28-05-2013 11:01 - Marché de la consommation : Le prix des boutiques de la solidarité
S’il y a une action du président Ould Abdel Aziz, saluée par l’opinion, c’est bien le maintien des boutiques Emel dites boutiques de solidarité 2012. L’idée initiale de la mise en place des ces commerces provient certes du régime de Sidioca, le mérite de Ould Abdel Aziz réside du fait qu’il ait maintenu l’action.
En ces temps de crise économique sans précédent, l’opportunité profite à l’ensemble des familles du pays. Qu’elles soient pauvres ou riches, toutes s’approvisionnent au quotidien dans ces centres de commercialisation au détail de produits alimentaires.
Ici, l’Etat mauritanien prend sur lui une partie des charges commerciales des produits cibles, ce qui l’amène à proposer des prix très abordables par rapport à ceux appliqués sur le marché : dans les boutiques Emel, le kg du sucre en poudre est à 200 UM contre 280 UM dans le commerce, et le litre d’huile à 300 UM au lieu de 550 UM ailleurs.
Des
différences de prix presque identiques sont aussi observées dans le commerce d’autres produits tels les pâtes alimentaires et le riz local. La forte affluence devant les boutiques de la solidarité est bien un signe de l’importance que celles-ci exercent dans le quotidien des Mauritaniens.
Seulement, des problèmes se posent : les boutiques de la solidarité ne ciblent pas tous les produits alimentaires de première nécessité ; ensuite, les pénuries se font de plus en plus constantes. Par ailleurs, nombre de produits proposés sont de qualité médiocre par rapport à la qualité de produits qui se trouvent sur le marché public : entre autres exemples, le lait en poudre et le riz.
Les populations sont certes soulagées par l’existence des boutiques de la solidarité qui remplissent assez bien leur rôle, mais l’impact de celles-ci restera toujours moindre tant que la crise financière qui frappe le pays n’ait pas vaincue.
JOB
