29-05-2013 12:18 - Écorégion Wamer : Gestion des ressources marines et côtières et lutte contre la pauvreté - [PhotoReportage]
Du 28 au 30 mai, Dakar abrite un atelier sous régional de suivi de la gouvernance et de la cohérence entre les politiques de gestion des ressources marines et côtières et les stratégies de lutte contre la pauvreté au sein de l’écorégion Wamer (west african marine ecoregion).
Cette écorégion regroupe le Cap-Vert, la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau et Guinée Conakry. L’atelier est organisé par le Fonds mondial pour la nature (WWF) en partenariat avec le PNUD et l’Union européenne.
Le projet « gouvernance, politique de gestion des ressources maritimes et côtières dans l’écorégion Wamer » est financé par l’Union européenne pour une durée de quatre ans à hauteur de 10,5 millions d’euros.
Au cours de l’ouverture de l’atelier, Pape Samba Diouf, coordonnateur régional de WWF a fait le constat d’un paradoxe : « Abondance des ressources marines et côtière dans l’écorégion et faible niveau de développement. » Une des raisons de ce paradoxe : « le déficit de bonne gouvernance et de cohérence des politiques. » Le salut pour les pays de cette espace réside, selon Pape Samba Diouf, dans l’amélioration de la gouvernance.
Le ministre sénégalais de la pêche et des affaires maritimes, la ministre gambienne de l’environnement, le représentant du PNUD… ont pris part à la cérémonie d’ouverture de l’atelier.
Au cours des trois jours de travaux, chaque pays présente une contribution « faisant le point sur les contraintes qu'il faut lever et les indicateurs à suivre pour combiner de manière cohérente et efficace la gouvernance, les politiques de gestion des ressources marines et la lutte contre la pauvreté.» Le cas de la Mauritanie a été présenté par Dr Mohamed Vall.
En Marge des travaux, nous avons rencontré Taib Diouf, coordinateur du projet « Gouvernance, politiques de gestion des ressources marines et réduction de la pauvreté dans l’Écorégion Wamer (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, Guinée, et Cap-Vert)» financé par l’UE.
Entretien avec Taib Diouf, coordonnateur technique du projet
Cridem : Quels sont les objectifs de ce projet ?
L’objectif est de mettre en place des outils de gestion capables d’améliorer l gouvernance des ressources marines et côtières, assurer une exploitation durable de ces ressources en vue d’améliorer la sécurité alimentaire des populations locales et de réduire la pauvreté.
Dans sa mise en œuvre, le projet mobilise des expertises nationales et une expertise régionale qui assure la coordination des activités.
C’est dans le cadre de cette coordination que le présent atelier est organisé à Dakar. Les différents pays sont représentés par des cadres des ministères de la pêché et de l’environnement mais aussi des membres de la société civile.
Les six premiers mois du projet ont été dédiés à la mise en place des organes de gouvernance, c'est-à -dire les équipes nationales de mise en œuvre, le comité de pilotage. Cette période a été aussi mise à profit pour la préparation de plans d’actions nationaux. A l’issue de cette phase de démarrage en 2012, les documents du projet par pays ont été élaborés, les organes de gouvernance ont été mis en place, les investissements nécessaires a la conduite du projet ont été faits. Pour 2013, nous sommes dans la phase de mise en œuvre effective qui ira jusqu’en 2015.
Cridem : Concrètement comment se passera cette mise en œuvre ?
A deux niveaux ; Au niveau des pays qui constituent les unités opérationnelles où se mèneront les activités techniques de terrain. Ce sont les équipes opérationnelles de mise en œuvre qui identifient les actions à conduire, les délais, les moyens, ainsi que les acteurs qui doivent assurer cette mise en œuvre.
Au-delà de ces activités de mise en œuvre, ils y a d’autres actions qui ont un caractère régional intéressant tous les pays, des actions qui ne peuvent être réalisées isolément. C’est le cas de la surveillance des pêches. Comme exemple, on peut citer la prochaine campagne de surveillance régionale de la zone qui ira de la siéra-Léone à la Mauritanie et qui sera assurée par la commission sous régionale des pêches
Cridem : Quels sont les résultats attendus de ce projet ?
Le projet est structuré autour de quatre résultats. Premièrement, l’élaboration d’un plan d’action pays. Chaque pays a élaboré un plan d’action ; Et, l’ensemble des plans d’action des pays ont été mis à profit pour élaborer un plan d’action régional. Ce premier résultat a été atteint. Et, l’ensemble de ces documents ont été validés par l’Union européenne.
Le deuxième résultat, c’est la mise en place d’outils de gestion capables de gérer au mieux les ressources marines et côtières pour réduire l’insécurité alimentaire et la pauvreté.
Le troisième résultat attendu, c’est le renforcement des capacités de la société civile et d’autres acteurs comme les parlementaires :
Enfin, le quatrième résultat, c’est la mise en place d’activités génératrices de revenues au profit des populations.
Les performances seront donc évaluées sur la base de ces quatre résultats. Les ONG sont parties prenantes à ce projet car il en existe qui travaillent sur les mêmes problématiques.
Khalilou Diagana
