26-07-2014 11:10 - De jeunes Mauritaniens guident leurs pairs
Magharebia - Des dizaines de dirigeants d'associations actives dans le secteur de la jeunesse sont réunies cette semaine à Nouakchott pour participer à un programme des Nations unies portant sur la manière d'aborder leurs pairs et de devenir de meilleurs communicateurs.
Cette rencontre de quatre jours, qui s'achève ce vendredi 25 juillet, s'intéresse aux questions préoccupant les adolescents, comme la délinquance juvénile et la santé sexuelle et reproductive.
"La formation et la protection de la jeunesse contre les mauvaises pratiques et la délinquance figurent parmi les priorités du Président de la République", explique le Dr Bih Ould Abdel Kader, conseiller au ministère de la Jeunesse et des Sports.
Selon l'ONG mauritanienne "SOS Pairs Educateurs", la communication est meilleure entre des individus partageant des traits communs, tels que l'âge. Depuis 2003, et avec le soutien de différents partenaires, cette ONG a ouvert plusieurs centres éducatifs pour les jeunes.
Elle a aidé à sensibiliser aux problèmes du VIH/SIDA et autres questions liées à la santé sexuelle. Ses programmes ont également assuré la promotion des droits de l'Homme et de la bonne gouvernance. Les jeunes reconnaissent la véritable utilité de ce type de formation.
Comme l'explique Khalil Ould Mohamed, étudiant en faculté de médecine, à Magharebia, "les jeunes ont besoin d’un suivi de proximité pour éviter de verser dans la délinquance et les activités illicites." "Ils doivent bénéficier de bonnes conditions pour étudier et faire de bonnes formations", ajoute-t-il.
Marième Touré, élève de terminale, estime que les jeunes ne bénéficient pas d'un encadrement suffisant. "C’est ce qui explique toutes les dérives que vous voyez. Aujourd’hui, la délinquance touche beaucoup de jeunes, surtout dans les grandes villes comme Nouakchott", explique-t-elle.
"C’est pourquoi on doit intensifier les programmes comme celui-là , qui visent à montrer aux jeunes la bonne voie et à être utiles à la société", dit-elle à Magharebia.
Pour sa part, Ali Ould Tourad, étudiant à l'université de Nouakchott, déplore le manque d'orientation et d'éducation de ses pairs face à de nombreuses questions. "Les jeunes ne sont pas bien formés, et c’est ce qui cause les problèmes. Beaucoup de jeunes échouent à l’école et sont livrés à eux-mêmes", regrette-t-il.
"Ces jeunes ont besoin d’un bon appui pour être intégrés à la société. L’Etat à lui seul ne peut résoudre ce problème, donc les ONG doivent apporter leur contribution."
Par Bakari Gueye à Nouakchott
