25-04-2014 10:24 - L’eau tue des vaches à Douboulgué : L’ex candidat APP dénonce « le silence coupable des autorités...
...communales, administratives et politiques ».
Le Calame - Kibel Diawo, éleveur et ressortissant de la localité de Douboulgué, commune de Lahrach, Moughataa d’Ould Yengé a perdu 5 vaches de son troupeau mort mystérieusement, le mercredi dernier, après avoir consommé l’eau d’un puits de ce village.
Et ce n’est pas pour la première fois que cela se produit dans cette localité, déclare Samba Ali Sow, alias Aliou Sow, candidat malheureux aux dernières législatives de l’Alliance Populaire progressiste, (APP), à Ould Yengé.
Et notre source d’embrayer : « chaque fois que la nappe baisse fortement, suite aux grandes chaleurs, l’eau devient comme salée, furieuse contre le bétail ; les populations la boudent, le bétail abandonne les lieux ».
On sait ce que cela représente pour un éleveur de perdre une seule tête de son bétail, se hâte d’indiquer cette source qui ajoute « nous avons informé certains responsables politiques de la zone, les autorités administratives, dénoncé, à travers la presse, il y a bientôt une année, ce que les éleveurs de la zone considèrent- comme une hécatombe qui pousse les éleveurs à migrer vers le Mali », rappelle Sow.
Mieux, ajoute-t-il, « nous avons amené, un bidon de 5 litres de cette eau jusqu’à Nouakchott pour la faire analyser par les structures compétentes de l’état, ce que devrait faire les services du MDR ou du ministère de l’environnement, sans aucun succès. Nous invitons l’état à trouver rapidement une solution pour les populations en leur dotant d’un forage digne de ce nom avant de venir pour la quête des voix pendant les élections.
Dialogue sur fonds de famine
Profitant de sa rencontre avec le reporter du Calame, ce cadre d’APP s’est interrogé sur les objectifs du dialogue en cours entre les pôles politiques du pays. « Je ne comprends pas qu’on se focalise sur un dialogue sans issu alors qu’une grande partie du pays est plongée dans la famine, je puis vous affirmé que le département d’Ould Yengé, de M’Bout et de Kankossa ont faim, qu’il n’y a pas de pâturage pour le cheptel » s’est indigné Aliou Sow.
Et ce cadre d’APP, rappeler les tentatives vaines de dialogue entre le pouvoir et l’opposition qui n’ont pas permis, depuis 2008 de solder la crise consécutive au coup d’état de la même année.
Il cite, l’accord de Dakar qui rangé aux oubliettes par le pouvoir en place, le dialogue de septembre 2011 entre le même pouvoir et une partie de l’opposition, l’initiative du Président Messaoud Ould Boulkheir, l’échec du dialogue avec la COD, en octobre dernier, c’est-à -dire à quelques jours du démarrage de la campagne électorales pour les dernières municipales et législatives de novembre et décembre derniers.
« Nous assistons comme à une espèce de farce, parce qu’à chaque veille d’élections, on nous ressort ce gadget de dialogue comme si c'était une recette miracle pour aplanir les divergences entre les différentes chapelles alors que le peuple continue à souffrir de multiples problèmes.
Il y a comme à un silence couple de la classe politique sur ce qui se passe dans ce pays, elle porte une lourde responsabilité sur ce que vit ce pays, aujourd’hui.»
