03-08-2014 23:43 - Environnement : Semaine de l’arbre. Nouakchott, une ville peu reboisée.
La semaine de nationale de l’arbre entamée depuis le vendredi sous le thème « reverdir nos villes » est un slogan plein de sens et riche en enseignement s’il pouvait s’encrer dans le mental du mauritanien comme les racines de l’arbre dans le sol.
Mais un coup de projecteur sur l’environnement immédiat de la communauté urbaine de Nouakchott ne permet pas la satisfaction d’un dépôt de bilan. Cette commune en pleine expansion est une ville sans arbres.
Elle est à l’image de presque toutes les autres villes de ce pays aux trois quart désertique, cinq fois plus vaste que la France, ce ne sont pas les écologistes qui vont applaudir des deux mains tant la capitale mauritanienne souffre cruellement d’espace vert, « les arbres, ici ont les coupent » averti un homme trouvé non loin de votre site et qui taillé des arbres devant une somptueuse villa.
Toutefois, une volonté existe au niveau de certaines personnes dans le pays des sables qui veulent sauver à tout prix l’espace vert existant, voire l’améliorer, l’augmenter et cela passe par une opinion publique consentante. C’est probablement le cas avec la distribution gratuite de plants et autres arbres décoratifs destinés à rentre nos avenues plus ombrageuses.
La scène est inhabituelle sur ces lieux où les heures de pointe offraient un spectacle détonnant. Aussi loin que porte le regard sur les avenues, les arbres se comptent, pourtant Nouakchott serait d’une excellente beauté si sur ces routes asphaltées, le citoyen pouvait se reposer sous l’ombre d’un arbre en attendant un taxi.
La semaine de l’arbre ne doit pas se limiter à une cérémonie commémorative d’un reboisement, elle doit être promue dans l’inconscient collectif citoyen. La communauté urbaine de Nouakchott gagnerait à encourager des volontaires et signifier avec eux autour d’un pacte moral et civique, la plantation, l’intervention, la gestion de l’arbre.
Dans un pays comme le notre, tout le monde doit participer à « reverdir », la Mauritanie qui comme tous les pays sahéliens n’est pas à l’abri de la pire des crises écologiques : un océan de sable qui avance au galop, face à l’indifférence totale des « hommes du désert ».
La semaine de l’arbre peut est une occasion pour servir sa ville, son quartier, la devanture de sa maison pour tous les jeunes volontaires qui ne doivent plus critiquer leurs politiques publiques, mais s’engager plutôt dans la résolution de la gestion de leur citée.
ADN
