14-10-2014 22:45 - Ebola : La Mauritanie doit faire mieux
Le Rénovateur Quotidien - Les alertes se suivent partout dans le monde pour que les mesures de renforcement contre la fièvre Ebola se multiplient. La Mauritanie est un pays dont le voisinage prédispose à la pénétration d’une maladie aussi ravageuse qu’Ebola.
A voir comment les mesures prophylaxiques sont prises pour prévenir cette redoutable épidémie, il y a lieu de craindre pour notre santé. La fermeture des frontières ne suffit pas pour circonscrire la maladie.
Il faut plus que cela. Les mouvements des foules dans les points de passage notamment de la frontière fluviale viennent chaque jour nous rappeler que le virus est dans l’air et qu’il suffit d’une petite escale pour qu’il fasse des dégâts. Les messages de sensibilisation épisodiques ne sont pas porteurs d’effets dans le changement des comportements.
Partout le contact des personnes par les salutations, les crachats (nous sommes le pays du million de cracheurs) les accolades et autres gestes proximités continuent de nous rapprocher chaque du pire.
Il ne faut pas aller jusqu’à nous priver de la convivialité mais il est nécessaire que nous nous débarrassions de certaines vieilles habitudes dangereuses. Le cas no encore avéré d’un étranger renvoyé de notre pays pour être suspecté de porteur de virus est une alerte de plus pour nous inviter à plus de vigilance.
La maladie tant redoutée n’a pas de frontière. Si des grandes puissances médicales comme les USA, l’Espagne n’ont pas échappé à cette pathologie, que dire des petits sans moyens pour sauver des malades atteints.
A Rosso, Boghé , Kaedi et partout ailleurs dans la bordure du fleuve ainsi que les frontières avec le Mali, des mesures draconiennes doivent être renforcées pour atténuer les risques de cette fièvre mortelle. Les équipes médicales en place ne sont pas elles protégés comme il se doit.
Comment alors protéger les citoyens si les produits ne sont pas en quantité et si leur usage n’est pas fait selon les règles indiquées ? Le Ministère de la santé doit faire mieux avant que cela soit trop tard. Il s’agit pas de stigmatiser des étrangers mais surtout de limiter les déplacements sans contrôle sanitaires tant pour les nationaux que les étrangers.
Cela y va de notre sécurité et celle de nos voisins. Il faut le dire et le répéter, nos frontières sont mal sécurisées sur le plan matériel. A Boghé un seul infirmier tient le service sur le quai. A Rosso la situation est plus catastrophique avec le nombre de bousculades des usagers du bac. En somme l’heure est grave pour que des moyens plus significatifs et plus efficaces soient mis à disposition et au service public.
A bon entendeur salut !
Amadou Diaara
