05-04-2012 17:44 - Békaye, un notable de Tadioukel dénonce l’insouciance des autorités de Bababé face...
...au sinistre qui a décimé le cheptel.
Les fortes précipitations hors saison qui se sont abattues la semaine dernière dans de nombreuses localités de la a Wilaya du Brakna (Aleg, Boghé, Bababé….) ont entraîné la mort de milliers de têtes de bovins, de caprins, d’ovins et de camelins.
Les animaux victimes de ce sinistre étaient déjà très affaiblis à cause de sécheresse qui sévit cette année dans notre pays après un mauvais hivernage marqué par un déficit pluviométrique notamment. El Békaye Cheîkh O Abidine est un éleveur qui habite dans la localité de Tadioukel dans la Moughata’a de Bababé.
Cette notabilité du département de Lao (autrefois province du Fouta Toro) tout en acceptant la volonté divine qui s’est abattue sur leur cheptel, déplore surtout l’insouciance des autorités administratives locales, le Hakem en tête ainsi que les élus (maires et parlementaires) vis-à -vis du sinistre qui a frappé les éleveurs de la Moughata’a de Bababé nous confie t-il.
Aucune autorité n’a effectué le déplacement sur les lieux du sinistre pour ne serait-ce au moins que constater les dégâts occasionnés sur le cheptel par les intemperies du Week-end dernier a affirmé le marabout. Dans la seule localité qu’il habite, 3000 têtes d’ovins ont péri sans compter les 11 000 têtes d’ovins morts dans les localités environnantes de ce village en plus encore de 190 têtes de bovins selon El Békaye qui ajoute qu’au total 40 mille têtes entre ovins, caprins et bovins ont été décimés au cours de ce sinistre à l’échelon de la commune d’El Vra.
Le notable de Tadioukel s’est plaint aussi de la façon avec laquelle est gérée le programme Emel 2012 dans le département de Bababé. C’est une gestion désorganisée pour reprendre l’expression de l’éleveur qui dénonce sans hésitation les conditions jugées précaires qui entourent la gestion des vivres de soudure.
A en croire le quinquagénaire, les éleveurs se déplacent de contrées lointaines pour faire le rang entre 1 heure et 4 heures du matin devant la préfecture dans le but de s’inscrire sur les listes. Malgré tout ce calvaire et les 1000 Um déboursés lors de chaque déplacement effectué dans la capitale départementale, les éleveurs repartent encore bredouilles, sans aucune graine de blé emportée.
« Le Hakem distribue plutôt le blé à des personnes qui revendent immédiatement le blé dans le marché à des commerçants. Les pauvres qui n’ont rien sont ignorés par les autorités administratives et les élus. La situation des éleveurs est triste nous a affirmé Békaye. Personne n’est venu s’enquérir de notre situation et de celle du bétail décimé par la pluie. Nous lançons un appel au chef de l’Etat pour venir s’enquérir de notre situation. Elle est grave martèle Békaye.
