29-11-2014 09:54 - Les épileptiques mauritaniens en sursis
Un danger plane sur les mauritaniens épileptiques. Leur médicament est introuvable dans les officines de pharmacie, qui sont présentement dans l’incapacité de pouvoir satisfaire les besoins de sa vente. Les dépendants malades sont tenaillés entre un sentiment d’incompréhension et de peur, face à la hantise de l’inconnu d’un problème latent.
L’épilepsie pour ceux qui ne la connaissent pas est une maladie du cerveau qui se manifeste chez l’individu par des crises. Crises de différentes façons qui vont de la morsure des lèvres ou de la langue à l’étouffement.
Elle se manifeste aussi par des convulsions du malade qui entraine le plus souvent des urines et autres pets car dans son inconscience, ce dernier ne peut se « libérer » que par ce soulagement involontaire. Longtemps désignée comme une maladie des djinns, l’épilepsie serait plutôt une décharge électrique dans le cerveau.
Ce dernier s’il est mal irrigué de sang entraine la crise chez l’individu. Méconnue du grand public, l’épilepsie est causée par un choc grave sur la tête, causant une blessure ; l’âge aussi pourrait être un facteur ; de même que le manque de sommeil chez l’homme. Tous ces facteurs peuvent être source d’épilepsie, une maladie dont personne n’est à l’abri vu qu’elle peut toucher tout le monde en toute circonstance.
A l’hôpital national un service s’occupe de cette pathologie : La neurologie. Ici des médecins méticuleux après diagnostic des examens effectués, prescrivent des ordonnances pour un suivi médical. Le médicament prescrit est souvent chez plusieurs patients qui parcourent présentement les pharmacies de Nouakchott est : Le Phénobarbital. Le nom scientifique du produit connu sous le nom de « gardénal », il y a aussi le « dihidan ».
Le « gardénal » surtout en boite de 100 mg est présentement introuvable et ce au grand malheur de nombreux épileptiques mauritaniens. Il semblerait, qu’au niveau de ces officines, que le problème serait lié à un manque du produit au niveau de la pharmacie nationale d’approvisionnement. Un manque synonyme d’arrêt de mort pour les épileptiques car même si le phénobarbital, un médicament qui ne vous est vendu que sur ordonnance, (tous les malades qui en dépendent en sont munis).
Mais le hic c’est qu’ils ne le trouvent pas au niveau des différentes pharmacies qui sont aussi nombreuses que des comprimés en boite ; et c’est où cela devient grave, parce que les épileptiques sont tributaires de leur médicament. En effet, une grave crise d’épilepsie peut vous être fatale sans votre tranquillisant qu’est le phénobarbital.
Cette maladie dont beaucoup de personne ont honte est loin d’être l’apanage d’une franche d’individus, elle peut se manifester chez n’importe qui surtout avec les nombreux accidents de la circulation.
Quant aux médicaments de l’épilepsie, qui font cruellement défaut dans les officines de pharmacie, une fois prescrits au patient, ne peuvent être laissés que sur ordre du médecin traitant. Un appareil appelé électroencéphalogramme concours grandement au diagnostic de ce dernier sur l’évolution de la maladie.
Des médecins qui vous délivrent une ordonnance pour un médicament introuvable en pharmacie, c’est la mort programmée pour les épileptiques, or la pharmacie est avant tout un métier de service qui se doit d’optimiser son organisation commercial en période de crise. En Europe et aux Amériques, ce médicament n’est pas vendu, ce sont les affaires sociales qui l’octroient aux malades, ici on veut l’acheter sans pour autant le trouver.
ADN
