29-04-2015 18:00 - Les routes, un danger pour les vendeurs de Nouakchott
Tawary - Il y a mille et une façons de se comporter qui sortent vraiment de l’ordinaire, par exemple des citoyens de tous les âges dénués de tout bon sens ne mesurant pas la gravité de leurs actes.
Ils occupent presque la totalité des routes de Nouakchott (le croisement de la polyclinique, les différents axes du marché capitale, le marché de la BMCI, le carrefour de la BMCI, le carrefour de la Mosquée marocaine, le Rond-point Madrid, les marchés d’El Mina, de Sebkha, de Teyarett,…) illégalement pour vendre des produits périmés, fruits, des légumes, du poisson, des boissons locales, des habits d’occasion et des effets vestimentaires, sans être dérangés par qui que ce soit, même un agent de la communauté urbaine de Nouakchott.
Est-il admissible de fermer ses yeux sur ces graves manières de se conduire, ou de se comporter pour gagner sa vie sur les routes et les chaussées de tous les dangers en particulier au centre de notre chère capitale et de ses différentes Moughataas qui sont une chance et un risque pour ces citoyens dont la plupart du temps, il s’agit de femmes, d’hommes et d’enfants aguerris aux dangers par l’innocence de leur âge, surtout depuis que les temps sont devenus difficiles.
Parmi ces vendeurs, on rencontre même des enfants d’un petit âge qui tentent d'écouler le produit maison « beignets, menthe, gâteaux… » pour des sommes très modiques au péril de leur vie. Dans la plupart des cas, il s'agit d'enfants issus de milieux précaires privés d’école. Il y a même des femmes et des hommes qui viennent vendre de les sous-vêtements, des culottes, des serviettes, des jouets arnaquant les badauds en toute impunité, proposant des produits douteux et de mauvaise qualité.
Sans mesurer les conséquences qui peuvent en découler de la circulation, les rebords des axes routiers ne leur suffisant pas, ces vendeurs de la capitale squattent également les aires et places de détente, les parkings, les espaces d’arrêts d’urgence réservés uniquement aux automobilistes inattentifs et pressés.
Au finish, ces gens spontanés causent des risques d’accidents et exposent les autres citoyens, chauffeurs, piétons, mendiants etc. aux dangers de la route. Combien de fois, ces marchants-occupants des routes ont été chassés par les services sécuritaires (police, garde, gendarmerie et GGSR en collaboration avec la Communauté urbaine de Nouakchott sous l’ère d’Ahmed Hamza) ?
Combien de fois, leurs produits et marchandises ont été saisis -marchandés- puis déposés dans les cours de la CUN ? Combien de fois, les marchands exposants leurs marchandises sur la route ont été interpelés et libérés en versant une amende ?
Des comportements purement contraires à la morale qu’une majorité de citoyens dénonce et condamne. Ces vendeurs, se sont-ils demandés, que l’irréparable peut survenir et provoquer le drame tant redouté à tout moment d’inattention, par exemple, suite à un marchandage entre le vendeur et l’automobiliste, où une polémique inspirée par un routier qui s’arrête pour acheter ces produits exposés, en négligeant de stationner convenablement son taxi ou son véhicule personnel et les exemples ne manquent pas.
Combien d’accidents se sont-ils produits face à de telles négligences sur nos routes ? N’ont-ils pas fait des victimes et endeuillé des centaines de familles entières? Malencontreusement un tel procédé et une telle situation constatée de visu à tendance à se normaliser et prendre de l’ampleur au détriment de ces vendeurs ambulants et occupants clandestins des abords de la route, si les autorités compétentes ne réagissent pas, tôt, vite, consciemment et surement.
Mais disons encore une fois de plus aux autorités qu’il n’est pas bien de se lancer dans une course et de rebrousser chemin à mi-chemin et surtout quand votre compétent n’est pas compétitif. Ceci dit qu’il n’est pas digne de prendre une importante décision, le matin et l’abandonner avant le crépuscule !
A.Sidi
