13-03-2013 23:18 - Appel à partenariat pour la faisabilité d’un chantier naval national à Nouadhibou

Appel à partenariat pour la faisabilité d’un chantier naval national à Nouadhibou

Assamamou aleykoum chers lecteurs mauritaniens,
Je ne vais pas ici me hasarder à faire allusion à notre politique nationale car cela m’avait valu des griefs suite à un article, un peu maladroit, diffusé en fin 2010 et dont voici copie ci-dessous. J’avoue que j’en ai déduit le paragraphe le plus gauche.

Cependant, je vais ici développer le message que j’ai voulu y faire passer à forme d’appel à partenariat dans le naval. Je suis donc loin de baisser les bras quant à mon vieux projet de faisabilité d’un véritable chantier de réparations navales digne de nos ressources halieutiques. C’est suite au nouveau statut de notre ville de Nouadhibou que j’ai trouvé opportun de lancer ce présent appel à partenaire.

Je conviens que cet ambitieux projet naval est plus grand que ma personne. Malgré cela, je suis convaincu qu’il verra le jour avec un peu de persévérance de ma part et de volonté politique d’autre part…

Vous êtes sûrement, comme moi, hallucinés par ces flottilles entières de pêche ( plus de 400 chalutiers) qui croisent, nuit et jour, au large de nos côtes et se dirigent chaque année vers les chantiers navals voisins pour effectuer, à prix cher, leur carénage et leurs réparations diverses aux Îles Canaries, au Sénégal, au Maroc et au Cap Vert et ceci, faute d'infrastructures navales fiables dans notre pays.

En terme financier, ces coûteuses réparations de navires à l’extérieur du pays ne profitent pas à notre banque centrale, d’autant qu’il faut y rajouter le coût des grosses consommations de combustibles et autres consommables liés à la navigation vers ces chantiers navals étrangers, en plus des charges sociales inhérentes aux équipages de convoyage et à leur séjour à l’étranger.

En effet, notre unique port de pêche de Nouadhibou ne dispose que de petits ateliers rudimentaires et d’un vétuste Dock flottant, propriété de la MASHREF. Nos infrastructures navales ne peuvent pas contenir une trentaine de chalutiers pendant la période de pause biologique, d’où cette ruée de navires vers les chantiers étrangers.

J’en sais quelque chose pour avoir supervisé une quinzaine de carénages à l’extérieur de la Mauritanie. Et c’est justement cette expérience qui m’a poussé par la suite à fonder et gérer, pendant plusieurs années à Nouadhibou, une petite structure technique dénommée la MAT-Navale que j’ai finalement mise en veille en attendant de trouver un partenaire financier en vue de l’acquisition d’infrastructures navales appropriées pour de telles réparations navales…

Autrement dit, il faudra un véritable chantier de réparations navales pouvant mettre à sec 5 à 8 navires en 24 heures. C’est ainsi que j’ai eu, à ce sujet, plusieurs entrevues, sans suite, avec de hauts Responsables de notre Etat et avec bien d’autres hommes d’affaires nationaux supposés être des partenaires potentiellement solvables. On peut dire que mon projet est à ce jour confronté à l’opposition d’un lobby influant, qui ne dit pas son nom, et dont je ne me lasserai pas de faire allusion à chaque fois que je prenne ma plume.

Je signale ici que je suis toujours à la recherche d’un partenaire crédible et solvable en mesure d’investir dans ce domaine naval vendeur. Ma nouvelle recherche de partenariat se porte aujourd’hui hors de mon pays natal, contre mon gré, et cela me coûte cher en déplacement etc. Toutefois, rien ne peut plus me dissuader d’aller au bout de ma démarche légitime car je crois avoir franchi le point de non retour. Je viens d’affiner mon étude de faisabilité dudit chantier de manière exhaustive et bancable et ceci, grâce à l’aide d’un bureau d’expertise à Nantes en France.

Cela étant, et suite à l’officialisation du nouveau statut de zone franche industrielle de notre presqu’île de Nouadhibou, je lance ici cet appel à partenariat à tout investisseur qui voudra être précurseur dans ce domaine naval encore vierge en Mauritanie. Ce faisant, cet investisseur, tant recherché, aura bien fait de choisir d’investir en milieu maritime calme, profond et ne nécessitant jamais de dragage. En effet, toute la baie du Levrier est naturellement bien abritée de la houle et des alizés qui sévissent sur toute la côte ouest africaine.

Aussi, suite au récent enlèvement réussi de toutes les épaves sur le plan d'eau de la baie de Nouadhibou, on peut dire que tout type de manœuvre navale est désormais possible sur la rade du port en toute sécurité. En un mot, ce statut de libre échange soutenu par cette heureuse création de nos garde-côtes feront de notre baie de NDB non seulement un pôle de développement économique privilégié, mais aussi un beau lieu touristique, paisible et sécurisé à tout point de vue ...

