11-05-2013 23:57 - Zone agro-sylvo-pastorale de Maghama : Recrudescence du vol de bétail
Depuis quelques mois, les habitants de Maghama se plaignent de plus en plus de la soustraction frauduleuse des dizaines de bovins, ovins et caprins dans des conditions non encore élucidées. Plus d’une dizaine de personnes ont porté plainte contre X au Commissariat de Police de Maghama, face à la recrudescence du vol de bétail.
Dans la plupart des cas, les animaux ont disparu dans les zones de pâturages qui sont parfois, suivant les saisons, très éloignés des villages.
Toutefois d’autres vols sont commis dans la ville même où les animaux sont délogés de leur enclos au milieu de la nuit, pendant que la population est dans les bras de Morphée, pour être conduits vers une destination inconnue.
Ainsi, Mr Adama Aly et plusieurs autres personnes ont perdu tout leur bétail dont une partie a été dérobée dans la haute brousse, dans la zone de pâturages et l’autre partie a été frauduleusement soustraite de l’enclos familial, en pleine nuit.
Il ya également plusieurs autres, familles qui ont perdu leur bétail et qui n’ont pas porté plainte, parce qu’elles placent ces vols sous l’angle de la fatalité. Même les villages voisins de Maghama ne sont pas épargnés par le vol de bétail.
Ainsi à Boguel, une quinzaine de bovins appartenant à une famille, ont disparu. Le chef de famille qui s’est lancé dans une longue recherche qui l’a conduite jusqu’à Sélibaby (Guidimaka), aurait retrouvé deux vaches qui portait sa marque. Le reste aurait été vendu aux bouchers de la place par les voleurs.
La Gendarmerie de Selibaby, saisie de l’affaire est entrain de mener l’enquête en vue de retrouver le ou les voleurs. Le village de Fimbo est également touché par le phénomène du vol de bétail ; ainsi beaucoup de familles ont perdu plusieurs têtes de bétails.
Un constat général s’est imposé aux populations locales : des individus inconnus enturbannés, sont souvent rencontrés dans les zones agro-sylvo-pastorales avec des cordes. Quand on les interpelle sur leur présence, ils répondent qu’ils sont à la recherche de leur bétail perdu.
Selon certaines sources, les voleurs seraient organisés en réseau et se relaient pour transporter les troupeaux volés vers le Guidimaka, le Mali ou le Sénégal. C’est ainsi que des infractions transfrontalières sont en train d’être perpétrées et favorisées par la conspiration du silence.
Les autorités locales n’ont pas encore réagi pour faire face à l’ampleur du phénomène ; l’Association des Eleveurs du département est en train, elle, de compiler les données sur les déclarations de vol.
Le sous-secteur de l’élevage occupe une place importante dans l’économie départementale, si des mesures nécessaires ne sont pas prises pour enrayer les vols récurrents de bétail, c’est tout un pan de l’économie rurale qui risque de s’effondrer.
Diallo Amadou
CP /Maghama
