18-01-2015 20:16 - Le Wali du Guidimakha en déplacement à Boully afin de réparer le dérapage du Hakem et du Commandant de la brigade de gendarmerie d’Ould Yengé.

Le Wali du Guidimakha en déplacement à Boully afin de  réparer le dérapage du Hakem et du Commandant de la brigade de gendarmerie d’Ould Yengé.

Waly Diawara - Le Wali du Guidimakha accompagné du Hakem de Ould Yengé et du Commandant de la brigade de gendarmerie d’Ould Yengé ont fait le déplacement à Boully le 07 janvier 2014, dans le cadre d’une réunion de mise au point avec le village.

Ce déplacement fait suite à un incident survenu le jeudi 18 décembre 2014, après que les champs du village ayant été dévastés par les bêtes, les responsables du village avaient alors pris une mesure conservatoire de transfèrement des bétails dans la fourrière de la commune au regard des dégâts causés. Il s’agit d’un procédé courant pour s’assurer du dédommagement des victimes par des éleveurs indélicats.

Une totale incrédulité s’est emparé des Boullyens lorsque qu’une descente fracassante de deux éminentes personnalités du département, le Hakem et du Commandant de la brigade de gendarmerie d’Ould Yengé pour commettre une agression démesurée et incontrôlée vis-à-vis des notables du village sous les yeux des populations totalement démunies et humiliées.

Le Hakem et le Commandant n’ont pas jugé nécessaire d’interroger les deux parties impliquées dans cette affaire. Ils ont ainsi immédiatement procédé à la libération, en personne, des bétails.

Taisez-vous ! Que personne ne me coupe la parole ! Vous êtes des maliens ! Ce sont ces quelques phrases parmi tant d’autres d’une rare violence que le Hakem (Préfet) et le Commandant ont adressé aux Boullyens. Une agression de la part des représentants de l’État censés disposer d’une totale objectivité dans l’exercice de leurs nobles fonctions.

Une délégation du village a été reçue par le Wali du Guidimakha dans la ville de Sélibaby pour exprimer le mécontentement et dénoncer ces agissements inqualifiables, parce qu’Il est du devoir de l’Etat, de prendre toute sa responsabilité dans une affaire aussi grave touchant les droits des citoyens, comme c'est le cas de ces Boullyens victimes de la loi du "berger", qui n'est autre qu'une approche soutenue par les autorités locales.

« Vos droits seront respectés et la justice sera le maître mot tant que je serai là » tels sont les mots du Wali adressés au Boullyens. Insistant sur le respect envers les citoyens et les administrés, le Wali a demandé au Hakem de respecter davantage l'autorité villageoise dans le cadre des dialogues et situations impliquant directement ou indirectement le village.

Après explications, consultations, propositions et recommandations de part et d'autres, la réunion prend fin à 18h. Voilà les protagonistes partis sur des nouvelles bases de collaboration.

Il est à rendre un hommage tout particulier aux Boulyennes et Boullyens, pour avoir tenu un comportement exemplaire en respectant l’autorité de l’Etat dans le dialogue et la non violence.



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Source : Waly Diawara
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Commentaires (4)

  • NIONKO (H) 19/01/2015 16:05 X

    Ce n'est pas une nouveauté au GUIDIMAKHA, déja un hakem avait menacé de tuer comme des mouches, les habitants de DIAGUILY.

  • Hamdoulah (H) 18/01/2015 23:13 X

    Ce qui est terrifiant c'est cette occupation avec ses mesures pire que la colonisation française puis en face, cette frustration subie de la part de compatriotes se croyants en terrain conquis. J'espère que le wali a écrit pour la sanction de ces autorités visiblement racistes.

  • duroowo (H) 18/01/2015 22:44 X

    Je pense il est bien et evident de dire les choses par leur noms les bolyens ce comme tout les noirs mauritaniens ils ont peur de l'Etat par ce que ce un Etat d'un dictateur tout simplement. de Rosso a Selibaby toujours les noirs ont montres de sagesse face a l'etat qui n'est pas digne. Le pacifisme ne resoudre aucun probleme. l'egalite et le respect de l'autre sa s'arrache.

  • Adiekodda (H) 18/01/2015 22:27 X

    C'est très récurrent ; cette attitude des autorités de cette région face à la population . Les préfets , les chefs et les commissaires se bousculaient pour aller servir au guidimakha par ce qu'ils terrorisaient les soninkés et les peuls en faisant tout pour s'enrichir sur leur dos . Mais c'est devenu le bon vieux temps . Cette dictature ne passe plus aux yeux d'une population qui a tout subi et tout vécu . La réaction du préfet de Oul yenge et de son complice gendarme est compréhensible . Les gens de bouly ont refusé d'être exploité et c'est tout .