09-02-2014 07:39 - Convention et protocole d'accord avec Polyhondone: Le Grand leurre!

Convention et protocole d'accord avec Polyhondone: Le Grand leurre!

Mauriweb - Tout a été dit et redit sur la fameuse convention signée avec l'entreprise Polyhondone Fisheries. Mais à l'heure du bilan les résultats attendus par l'Etat notamment en matière de création d'emplois sont moins importants que prévus.

La convention entre les deux parties, faut-il le rappeler, négociée de bout en bout par le ministre des affaires économiques et du développement, Sidi Ould Tah, en étroite relation avec Mohamed Abdellahi Ould Iyaha, "l'homme des chinois", avait été signée le 7 juin 2010 et pour 25 ans.

Malgré la polémique qu'elle a engendré lors de la session parlementaire de juin 2011, à la découverte du protocole associé à la Convention, la convention a tout de même été appliquée.

Et comme le voulait alors, le protocole de la convention, les chinois avaient obtenu un accès aux ressources céphélopodières (5 anvires au moins). Dans sa rencontre avec les citoyens, il y a deux ans, le président de la République assurait, à Atar en août 2012, qu'en raison de l'importance des emplois créés, la convention s'était imposée. Or, malheureusement, sur les 2080 emplois prévus (voir tableau) à la faveur de la signature de cette convention, il y en a à peine aujourd'hui -trois ans après- mois de 700.

Dans ce casse-tête chinois qui va se révéler un véritable traquenard économique, les deux parties ont connu une période de crise profonde en 2012 dont la plus rocambolesque sera la réunion où l'ex-colonel Cheikh Ould Baya, qui présidait la délégation des négociateurs mauritaniens, se rendit compte que les discussions étaient enregistrés par une secrétaire pour le compte de Mohamed Abdellahi Ould Iyaha (la partie chinoise).

Cet intermède a créé un précédent qui a entaché la confiance entre les deux partenaires. Nonobstant quelques griefs objectifs soulevés par les chinois portant notamment sur les procédures de remboursement de taxes au titre de l'investissement, il est bien clair que la suite des événements a vidé la convention de son objet.

En effet, alors qu'il était entendu que la société chinoise construise des pirogues en Mauritanie (encore des emplois envolés), elle les achemine directement aujourd'hui de Chine. Donc aucun transfert de technologie et zero emploi créé sur ce registre. D'innombrables défaillances de projections d'un protocole qui finalement n'a arrangé aucune des deux parties.

En attendant, on noie le poisson en présentant le projet à quelques investisseurs intéressés par le secteur des pêches, qui découvriront sans doute que la convention en question malgré les avantages consentis pour la partie chinoise aura été un grand leurre.







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Commentaires (3)

  • jemalcool09 (H) 09/02/2014 19:10 X

    Cette farce de hong dong est une ruse extraordinaire.. le peuple la paiera, les hommes d'affaires en charges et les responsables du pays en seront questionner

    Dommage mais je pense qu'il y a encore espoire avce Allah qui veuille sur ceux qui souffrent de Dhulm

  • Leydimene RIM (H) 09/02/2014 15:43 X

    Le Colonel Cheikh Ould Baya n’est pour rien dans ce dossier Poly-Hondone.

    Tout le monde se rappelle le contexte dans lequel la Convention avec Poly-Hondone avait été négociée, et dans tous les cas bien avant que Monsieur Cheikh Ould Baya ne soit nommé Conseiller du Ministre des Pêches en charge des négociations des Accords de Pêche.

    Tout le monde sait aussi que depuis qu’il est en charge de cette fonction, Monsieur Cheikh Ould Baya a mis en place de nouvelles conditions techniques et financières pour l’exercice de la pêche, (inaugurées avec le nouveau Protocole de Pêche RIM-UE) qui protègent la ressource, améliorent le contrôle, réservent exclusivement les céphalopodes et les pélagiques côtiers aux nationaux, et enfin maximisent la rente obtenue de l’activité des navires étrangers.

    Pour rappel, cet accord avec l’UE avait été battu en brèche tant par certains de nos Elus que par une partie de notre presse, alors qu’il a été salué et soutenu par des organisations de référence, telle que CAPE , Greenpeace etc.

    Tout le monde sait aussi qu’ensuite, Monsieur Cheikh Ould Baya a exigé que ces nouvelles conditions soit étendues à tous les accords en renouvellement (Japonais, Russes etc.)

    Dans ce cadre, à cet effet et pour ce qui concerne les Chinois, Monsieur Cheikh Ould Baya a immédiatement engagé des discussions qui ont permis de resituer cet Accord dans son contexte tel que l’entendait la Mauritanie, à savoir un projet essentiellement pélagique, et non céphalopodier tel que le veulent les Chinois.

    Pour y arriver, il n’a pas hésité à paralyser les navires céphalopodiers de Poly-Hondone, malgré toutes sortes de pressions et de médisances. C’est ainsi que la Mauritanie a pu renégocier certaines clauses majeures telles que la commercialisation à travers la SMCP et, enfin l’activation du volet pélagique, dans le cadre d’un échéancier enfin clair et précis.

    Alors un peu de patience. Nous revenons de très loin dans cette affaire.

    LEYDIMENE RIM.

  • hayerim (H) 09/02/2014 10:47 X

    Dommage et quelle méprise pour le peuple mauritanien qui n'est pas informé et dont les représentants, prési en tête, ne se soucie même pas de suivre cette rocambolesque affaire! En tous cas, ce n'est pas les moyens de suivi tant scientifique (IMROP) que 'renseignements généraux' (Cheikh Baya et ses acolytes) qui manquent.

    Alors, on veut entendre, dare-dare, l'ex-colonel Cheikh Ould Baya, maire de Zouérate et toujours, malgré tout, le véritable Ministre des pêches dont proviennent tous les maux et sottises commises dans le secteur des pêches. S'il a toujours le courage de nous sortir encore des sottises sous la cape de son Général de prési. C'est toujours possible, le peuple étant encore à moitié endormi!