05-12-2014 07:45 - Économie: pêche ! Les licences de discorde.
Les deux ministres de la pêche du Sénégal et de la Mauritanie n’ont pas pu accorder leurs violons pour l’octroi de licences que le pays de la téranga sollicite auprès de Nouakchott. Mais le maintien mauritanien du baromètre de cet agrément à 4000 francs, a été suffisamment remarquable pour ne pas passer inaperçu.
Le refus d’accréditation d’une licence qui perturbe déjà la quiétude de milliers de pécheurs sénégalais en quête d’assurances fermes auprès de leur gouvernement pour calmer une mer déjà agitée pour eux.
Au Sénégal, la pêche occupe la première place dans les exportations du pays et participe à hauteur de 12,5% du secteur primaire et à 2,5% du PIB national. La pêche c’est plus de 600.000 emplois nous dit-on, soit 17% de la population active du pays.
Les 30 % des recettes d’exportation de la pêche se chiffrent à plus de 160 milliards. Suffisant pour qu’une situation de précarité puisse inquiéter plus d’un professionnel de ce secteur vital.
Des professionnels de la pêche sénégalais qui ont profité de toutes les tribunes possibles pour réguler leur balance avec leur voisin du nord. Les retrouvailles prochaines des ministres sénégalais et mauritanien va-t-elle apporter du baume au cœur à des pêcheurs désespérés devant une augmentation de la licence qui va passer de 3.000 à 4.000 francs imposés par une Mauritanie ?
Une Mauritanie, qui visiblement tient les cordons de la bourse et entend enregistrer la pêche au registre premier de son économie nationale après la chute du fer.
C’est à M. Omar Gueye le ministre sénégalais de jouer les ambassadeurs afin de ramener l’espoir à des pêcheurs qui n’attendent que de lever les amarres. Affaire à suivre.
ADN