Compte tenu de ces avantages et de la nullité de l’impact environnemental d'un chantier de réparations navales sur notre cher milieu maritime, j’ose croire que grâce à une sorte de partenariat, ce projet viable de chantier naval verra le jour très prochainement, ainsi donc on pourra révolutionner le secteur naval et contribuer concrètement aux objectifs de développement affichés par notre Gouvernement.

Enfin, il s’agit donc là d’un intérêt non seulement économique, social et stratégique, mais d’un arrêt de fuites des devises nationales à l’étranger, en plus de la création d’emplois directs et indirects par milliers dans ce domaine naval et dans les nombreuses activités annexes qui s’y rattacheront... We salamou aleykoum.

A titre de rappel, je vous souhaite une bonne lecture de l’article suivant diffusé sur le Net en octobre 2010 et corroborant ma lutte pour ce légitime projet naval national.

Pour des garde-côtes en Mauritanie…

J’avais déjà beaucoup jasé sur bien des sujets maritimes sur le Net et n’avais pas l’intention de reprendre ma modeste plume pour commenter de tels sujets stériles. Néanmoins, celui des futurs garde-côtes mauritaniens en est un des plus extensifs que je ne puisse pas, consciencieusement, me priver de soutenir cette éventuelle action de l’Etat mauritanien en mer et relancer à l’occasion quelques messages personnels, comme d’habitude …

Vraisemblablement, ce sujet de garde-côtes suscite une discrète polémique entre nos acteurs professionnels de la mer et leurs dirigeants politiques. Avant d’aborder ce sujet d’un point de vue purement maritime et apolitique, je commencerai d’abord par du moi et par ma petite politique citoyenne pour que le lecteur ne se fasse pas de fausses opinions sur le « nomade-marin » que je suis, sachant que cet avant propos n’est pas totalement hors sujet pour les sans préjugés...

Je suis pour la stabilité de notre République tant qu’elle demeure islamique, antisioniste et non raciste. Je prône la neutralité politique et suis pour la justice sociale. En effet, une justice bien ordonnée, tout comme la charité, commence par soi-même. Quelques-uns de nos richissimes dirigeants arabo-musulmans gaspillent un argent fou en Occident et n’arrivent pas à établir une justice sociale et une prospérité à leurs citoyens.

Et pourtant l’Occident, sans pétrole, arrive à instaurer une sorte de justice sociale qui s’apparente avec celle, exemplaire, d’Omar ibn Abdel Aziz. En Mauritanie, il nous reste certes beaucoup à faire sur ce plan de justice, mais si toutefois le Président essaye de se démarquer de quelques anciens et nouveaux pillards des biens publics puis continue de la sorte à larguer du lest humain par dessus bord, les prétendants aux nominations finiront par se rétracter par crainte de disgrâce et ce faisant, on peut être justement cité parmi les rares sortants de l’auberge des « fêtards arabo-musulmans ».

Remarquez tout de même que j’ai tenté, autant que faire se peut, d’être juste politiquement. Chose difficile dans un pays où chacun craint, par intérêt, d’être juste ou impartial. Pour ce qui est du moi, Dieu merci, je ne convoite rien d’administratif ou autre car je travaille pour mon compte et gagne honnêtement ma vie.

En effet, grâce à un effort personnel et à l’appui de deux ONG Nantaises en France, j’ai créé une petite entreprise dénommée la MAT-Navale (la Mauritanienne d’Assistance Technique et Navale) spécialisée dans les travaux de mise en conformité aux normes de sécurité, d’hygiène et d’habitabilité des navires de pêche à Nouadhibou.

Par ailleurs, je continue de galérer sans pouvoir encore trouver, dans mon pays, une forme de partenariat auprès de notre patronat et ce, en vue de transformer ma petite structure d’Assistance maritime en un vrai chantier naval digne de cette grande flotte nationale et étrangère qui saccage nos diverses ressources halieutiques.

Un tel chantier naval aurait pu créer des centaines d’emplois et mettre fin à cette extraordinaire sortie de devises. Cette sortie de devises est justifiée par la ruée des navires quittant notre zone maritime, en période d’arrêt biologique, afin d’effectuer leurs nombreux travaux de carénage et autres réparations à l’étranger et ceci, à défaut d’un véritable chantier naval en Mauritanie.

Pour ceux qui pensent à tort au vétuste dock flottant de la MASHREF à Nouadhibou, je signale que la Direction générale dudit Dock est consciente que son dock ne peut pas contenir le dixième de cette flotte. Et à défaut d’innover, cette respectable Direction rêve probablement d’une ultime alternative concrète venant de notre Administration centrale…

En attendant, le convoi de bateaux de pêche passe, comme la caravane, en faisant cap vrai en direction des chantiers navals étrangers (Canaries, Cap Vert, Sénégal et Maroc), tandis que votre nomade-marin continue de tourner en rond, contre vents-et-marées, et aucun amer, lui permettant de se positionner, ne lui est encore apparu à l’horizon du côté de son patronat maritime, d’où ce message personnel à forme d’appel à partenaire.

