21-08-2014 01:58 - Valorisation du Savoir Traditionnel Imraguen : Restitution de l’étude sur la valorisation des savoirs empiriques des Imraguen du PNBA
Les résultats de l’étude sur la valorisation des savoirs empiriques des Imraguen du PNBA dans le domaine de la transformation du poisson ont restitués lundi dernier, au terme de travaux intensifs organisés à l’hôtel Atlantic, en présence de consultants, d’experts du PNBA, d’économistes, de responsables du ministère de l’environnement et du développement durable et de WWF ainsi que d’acteurs concernés par l’étude.
S’inscrivant dans le cadre des activités du Projet sous régional Gouvernance, Politiques de gestion des ressources marines et Réduction de la pauvreté dans l’Eco-région WAMER, connu sous le nom « GoWAMER » mis en œuvre par le PNUD, WWF et financé par l’UE, l’étude a fait l’objet d’une présentation détaillée, assurée par les consultants Moustapha Ould Taleb et Moustapha Ould El Mane, ayant porté sur le contexte, les objectifs, les questions recherches, les résultats et recommandations.
L’étude contribue, selon le consultant, à l’élaboration d’un plan d’action sous régional permettant de réduire et (ou) d’éliminer les impacts négatifs des modes de gouvernance et des politiques de gestion des ressources marines et côtières.
« Elle a pour objectif de soutenir le savoir traditionnel des Imraguen dans la transformation des produits de la pêche à travers un diagnostic actualisé de celui-ci avec des éléments d’analyse » a-t-il dit.
« Grâce aux efforts soutenus du PNBA et ses partenaires internationaux comme la FIBA, l’UICN, d’importants niveaux de la production et de la commercialisation ont été atteints » selon cette étude restituée.
Ainsi par exemple, la moyenne annuelle de la valeur de la vente des produits transformés (Tishtar, Lekhlé, D’hin et la poutargue) est de 6.441.044 Ouguiya avec une valeur maximale de 13098470 UM à Mamghar et une valeur minimale de 660.000 UM à Tissot.
Dans le cadre des recommandations, l’étude de restitution estime qu’une redynamisation du secteur de la transformation du poisson passe par plusieurs actions complémentaires.
Il s’agit essentiellement de tester un nouveau mode d’organisation alternatif pour la transformation du poisson comme par exemple le groupement d’intérêt économique GIE, forme associative règlementée en Mauritanie, de trouver et de parrainer une formule contractuelle entre les pêcheurs et les transformatrices pour assurer l’approvisionnement en poisson pour ces dernières.
Il y a lieu également d’étudier les circuits de commercialisation et l’évolution de la consommation des produits transformés au niveau national et assurer la restitution de ces études aux communautés Imraguen.
