25-12-2012 09:39 - Yali Ndiaye, pêcheur : 'des espèces de poissons que l’on ne voyait plus sur les assiettes ont ...

Yali Ndiaye, pêcheur : 'des espèces de poissons que l’on ne voyait plus sur les assiettes ont ...

...apparu ces derniers temps"

Les pêcheurs artisanaux affirment avoir observé depuis la fin du repos biologique (octobre-décembre 2012) la réapparition d’espèces de poissons comme le chinchard qui avaient presque disparu de l’alimentation des mauritaniens.

"Des espèces de poissons que l’on ne voyait plus sur les assiettes ont apparu ces derniers temps", s’enthousiasme Yali Ndiaye, qui évoque les campagnes de sensibilisation et les surveillances participatives qui ont été menées en concert entre l’Union Coopérative "Le Mool" et Délégation Régionale de Nouakchott à la Surveillance des Pêches et au Contrôle en Mer (DRSCPM) pour lutter contre l’utilisation du monofilament.

"Les autorités de pêche ont été d’un secours précieux pour en arriver là. Toutefois, elles doivent continuer à se mobiliser en débarrassant, par exemple, nos fonds marins des monofilaments qui pullulent encore dans nos fonds marins", a ajouté le président de l’Union Coopérative "Le Mool".

Pour lui, il est également vital de protéger les petites courbines au niveau du Bang d’Arguin où, a-t-il affirmé, des pirogues de longue portée s’infiltrent souvent la nuit pour capturer ces sciaenidés. "Nous appelons les autorités de pêche à accroitre la surveillance et le contrôle pour épargner les courbines de l’exploitation abusive", a lancé Yali Ndiaye.

Par ailleurs, le premier vice-président du Bureau Exécutif de la Fédération Libre de la Pêche Artisanale qui a salué dans la foulée l’accord de pêche signé entre la Mauritanie et l’Union Européenne (UE) a appelé les pouvoirs publics à accélérer la mise en place des chambres froides pour le stockage du poisson afin de permettre aux populations de l’intérieur du pays de profiter des ressources halieutiques.

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Commentaires (2)

  • mdwessat (H) 25/12/2012 10:50 X

    Ce sont les conséquences bénéfiques des arrêts biologiques et de l'application de l'accord historique de pêche avec l'Europe, qui n'autorisent plus la pèche des céphalopodes et l’activité des bateaux industrielle à moins de 20 miles des côtes.

    Ceci a beaucoup limité la pression de pêche, avec le départ d’un certain nombre de bateaux étrangers, et a contribué à la protection de la zone de reproduction.

    Ce qui permet aux espèces de se régénérer et de se multiplier. Tés rapidement nos côtes retrouveront leurs richesses qualitatives et quantitatives d’antan,et que nous pourront exploiter avec parcimonie pour le bien de notre peuple.

  • Badr314 (H) 25/12/2012 10:20 X

    Quand je pense qu'il y a dans ce pays des gents qui s'enrichissent dans le secteur de la pêche et au détriment des pêcheurs courageux et prenant par fois de grands risques, je me demande est ce qu'il sert parfois à fournir d'efforts pour vivre en Mauritanie.