23-05-2013 02:21 - APP Rim-Ue : Dernière ligne droite vendredi à Bruxelles
L’accord de partenariat de pêche RIM-UE dont le projet avait été signé en juillet 2012 et plusieurs fois ajourné sine die devrait être encore rediscuté une dernière fois vendredi prochain à Bruxelles, a-t-on appris de source sûre mercredi à Nouakchott.
Certains observateurs continuent de regarder d’un mauvais œil l’option de la « pêche expérimentale » lorgnée par les espagnols qui ne seraient, en fait, qu’un retour des céphalopodiers espagnols à leur activité dans la ZEE mauritanienne. Et ce d’autant plus qu’une récente réunion scientifique conjointe (RIM-UE), obtenue sur l’insistance de la partie espagnole, mécontente du projet d’accord, avait été tenue à Rennes en France pour une nouvelle évaluation des stocks e ; ceux du Poulpe notamment.
Les autorités mauritaniennes avaient décidé, dans le cadre du projet d’APP, réserver l’exploitation du Poulpe, déjà surexploité, à la flotte nationale.
Les résultats de la réévaluation des stocks faite par ce comité scientifique confirment (section 3.1.) le maintien d’une situation de surexploitation en 2012 pour cette pêcherie. Un constat en phase avec les précédentes évaluations produites, tant par l’IMROP que par le COPACE. Malgré donc l’insistance des détracteurs du projet d’APP (les espagnols emmenés par le président de la commission pêche, Juan Mato), les avis scientifiques concluent à l’inexistence de surplus de stocks de poulpe.
Or, justement la réunion prévue technique prévue vendredi s’inscrit normalement dans l’optique d’appliquer les résultats du comité scientifique conjoint. Dans cette même logique de préservation la société civile mauritanienne avait rappelé, au lendemain de l’avis scientifique, que «la Mauritanie a récemment mis en place, de manière concertée, un plan de gestion du poulpe, et que tout changement proposé devra s’inscrire dans ce cadre de concertation avec le secteur mauritanien ».
« La nouvelle approche pour la gestion de la pêcherie céphalopodière mauritanienne a été proposée lors de ce comité scientifique (section 3.2.), basée sur une stratégie d’exclusions de pêche spatio-temporelles. Le comité scientifique relève que ce modèle demande une réflexion approfondie insiste sur la nécessité de s’accorder le temps nécessaire à la réflexion et à la concertation, afin de prendre en compte l’ensemble des éléments permettant une bonne conduite de l’expérimentation ».
Rappelons enfin que le projet d’APP RIM-UE prévoit des redevances de 110 millions d’euros versés par la partie européenne comme contrepartie financière à l’accès aux ressources halieutiques nationales.
