26-02-2015 10:35 - Lancement du projet Prévention et de réponse aux violences basées sur le genre
Le projet de prévention et de réponse aux violences basées sur le genre a été lancé mercredi 25 février à Nouakchott.
Par l’entremise de ce projet financé par l’Union européenne, 0 hauteur de 12 millions d’ouguiyas pour la première année (renouvelable), « l’Unicef, en partenariat avec l’association mauritanienne pour la santé de la mère et de l’enfant (AMSME) et le gouvernement mauritanien se matérialisera par des actions contre les VBG, et plus particulièrement les violences sexuelles à l’encontre des filles et des garçons à Nouakchott. »
Selon Madame Zeinabou Mint Taleb, présidente de l’AMSME, « la dénonciation des violences basées sur le genre et plus particulièrement des violences sexuelles souffre de tabous, de la peur de la stigmatisation et des défauts de réparation… ». « Il est rare qu’une victime à elle seule dénonce un viol, à moins qu’elle n’ait l’appui d’une ONG », a indiqué Mint Taleb Moussa.
Pour contourner cette difficulté liée aux pesanteurs sociales et autres tabous, le projet prévoie l’activation d’un numéro vert (8000 10 10) à la disposition des victimes pour signaler les cas de violences. Tabara Mbodj, a traité de l’utilité de ce numéro vert et de son mode de fonctionnement.
Ainsi, « ce numéro vert permettra d’orienter certaines victimes vers le centre El Wafa de l’AMSME. »
Au cours de la cérémonie de lancement de ce projet, Souleymane Diabaté, représentant de l’UNICEF en Mauritanie, en a appelé à l’adoption effective d’une législation nationale criminalisant les violences basées sur le genre pour permettre de renforcer la protection des victimes.
Jose Antonio Sabadel, Ambassadeur de l’Union Européenne en Mauritanie, a fait le constat suivant : « Si la protection de l’enfance est juridiquement garantie en Mauritanie par l’ordonnance de protection pénale de l’enfance, dans les faits, la défense et la protection de l’enfant se heurtent encore trop souvent à une série d’obstacles économiques, sociologiques et, parfois, tout simplement, à des préjugés et tabous. »
Quant au directeur de l’enfance au MASEF, M.Ould Bedda, il a rappelé les efforts nationaux en matière de protection de l’enfance et d’égalité en matière de genre.
« Le projet de prévention et réponse des violences basées sur le genre s’inscrit à la fois dans le cadre de la stratégie nationale de protection de l’enfant et dans le plan d’action 2014 de l’UNDAF. »
Les activités dans le cadre de ce projet auront pour but de renforcer les mécanismes dans les six systèmes de protections communaux de Nouakchott. Le projet vise aussi à sensibiliser au moins 2000 familles des communes cibles du système de protection de l’enfant. Ces communes cibles sont : Dar Naim, Arafat, Sebkha, El Mina, Toujounine et Riyad.
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