17-09-2014 22:48 - Maladies chroniques, le diabétique de la mosquée
Les maladies cardio-vasculaires, les cancers, les maladies respiratoires chroniques, le diabète entre autres sont des pathologies qui font des ravages surtout sur des gens aux faibles ressources.
Leur impact économique est considérable sur pouvoir d’achat des patients et de la société toute entière. Le coût des traitements est exorbitant et la qualité de vie des personnes affectées se dégrade par défaut d’une politique conséquente en la matière.
Dans une étude intitulée Prévention des maladies chroniques, un investissement vital, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) constate qu’elles sont à l’origine de 80% des décès dans les pays pauvres où intermédiaire contre 20% seulement dans les pays à revenu élevé.
Parmi ces pathologies, le diabète qui fût longtemps considéré comme une maladie affectant les riches.
Or, depuis quelques années cette maladie chronique s’est de manière rapide dans toutes les couches sociales estime Demba MBow, infirmier d’état qui poursuit qu’elle « se manifeste par une grande fatigue et une envie fréquente d’uriner et c’est dans un centre hospitalier qu’on confirme au patient sa maladie après examen ».
C’est cette maladie qui avait fauché en pleine prière le vieux Abdoulaye Amadou Ba, maitre d’école coranique au quartier PK 7, il avait cette maladie dite du sucre. Le diabète faut-il le rappeler, c’est avoir un taux élevé dans le sang, c’est une maladie incurable qui n’a que des calmants.
Le vieux Ba dont la fin du veuvage de l’épouse a pris fin le mardi passé avec des récitals coraniques, avait une progéniture nombreuse.
Ce sont ses enfants qui prirent la relève lorsque le septuagénaire n’avait plus les moyens de remplir ces obligations familiales et parentales imputables à son diabète, le laissant se consacrer à la mosquée, c’est dans ce lieu de culte que tous le trouvaient d’habitude, se consacrant à son créateur.
De son vivant selon ses proches, le vieux marabout aurait essayé avec la médecine traditionnelle plus portait à sa bourse sans succès, cette automédication qui n’avait pas permis de stabiliser sa maladie.
Devant le désespoir d’une guérison et l’absence de moyens financiers, il n’hésitait pas souvent à consommer des aliments proscrits aux diabétiques. Homme de foi, la mort ne lui faisait plus peur (pour l’avoir frôlée très souvent), elle a fini par avoir le dessus sur lui par l’une de crises fréquentes qui le plongeaient dans un état second.
La loyauté absolue de l’homme à la mosquée qui a toujours fait mon admiration a été saluée par tous devant sa veuve et ses enfants, aussi, nous souffrons tous de la perte du vieux Ba, dont la brutalité de sa disparition si cruelle, comme l’est toute disparition était « atténuée » par le lieu de sa mort, une mosquée dira l’imam de la mosquée où quatre mois auparavant il avait rendu l’âme.
ADN
