09-06-2015 19:30 - Droit de l’homme : Au Sénégal, des mauritaniens inquiets, fustigent l’attitude de leur pays.

Droit de l’homme : Au Sénégal, des mauritaniens inquiets, fustigent l’attitude de leur pays.

Si l’idéal démocratique semble être à portée de tous dans notre pays, convenons en même temps que le système de valeurs sur lequel il est fondé est souvent remis en cause. Notamment par la résurgence de nationalismes étroits, le tribalisme, ajouté au manque de respect pour le caractère sacré de la vie humaine, la xénophobie et les discriminations raciales.

La Commission des Associations des Réfugiés Mauritaniens au Sénégal- CARMS- vient de manifester avec des commerçants mauritaniens devant l’Ambassade de notre pays à Dakar, « pour fustiger la persécution des ressortissants sénégalais en Mauritanie… Nous disons Non ! ».

Cela c’est suite à la sortie médiatique dans les organes de presse sénégalais de la manifestation des ressortissants de ce pays devant leur consulat en Mauritanie. Ces derniers après les ivoiriens, sont la cible des interpellations pour des problèmes de visas.

Des interpellations qui surgissent le plus souvent « quand le mois est creux » dira Mme Sao, dont l’employé interpellé à la va vite, dans son restaurant est pourtant un mauritanien bon teint, originaire du Guidamakha. Malgré la preuve avec l’exhibition de sa carte d’identité, la réplique du policier fût : « el veuch » ! Souligne Samba, éberlué qu’une pièce d’identité d’un noir, fût-il mauritanien, ne puisse peser tripette.

Pour le sortir, il a fallu racler le fond de caisse, pour lui éviter de passer la nuit avec les pauvres sénégalais. Il a confirmé qu’il n’était pas le seul mauritanien.

C’est face à certaines dérives perverses de ceux qui tirent profit de la manipulation de l’opinion publique et de ces larges couches sociales, que l’eau a débordé le vase. Les sénégalais excédés ont demandé à leur chancellerie à animer la coopération internationale de leur pays avec la Mauritanie sur des bases plus équitables. Ouvriers, pêcheurs, techniciens « c’est pour notre qualification que nous sommes là et sur la demande de ce pays», intervient Cheikh Fall.

Au pays de la téranga, des commerçants (et Dieu sait qu’ils sont nombreux) et les réfugiés mauritaniens, exigent de leur pays, vision et réalisme pour ne pas jeter l’huile sur le feu. Le président du collectif des réfugiés Aldiouma Cissokho de revenir dans sa correspondance, « sur la recherche de la paix, le respect des droits de l’homme avec nos frères qui nous ont accueillis deux décennies durant, plus rien ne sera comme avant ».

Évitons la surenchère entre les deux pays, œuvrons plutôt pour une amélioration de notre voisinage dans la perspective de la construction d’un monde plus solidaire. C’est le sentiment de Mohamed Ahmed, commerçant et éleveur qui réside dans la vallée et dont le cheptel est alimenté en carton à partir du Sénégal voisin.

Pour les réfugiés mauritaniens, il nous est indispensable de nous mettre d’accord sur notre cohabitation avec le Sénégal « un pays de droit, cohérent dans sa politique unitaire ».

Avant de le comparer à d’autres, connus à travers leurs gouvernements oligarchiques et dictatoriaux à l’image, « des longues files de leurs réfugiés dans la sous-région et en Europe, et qui sont le fruit de la barbarie humaine. Nous, collectif des associations des réfugiés mauritaniens au Sénégal, nous sommes dans un pays où la démocratie fait force de loi ».

C’est ainsi que fort de cette certitude, « que nous dénonçons vigoureusement la persécution de nos frères sénégalais en Mauritanie, aussi nous nous associons à nos compatriotes commerçants établis dans ce pays et qui ne sont nullement inquiétés par leurs frères sénégalais encore moins par leurs autorités ».

Pour Aldiouma Cissokho et les membres du collectif, s’il est vrai que chaque région où pays a « ces spécificités permettant l’épanouissement de ces fils et leur développement harmonieux, mais aujourd’hui l’universalité du système de valeurs démocratiques de par le monde devrait permettre à notre pays de lier davantage pouvoir et responsabilité ». La correspondance des réfugiés affirme qu’un « pouvoir implique, que son détenteur soit responsable de ses actes, ainsi que des conséquences qu’ils entrainent pour d’autres ».

ADN

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Commentaires (4)

  • lass77 (H) 10/06/2015 19:09 X

    Continuer à pleurnicher, il faut que le Senegal joue la réciprocité avec les pays qui maltraitent leurs ressortissants , d'ailleurs si la situation des noirs s'empire en Mauritanie c'est à cause du Sénégal depuis le temps de Senghor et ses heritiers socialistes qui n'ont aucune lecture stratégique de voisinage. Je ne demande pas le Senegal d'etre belliqueux mais ce pays devrait etre interventioniste en Gambie et en Mauritanie dépuis dans les années 1980.il s'agit d'avoir des regimes pro-senegalais à leurs frontieres en ayant compris où va la Mauritanie , ce qui semble trop tard voilà pourquoi le Senegal s'agenouille devant la Mauritanie sans réagir aux pratiques mauritaniennes qui sont loin d'etre une bonne maniere avec son voisin immédiat.

  • a.bennan (H) 10/06/2015 03:41 X

    Le senegal est notre ami,seulement,il n'est pas question de laisser des etrangers ns envahir.Rien n'y fera...

  • mohamed w.l (H) 10/06/2015 01:25 X

    Contuniez vos mensonges la Mauritanie a ses lois et va les appliquer celui qui n est pas comptant la porte et grande et les pions halpoulàr de maki sal soyez sur que le Sénégal ete et restera dépendent de la Mauritanie pour celui qui n est pas comptant cogne ta tête au ......maki

  • mmlm (H) 09/06/2015 21:05 X

    unique version ....il fallait nous raconter ce que disent les autorités....les autorités mauritaniennes disent qu'il y'a des milliers de sénégalais qui sont en règle et ne sont nullement inquiétés ..