29-01-2012 21:33 - Le PM mauritanien donne à Nouakchott le coup d’envoi d’un programme d’urgence ...
...de 152 millions de dollars.
Le premier ministre mauritanien, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, a donné dimanche à Nouakchott le coup d’envoi d’un programme d’urgence doté d’un financement de 45 milliards d’ouguiyas (152 millions de dollars américains), destiné à contrer les effets de la sécheresse, a constaté APA dans la capitale mauritanienne.
A cette occasion, Ould Mohamed Laghdaf a visité un certain nombre de boutiques ouvertes dans le cadre de ce programme dénommé « Espoir 2012 » où il a suivi des explications sur l’opération de vente des produits subventionnés.
Ce programme comprend plusieurs composantes de nature à soulager les catégories vulnérables de la population, dont notamment la disponibilisation de denrées alimentaires de consommation humaine et d’aliment de bétail à des prix réduits dans toutes les collectivités du pays et d’opérations de distribution gratuite de produits alimentaires aux nécessiteux.
Dans un mot prononcé pour la circonstance, le PM mauritanien a indiqué que 300 boutiques ont été ouvertes à Nouakchott et plus de 1000 autres dans les zones intérieures du pays. Il a précisé que les produits subventionnés vont du riz à l’huile de cuisson en passant par le blé, le sucre et les pâtes. Ces produits sont vendus dans les boutiques en question à des prix réduits entre 40% et 60% par rapport à leur prix sur le marché.
Ould Mohamed Laghdaf a également souligné que près d’un million de citoyens bénéficieront des boutiques subventionnées et que l’opération a permis de créer 2.000 emplois au profit des jeunes chômeurs.
Le programme « Espoir 2012 » comprend aussi des composantes vétérinaires et hydrauliques consistant, pour l’une, à assurer un suivi médical rapproché du cheptel et, pour l’autre, à réaliser un grand nombre de forages pour stabiliser les éleveurs dans des zones de proximité.
La dernière saison de pluies en Mauritanie a été marquée par un déficit de précipitations sur pratiquement toutes les régions du pays, ce qui a terriblement affecté les éleveurs et les agriculteurs qui représentent une grande proportion de la population du pays.
