11-03-2014 00:44 - Annulation de dette paysanne, le président de la coopérative de Bolol Doggo grince les dents

Annulation de dette paysanne, le président de la coopérative de Bolol Doggo grince les dents

Le Terroir - Amadou Wélé est un paysan modèle et il dirige depuis de nombreuses années une coopérative agricole en plus modèle du village de Bolol Doggo. Le paysan en chef de Bolol Doggo qui n’est redevable d’aucune ouguiya auprès du Crédit Agricole, dont la coopérative rembourse chaque année intégralement sa dette après chaque récolte, se désole du sort réservé aux producteurs agricoles réputés bons payeurs par l’Etat.

S’il salue la décision prise par le président de la république Mohamed O Abdel Aziz d’effacer la dette paysanne, Amadou Wélé ne manque de s’interroger sur ce que le régime actuel compte faire pour les producteurs qui se sont toujours bien comportés à l’égard de l’UNCACEM.

« N’est-ce pas, c’est la SONADER qui venait nous sensibiliser au nom du gouvernement sur la nécessité et l’intérêt d’aller à temps en campagne, bref le respect du calendrier cultural et surtout de rembourser le crédit à date échue. » s’exclame le président de la coopérative de Bolol Doggo qui estime que l’Etat par cette décision est plutôt entrain d’encourager la paresse et l’immobilisme dans le secteur.

Car, demain, d’autres paysans vont se dire qu’il ne sert à rien de payer le crédit, il vaut mieux cumuler la dette, un jour viendra, elle sera épongée affirme Amadou Wélé. Les bons payeurs, ou les bons clients du Crédit Agricole qu’ils sont, finalement ont été finalement les grands perdants dans cette affaire pense M. Wélé.

Le périmètre rizicole de Bolol Doggo a bénéficié d’un financement du PEDDIAM en 2011 d’un montant de plus de 105 millions d’ouguiyas a affirmé Wélé. L’UNCACEM a supporté 20% de ce montant et les bénéficiaires 10%. La réhabilitation de l’aménagement a été conduite par l’entreprise SNTTP dirigé par Brahim O Hassène nous dit Wélé.

Mais aujourd’hui, le remboursement des 20% qui représentent la part du crédit agricole et qui s’élève à 24 millions (intérêts compris) échelonné sur 8 ans, leur coûte chaque année 3 326 780 Um. Et ce, dit-il sans compter le crédit de campagne qui s’élève à 3 680 845 Um remboursé intégralement déjà. Il demande à l’Etat de revoir cette situation dans laquelle se trouve les bons élèves ou les bons clients de la banque agricole.

Le périmètre de Bolol Doggo est confronté à d’énormes problèmes comme l’enclavement de l’aménagement, le manque de matériel agricole qui empêche les exploitants de mener deux campagnes dans l’année.

Autre problème soulevé par Wélé Amadou, la commercialisation du riz après la récolte, moins rentable à cette période affirme t-il, car le kilogramme de riz est vendue à 92,5 UM faute de séchage complet de la denrée. Et pour parer à cette situation, il réclame la suppression des pénalités appliquées sur le crédit.

Qu’adviendra t-il des actions des sociétaires de la banque agricole ? Pour l’organisation paysanne qu’il dirige, chaque crédit contracté auprès de l’UNCACEM, celle-ci leur ampute l’équivalent de 200 000 ouguiyas représentant la contribution du sociétaire a-t-il conclu.





Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité




Commentaires : 2
Lus : 2963

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (2)

  • roudou (H) 11/03/2014 03:13 X

    toujours jule diop
    le terroir cherche des analyses pour nuire l'état, le dernier paragraphe est ce des mots de Mr Wélé ou les pensées ou critiques pertinentes du grand journalistes, il est temps d'écrire sans balance. Nous sommes les protecteurs cachés des cp du Brakna

  • mutafettoo (H) 11/03/2014 02:44 X

    Voila un grand Monsieur seydi wele un grand travailleur. Sauf qu'il a omis de parler de la production locale des gens de Bolol Doggo Manjaala.