25-06-2015 17:18 - 4eme édition de la Marmite du Partage : quand les cœurs battent pour les plus démunis [PhotoReportage]
Le Rénovateur Quotidien - Le mois béni du ramadan annonce le démarrage de la 4 éme édition de la Marmite du Partage. Cette année les organisateurs consolident d’avantage leurs efforts pour bien mener cette mission humanitaire durant le ramadan, dans les quartiers défavorisés de Nouakchott.
Lors de la conférence de presse organisée le mercredi 17 juin, le président de l’initiative Khally Diallo a accentué ses propos sur les valeurs d’entraide, du social, du partage, surtout dans ces moments de jeûne où les cœurs sont appelés à emprunter les chemins de la paix, de la bonté et de la foi. La marmite reflète dans son idéal un objectif majeur, celui de faire bénéficier aux populations, des instants de partage, de dons, mais aussi de prière et de douas.
Au programme, des distributions de kits alimentaires tous les lundis et mardis sont organisées sur les grands carrefours de Nouakchott, et des repas offerts tous les samedis dans les gazras et quartiers démunis. Cette année, plusieurs bénévoles ont rejoint l’initiative, donnant l’occasion de renforcer les commissions d’organisation, de sensibilisation et de préparation pour une réussite de l’événement.
« Les inquiétudes sont inexistantes. Nous ressentons une amélioration au sein de notre organisation et nous restons optimistes pour cette année », affirme le président. La marmite connait aujourd’hui des moments de partage auprès d’une marge de population en besoin et grâce à la volonté de toute une équipe dynamique composée de 200 jeunes bénévoles et des partenaires qui ont voulu accompagné cette initiative , dans l’optique de redonner de l’espoir à cette partie de la population mauritanienne. Cette année, Kinross Tasiast, Emploi Mauritanie et Orabank et bien d’autres partenaires ont tenu à accompagner la marmite du partage dans cette initiative.
Charaa Aziz (route d’Aziz) à l’honneur pour cette 4 éme édition.
Le quartier en extension de Toujinine a bénéficié de la première sortie de terrain pour une distribution de repas à l’heure de la rupture. Dans ce coin reculé de Nouakchott, la population semble être oubliée mais est très soucieuse des conditions qui l’entourent.
Zone reculée de Nouakchott, des baraques construites en lambeau, une architecture inexistante, des ruelles en forme de labyrinthe qui entame des chemins infinis, des tas d’ordures entourant les maisonnées et des enfants errant autour telles des abeilles. Et voila un décor malheureux de Charaa Aziz. Et comme tous les gazra de Nouakchott, Charaa Aziz est aussi le reflet d’une zone oubliée bien que sa dénomination porte le nom du président de la république, son vécu n’a rien de bourgeois. Quelle ironie ! Pas d’infrastructure sanitaire, pas d’école, pas de marché, juste une population qui séjourne sur des terrains qui ne leur appartiennent pas.
Pourquoi faire naitre chaque année de nouvelles cités si c’est pour en faire des bidonvilles, des zones de déchets, des sites de délinquances, de violences, ou de prostitution. Pourquoi c’est 10 ans plus tard qu’on accorde un lot à une seule famille ? Des questions sans réponses. Savia Mint Mokhtar est mère de trois enfants, le terrain où son mari a construit leur baraque, leur a été attribué en 2010, mais pourtant Savia y séjourne avec sa famille depuis 1999. Ses voisins eux n’ont pas ce privilège et espèrent toujours une bonté présidentielle. Ces conditions que reflètent ces localités créent des situations qui aujourd’hui ternissent le développement de la Mauritanie.
Chaque année, grâce au travail généreux de la marmite du partage, les conditions de vie de cette partie de la population mauritanienne sont connue de tous. Et comme l’affirme le président Khally Diallo, « cette action humanitaire nous motive chaque année, mais c’est un travail de société qui est aussi partagé avec les médias qui par la même occasion font découvrir les images des quartiers défavorisés et qui ne se privent pas de relater toutes les réalités qui s’y présentent. Des conditions qui ne doivent pas réjouir l’opinion publique, la société civile, mais plutôt les conscientiser».
Rendez vous samedi prochain pour une autre découverte de gazra morte ou de cité perdue avec la Marmite du Partage.
HK


