partagent non seulement une géographie commune, que représente le fleuve Sénégal mais, sont aussi soudés par des brassages sociaux séculaires qui remontent à ces vieilles générations, ayant évolué à travers les âges, dans un contexte social , culturel et civilisationnel qui se moque des frontières.

Le ministre de l’Economie maritime, Khouraïchi Thiam se rendra aujourd’hui à Nouakchott, pour évoquer avec son homologue mauritanien, la question du renouvèlement des licences de pêche que Nouakchott a octroyées à des piroguiers sénégalais opérant dans ses eaux.

Des licences arrivées à expiration depuis le mois d’août et dont le retard commence à faire bouger les pêcheurs sénégalais. Justement, ces marins qui s’impatientent, sont parfois tentés, par le besoin de survie, puisqu’ils puisent leurs ressources de la pratique des pêches, à s’adonner à des captures illégales, ce qui les expose aux gardes frontières mauritaniennes, qui n’hésitent pas de faire des tirs de sommation, parfois peu contrôlés, entrainant de temps à autre des blessés par les pécheurs Guet Ndariens.

5 marins sénégalais ont été blessés récemment par ces gardes-côtes mauritaniens, irritant cette communauté de pêcheurs, qui à son tour, a interpellé les autorités sénégalaises à contenir la situation. Une requête que le gouvernement de Dakar, qui passe actuellement par une période préélectoral, cherche à satisfaire, en dépêchant très vite le ministre Khouraïchi Thiam pour arracher l’entrée en vigueur de 300 licences de pêche, octroyées par la Mauritanie aux piroguiers, moyennant le débarquement des 15 pour cent de leur capture en Mauritanie, pour ravitailler le marché local en poisson.

Selon des précédents esquisses d’accord en matière de pêche, Dakar et Nouakchott devront également aborder ce déplorable incident qui provoqué l’arrestation de 24 pêcheurs sénégalais, dont les 5 blessés par balle précités.

Un incident consécutif à une opération d’arraisonnement menée par les gardes-côtier mauritaniens, qui reprochent à certains piroguiers sénégalais de mener des incursions dans les eaux territoriales mauritaniennes. Selon la presse sénégalaise, les blessés par balle sont des pêcheurs guet ndariens qui s’activaient à la frontière, avant d’être arrêtés par les gardes-côtes mauritaniens, qui ont voulu les acheminer à Ndiago, soulignant que les pêcheurs avaient refusé.

On parle de trois pirogues de pêcheurs guet ndariens dont deux ont obtempéré alors que l’autre a refusé sous prétexte d’être hors des eaux mauritaniennes. Toujours selon ces médias, les forces de sécurité maritime de la Mauritanie ont tiré et blessé d’abord un pêcheur, puis quatre autres, avant de conduire tout le monde vers Ndiago. Evoquant le sort de leur collègue, le président des pêcheurs Ibrahima Seck dit ne pas savoir où se trouvent actuellement les marins et s’ils sont vivants.

Selon d’autres sources, les pêcheurs jugent urgent que les autorités réagissent face à cette situation, exigeant aux autorités sénégalaises de régler le plus rapidement possible cet épineux problème, rappelant qu’ils ne peuvent pas admettre que des mauritaniens fassent ce qu’ils veulent au Sénégal, alors qu’ils ne peuvent agir autant en Mauritanie. « Ça suffit ! Nous ne sommes pas des poulets sur qui on tire comme ça » ont-ils crié.

Commentaires : 2
Lus : 1822

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (2)

  • baroude (H) 16/01/2012 13:33 X

    Nous savons tous que les 15% de la capture devant être débarquée ne le sont jamais, mais malgré tout ces problèmes se résout entre pays voisin par voie de discutions et accords bilatéraux et non le piratage et la violation de la souveraineté.

  • baroude (H) 16/01/2012 13:19 X

    c'est vrai ils ne sont pas des poulets, mais également ils ne doivent pas etre des pirates.

    les eaux territoriales d'un pays meme frére doivent etre respectées. Vouloir forcer la main est une action de piraterie et de violation de la souveraineté d'un pays.

    ES CE QUE LE SENEGAL PERMET OU PERMETTRA LA VIOLATION DE SES FRONTIERES PAR UN MAURITANIEN OU QUELQU'UN D'AUTRE, BIEN SUR QUE NON, et alors??