On me dit de ne pas baisser les bras pour autant car un lobby local, en connivence avec les intérêts des chantiers navals étrangers, voudrait décourager ou détourner de son objectif tout nouveau porteur d’un tel projet. Mon projet est ainsi donc confronté à un réel obstacle et je ne souhaite pas qu’il en soit de même pour cet autre ambitieux projet de garde-côtes que l’Etat cherche à mettre en place et qui est l’objet de cet écrit.

Maintenant que le moi, naturel chez l’humain, a eu droit à cette longue introduction, je reviens au sujet principal relatif à la protection de notre environnement socioprofessionnel et maritime, autrement dit : les garde-côtes mauritaniens.

J’ai appris, de sources bien informées en Mauritanie, que notre Département maritime se dirigerait vers la création d’une nouvelle forme d’institution à l’instar des garde-côtes américains. Chose que la France ne parvient pas encore à mettre en place, tant les chevauchements des responsabilités interministériels sont complexes.

C’est sûrement une bonne chose si on y parvient en Mauritanie, cependant il y a encore du chemin à parcourir avant d’arrivée à bon port. Pour mieux garder notre côte maritime, il faut d’abord développer une action contraignante contre les armateurs étrangers et certains armements mixtes peu soucieux du respect de notre environnement maritime et de l’intérêt national.

Je vous cite des exemples irréfutables : - pêche illicite - transbordement illicite des produits de pêche au large – passage des clandestins et bientôt celui des terroristes - connivence négative avec l’étranger – Une cinquantaine d’épaves entravent la navigation dans le chenal menant au port de Nouadhibou - tout au long du littoral et sur la rade de Nouadhibou, ou plus exactement la casse navale de NDB, on peut constater des dizaines de bateaux poubelles en mouillage et attendant leur tour pour sombrer - de nouveaux équipages étrangers incompétents, sans moralité, et auteurs de pollutions de tous genres ( déballastage, dégazage, assèchement des eaux mazouteuses et vidange des caisses à huile usée au large de notre riche littoral etc.…).

Je précise que je n’en veux pas trop ici certains armements nationaux qui méritent encouragement pour avoir mauritanisé les équipages de leurs outils de production qui battent également pavillon mauritanien. Aussi, à ce propos, je glorifie les nombreux et divers efforts incontestables de la Marine nationale et de la DSPCM (Délégation à la surveillance des Pêches et du Contrôle en Mer).

Ce mérite indéniable revient à nos vaillants officiers navigants et au Délégué sortant, Monsieur Cheikh Ould Baya, à l’égard duquel je rends ici, en tout désintéressement et justice, un sincère hommage pour le service rendu à la nation.

C’est vous dire combien tous les gens de mer et citoyens de bonne foi doivent soutenir et vouloir fortement ce grand projet de garde-côtes, car à ce rythme de négligence, le banc d’Arguin et la Baie du Lévrier à Nouadhibou, bien commun des Mauritaniens, seront à coup sûr transformés, à la longue, en poche d’eau de mer polluée sans faune ni flore marines, et sur ce coup le pays sera réellement terrorisé.

Ces dérives, entre autres, nous imposent une volonté politique maritime constante et nous rappellent en permanence qu’il n y a de guerre gagnée que s’il y a d’abord une justice pour tous, une discipline, un commandement unique (en collégialité), un respect des lois, une régularisation des moyens et des procédures et un appui constant à l’éducation, à la formation et à la santé … En résumé, chacun doit savoir que personne n’est au-dessus des lois et que nous sommes tous sur le même navire…Qu’Allah protège la Mauritanie d’une certaine « élite ».

Enfin, pardonnez les passages un peu gauches dans ce présent écrit que m’a inspiré mon attachement indéfectible à notre riche façade maritime sur laquelle j’ai navigué plus d’une décennie, et c’est justement cela qui a transformé le jeune nomade que j’étais en vieux marin professionnel soucieux de la protection de son environnement maritime. Voilà chers lecteurs, j’ai osé écrire ma conviction sans anonymat et souhaite que les commentateurs fassent de même.

Elarby ould Moulaye El Hassan
Inspecteur des Affaires Maritimes (option technique)
Gérant et fondateur de la MAT-Navale
Moulayelarby2008@yahoo.fr


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Commentaires (1)

  • morelam (F) 14/03/2013 05:11 X

    combien de nos ouguiya ce project coutera tu veux des investiseur muer ou actifs?