29-04-2014 07:39 - Forum Afrique 2013 : Un mauritanien lauréat des « 100 innovations pour un développement durable »

Forum Afrique 2013 : Un mauritanien lauréat des « 100 innovations pour un développement durable »

Le Rénovateur Quotidien - Toogga (dattier du désert), est une jeune Start-up de droit français qui importe les produits naturels du sahel, les valorise, les transforme en France et les distribue de par le monde.

Des coopératives de femmes cueilleuses ont le monopole de son approvisionnement en matières premières depuis la Mauritanie. Ce projet a été initié par le professeur de chimie, Mohamed Baba, le médecin Ahmed Amou Ould Moustapha et l’ingénieur Cheikh Abdallah ould Said.

Il a pour objectif l’utilisation de toute la filière de production de l’huile et la transformation des produits en France. On obtient, ainsi, de l’huile alimentaire et des produits cosmétiques à partir du dattier du désert (balanite egyptiaca).

Ingénieur d’état en électrotechnique avec une expérience de plus 10 ans, Cheikh Abdallahi Ould Saïd est installé en Mauritanie et a en charge la partie approvisionnement, les relations avec les coopératives de Femmes, ainsi que le conditionnement de la matière première (depuis la cueillette, jusqu’au dé coquillage en passant par le dépulpage et le tri). Il assure également la distribution des produits de Toogga dans toute la région du Sahel.

Cheikh Ahmed Ould Said a été primé à l’ambassade de France, par un délégué auprès du ministre français des affaires étrangères en Mauritanie. Dans son allocution le porte –parole du ministère des affaires étrangères est revenu sur l’importance de ce projet pour le développement durable : « c’est un projet qui va contribuer au développement local dans la mesure où il permet la création de l’emploi pour certaines coopératives féminines ».

Ba Abou



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité

Commentaires : 5
Lus : 2381

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (5)

  • mohamed.baba (H) 29/04/2014 15:57 X

    Etant l’un des promoteurs du Projet Toogga, je voudrais répondre à certaines interrogations soulevées par certains des commentateurs.

    1- Toogga déjà connu, depuis les années 60-80. Certes, depuis beaucoup plus longtemps comme l’évoque le nom de l’arbre (Balnites Aegyptiaca, connu par les Anciens Egyptiens). Mais cet arbre est connu surtout pour sa qualité fourragère, les usages de son bois (ustensiles, outils, pieux…), son utilisation dans des formulations de pharmacopée traditionnelle…L’extraction de l’huile végétale de toogga (à ne pas confondre avec l’huile essentielle qui est une substance huileuse extraite, par hydrodistillation, des feuilles en très faible quantité et dont les usages sont complètement différents…) dans les conditions respectant les normes actuelle est relativement récente. A ma connaissance, une expérience est en cours au Burkina.

    2- Qu’apporte le projet Toogga de nouveau qui mérite ce tintamarre ? Plusieurs niveaux de réponse à cette question :
    a- Au niveau scientifique : la composition chimique (profil d’acide gras) de l’huile de toogga (celle de Mauritanie) a été établie pour la première fois. Mais surtout la stabilité vis-à-vis de la chaleur et de la lumière (très important du point de vue de la cuisson et de la conservation) a été étudiée (voir : FTIR and DSC studies of the thermal and photochemical stability of Balanites aegyptiaca oil (Toogga oil). J.-L. Gardette, M. Baba / Chemistry and Physics of Lipids 170– 171 (2013) 1– 7, et au lien suivant (ICI)) ;

    b- Au niveau social : le projet est adossé à une Coopérative de Femmes pour les adhérentes de laquelle la vente des fèves oléagineuses constitue une source de revenu appréciable. Ce modèle de Coopérative est duplicable à volonté ;

    c- Au niveau environnemental, ce « projet commercial comme les autres » valorise un arbre particulièrement bien adapté à nos climats. Cette valorisation devrait participer à la préservation de cet arbre et, pourquoi pas, à sa multiplication.

    En fin l’équipe a aussi mis au point un procédé de torréfaction pour préparer l’huile de Toogga alimentaire. Pour ce qui est de la localisation du projet, l’équipe compte dans un avenir proche installer des capacités de production de l’huile mais aussi du savon et des produits cosmétiques à base d’huile en Mauritanie. Elle travaille aussi sur d’autres fruits tels le jujube, dembou…

  • guarej (H) 29/04/2014 12:30 X

    Chapeau et du courage, ce prpjet est tres interessant car il exploite une richesse national propre a l'abandon.il ne demande pas des permis d'extraction juteux, ajoutons a cela sa proximité a la population la plus pauvre et la plus arrierées du pays

    bravo et en avance pour la revalorisation de notre flore apres l'echec de la revalorisation de notre faune...

  • sybasarr (H) 29/04/2014 12:02 X

    Quoi de neuf dans le myrobolantier? le mourotooki (Tachtaya, de son son botnaique Balanites aegyptiaca est une plante connu depuis les annees 60-80. Ses vertus sont deaj inscritses dans toute la litterature agrofroestiere. Les etudes sont menees dans les annees 80-90 par des organismes de recherches saheliens et du Maghreb en partenariat avec les structures europeennes et financements europeens, GTZ, Institut du Sahel, INRA, INRS, IBES, ENDA, ICRAF,... j'en passe. Les huiles essentielles, les valeurs alimentaires sont deja connues. La plante est deja exploitee dans les pays saheliens et son fourrage aerien tres appete par le betail (camelides et caprisn) en saision de soudure...

    Quoi de neuf mes amis. Dites nous l'innovation que ces chercheurs et chemistes ont produit de nouveaux. Les prix devraient etre decernes aux chercheurs innovateurs ou d'escellence... On voit une propension a decerne des prix a une certaine classe pour faire de la publicite.

    Bonne chance a nos chercheurs... On attend plus de decouvertes utiles et exploitatbles pour la lutte contre la faim et les maladies... c'est juste une opinion.

  • badfado (H) 29/04/2014 10:55 X

    le dattier du désert n'est pas le balanites aegyptiaca mais le phœnix dactylefera

  • Renard (F) 29/04/2014 09:19 X

    Il y a de quoi se réjouir pour les coopératives qui soi-disant en profitent... Mais en dehors de cela, sauf que ce soit mauritanien qu'est ce que ce projet a de spécial? C'est un projet commercial comme des millions d'autres... Ou quelque chose m'a échappé? Et pourquoi les produits sont ils transformés en France ou la main d’œuvre est nettement plus onéreuse qu'ici? Est-ce pour les français tellement juteux qu'ils éprouvent le besoin de décorer les mauritaniens? Est-ce peut-être pour eux une façon déguisée de profiter sans oser l'avouer de nos produits?