11-06-2015 17:16 - B’il a dit : Trarza, Rakel, la République et les Autres
RMI Biladi - Dans la région du Trarza, les gens sont très gentils et évitent généralement tout ce qui peut fâcher l’interlocuteur. Surtout s’il s’agit d’une grande et éminente personnalité comme l’est le président de la République qui vient de parcourir la région de long en large et de large en long.
Pendant six jours, le président s’est promené sans qu’il ne soit indisposé. On ne lui a pas parlé de l’histoire de Rakel. Cet aliment de bétail, passé dans l’opposition la plus radicale, a été plaint dans tous les coins du Brakna où le bétail, lui aussi passé dans l’opposition, l’a rejeté et a refusé de le manger pendant cette période de grande sécheresse qui devrait plutôt le pousser à tout manger, sans faire de discernement, tant l’offre est limitée et le moment est grave…
La mauvaise saison n’a cependant pas poussé le bétail à goûter le Rakel ‘’public’’ en dépit de l’intervention en sa faveur du président Aziz qui a exposé sa thèse et ses arguments devant les éleveurs du Brakna. Pour lui, l’aliment de bétail distribué est de très bonne qualité et ceux qui font une mauvaise campagne contre lui ne sont que de vils et mesquins commerçants qui font du bruit parce que le produit n’a pas été acheté chez eux…
Personne ne veut s’opposer à ce que dit le président pour la simple raison qu’il est président… , mais les faits sont têtus : le bétail, tout le bétail, moutons, chèvres, ânes, vaches, chameaux… refusent de consommer le Rakel cher au président même s’il répond aux normes exigées –ce qui ne veut strictement rien dire- par l’entreprise publique qui l’a commandé : le Commissariat à la sécurité alimentaire. Et qui a été certifié conforme par le ministère de l’élevage censé être le bénéficiaire.
Sans pour autant vouloir irriter le président qui ne veut plus entendre de bruit autour de la question de Rakel même s’il est peut être dangereux à consommer et peut parfois provoquer mort de bétail, il est utile de rappeler des faits avérés à propos de ce dossier.
Premier élément : l’importation de l’aliment de bétail s’inscrit dans le cadre d’un effort consenti par les pouvoirs publics afin de soulager les éleveurs pendant cette année de grande sécheresse que connait le pays.
Pour cela, un appel d’offres a été lancé par le CSA pour l’achat, en trois lots, de 30mille tonne. Deux lots ont été gagnés par un parent du président qui a pignon sur rue. Le troisième a été remporté par un ami du président qui avait même commencé à livrer, sans problème, une partie de son lot qu’il avait achetée chez les grands moulins de Mauritanie.
Il est allé jusqu’à livrer 2000 tonnes. Son produit qu’on s’arrachait sur le marché. Jusqu’ici, pas de problème. Tout allait à merveille et les éleveurs étaient très contents de l’intervention des pouvoirs publics.
Entre temps accosta au port de Nouakchott un bateau qui transporte une grande quantité d’aliment de bétail importée par l’autre opérateur qui avait gagné deux lots et qui avait convaincu celui qui avait commencé à livrer son lot d’acheter de chez lui à des prix inférieurs à son livreur initial…
A partir de là , les choses allaient se gâter… Pourquoi ? Personne n’ose poser cette question ? Du moins dans le milieu de l’administration qui obéit sans murmure ni hésitations aux ordres. Et qui, surtout, ferme la gueule. Una attitude sage comme sait l’être notre administration, particulièrement après la sentence prononcée par le Boss : L’aliment de bétail est bon. Et comme il le dit lui, ça veut dire qu’il est bon. Il reste à convaincre le bétail de la bonne qualité de la marchandise !
B‘...
Mauritanie, dernière de la classe
Le Forum économique mondial a placé la Mauritanie à la 141ème position du classement 2015 de l‘indice de compétitivité du voyage et du tourisme (« Travel and Tourism Competitiveness Index », TTCI) qui regroupe 141 pays à travers le monde. Une bonne place de dernier pour notre cher pays qui aime trop se mesurer aux autres. Et être devant eux.
C’est ce qu’indique le Rapport sur la compétitivité en Afrique 2015, publié le 4 juin, conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale, le Forum économique mondial (WEF) et l‘Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Calculé sur une échelle de 1 à 7, le TTCI a pour objectif de déterminer si un pays propose des conditions favorables au développement d‘une activité touristique en tenant compte de trois sous-indices : le cadre général et réglementaire, les infrastructures existantes et les ressources disponibles.
D‘après cette étude, le Liban est particulièrement mal classé en ce qui concerne les composantes « environnement durable » (129e rang ) et « sûreté et sécurité » (130e rang). Le rapport biennal sur la compétitivité en Afrique fournit des profils de compétitivité détaillés pour 40 pays du continent figurant dans le classement sur la compétitivité du Forum économique mondial.
Le Maroc est le quatrième pays le plus compétitif en Afrique et le premier en Afrique du Nord. Il est devancé par l’île Maurice, le pays le plus compétitif du continent, devant l’Afrique du Sud (2e) et le Rwanda (3e). Mais il fait mieux que le Botswana (5e), l’Algérie (6e), la Tunisie (7e), la Namibie (8e), le Kenya (9e), les Seychelles (10e) ou encore l’Égypte (20e) et la Libye (26e).
Pourtant le gouvernement, les bailleurs de fonds et tous les visiteurs étrangers ne cessent de chanter les performances économiques de notre pays où tous les indicateurs sont au vert. Sans que cela se reflète sur le climat des affaires, le tourisme et, surtout, le panier de la menagère.
B‘...
