14-07-2015 11:54 - Hamoud Ould Nebagha : « la lumière doit être faite sur les allégations de tortures d’un jeune du M 25 février »
Deux jeunes du mouvement du 25 février avaient été arrêtés la semaine passée au cours d’un sit-in de protestation contre un cas de viol présumé d’une mineure par un agent de la sécurité routière à Nouakchott. Ils ont été libérés ce lundi.
Hamoud Ould Nebagha, militant des droits de l’homme (***), a suivi le cas de ces jeunes dont l’un dit avoir été torturé. Ould Nebagha nous a fait le récit suivant...
«Le vendredi passé, je me suis rendu à la direction régionale de la sureté de Nouakchott. J’ai demandé la libération des jeunes. Le directeur régional a ordonné cette libération avec condition pour eux de se présenter le lundi 13 juillet, dans la matinée au commissariat du Ksar 2.
Comme prévu, ce lundi les deux jeunes se sont présentés audit commissariat. Ils devaient être déférés devant le procureur de la République, j’ai été voir le procureur général prés la cours suprême. J’ai demandé leur libération et l’arrêt des poursuites.
Il a effectivement été mis fin aux poursuites. Mais l’un des jeunes, Mohamed Ould Abdou a fait état de tortures subies au commissariat de Tevragh Zeina 2. J’ai alors demandé au procureur général l’ouverture d’une enquête au sujet de ces cas présumés de tortures. Il m’a laissé entendre que le jeune en question doit déposer une plainte.
Ce qui n’est pas encore fait. Compte tenu de la gravité de ces accusations, une enquête doit être ouverte pour faire toute la lumière sur cette affaire. »
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PS:
« La lumière doit être faite sur les allégations de tortures d’un jeune du M 25 février » paru aujourd’hui, l’intéressé, M Nebagha, a tenu à faire la précision suivante : "J’ai suivi le dossier des deux jeunes du mouvement du 25 février en ma qualité de défenseur des droits de l’Homme. J’ai également demandé une enquête sur les allégations de tortures de l’un des jeunes en mon nom. Cette enquête et cette déclaration n’engage pas la commission nationale des droits de l’homme (CNDH) dont je suis membre."
