04-04-2013 22:42 - M’bagne : Après les sangliers, les chameaux arrachent ce qui reste des cultures
Les chameaux sont en divagation sont en train d’achever ce que les sangliers ont laissé aux paysans de la rive droite du fleuve Sénégal. C’est du moins ce que rapportent diverses sources en provenance du département de M’Bagne où les cultivateurs sont contraints, depuis quelques années, à récolter les champs avant maturation.
Lors de son récent passage dans le département de M’Bagne, un reporter du Calame avait noté le désarroi des paysans face à des meutes de sangliers qui ravageaient leurs champs et l’absence de réaction de la part des autorités administratives qu’ils ont saisies.
Les invasions de criquets, de grillons noirs, de papillons, d’oiseaux granivores, de phacochères et d’animaux en divagation sont devenus très récurrentes dans le département de M’Bagne et rien n’est fait pour les endiguer », explique un paysan qui ajoute :
« nous nous sentons abandonnés à nous-mêmes, les éleveurs qui pâturent dans la zone lâchent leurs bêtes la nuit dans les champs et si nous les conduisons dans les fourrières, ils viennent ouvrir les enclos et refusent de payer les amendes », déclare un cultivateur du village de M’Botto.
Ces phénomènes sont devenus courants dans ce département de M’Bagne, cette année, les pauvres paysans avaient espéré, qu’avec la bonne pluviométrie, les éleveurs allaient rester chez eux, mais hélas, ils sont là avec leur arrogance.
Les paysans de cette partie du pays se demandent pourquoi les autorités administratives restent sourdes à leur appel alors qu’elles visitent régulièrement le département, sont mandatées pour remonter les préoccupations des populations au sommet de l’Etat qui affiche sa volonté politique d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.
La seule explication qu’on peut avancer c’est que peut-être les chameaux appartiennent aux gros bonnets de l’Etat, notamment les forces armées, d e sécurité et des membres du gouvernement. En somme, des intouchables !
