02-08-2015 20:16 - Communiqué du CSDA en France : La traite négrière du 21ème siècle à son appogée en Mauritanie, pendant que les militants anti-esclavagistes sont réduits en silence

Communiqué du CSDA en France : La traite négrière du 21ème siècle à son appogée en Mauritanie, pendant que les militants anti-esclavagistes sont réduits en silence

Jeunesse Mauritanienne - Le 11 novembre 2014, trois défenseurs des Droits humains, Biram Dah Abeïd, président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie, lauréat du prix des droits de l’homme des Nations unies 2013, Brahim Bilal vice-président du même mouvement, et Djiby Sow, président de Kawtal Ngam Yellitaare, ont été mis aux arrêts.

D’autres militants des Droits humains sont toujours sous la menace de la justice sous les ordres du général Aziz, à Nouakchott. Leur crime ? Avoir initié une caravane contre les expropriations et l’esclavage fonciers dans plusieurs localités du Sud mauritanien.

Le 15 janvier 2015 à Rosso, à la suite d’un procès que d’aucuns jugent politique et expéditif Biram Dah Abeïd, Brahim Bilal et Djiby Sow ont été condamnés d’abord à 2 ans de prison, puis envoyés dans une autre juridiction ensuite incarcérés par la justice mauritanienne, faisant ainsi fi de l’appel introduit par la défense de ces porte-voix des sans voix.

Pis, le 12 mai 2015, grande a été la surprise de voir le Commissaire de Police de la ville d’Aleg signifier, à l’insu du collectif d’avocats de la défense, la décision prise la veille par la Cour suprême, dessaisissant de facto la Cour d’appel de Nouakchott du dossier des détenus au profit de celle d’Aleg.

Cet acte constitue une tentative vaine de régularisation, après coup, des incarcérations arbitraires depuis le 15 janvier 2015 à la prison d’Aleg, loin de la juridiction naturelle qui est la Cour d’Appel de Nouakchott dont relève le tribunal de Rosso, seule formation juridictionnelle connaissant le dossier.

Par ailleurs, le cas de notables du village de Thiambène libérés récemment, doit être clarifié et réglé pour de bon.

En effet ces paisibles villageois avaient été séquestrés à Rosso , suite au litige foncier qui a opposé la Coopérative Féminine de Thiambène à une femme d'affaire de la tribu des R’hahlas ; une affaire remontant aux événements douloureux de 1989, au cours desquels toute la population Wolof du village de Thiambène a été déportée au Sénégal.

En outre, en cette fin de juillet 2015, Aminetou Mint el Moktar, la célèbre présidente de l'Association des Femmes Chefs de Famille de Mauritanie (AFCF) a révélé un scandale de traite de femmes, selon l’OBS monde dans un article en date du 29/07/2015 intitulé « Plusieurs centaines de Mauritaniennes destinées à l'esclavage en Arabie Saoudite »; il s’agit d'un groupe de 500 femmes toutes noires dont 200 sont déjà sur place; parmi ces dernières, plusieurs sont séquestrées et en grande détresse.

Conscients de l'impérieuse nécessité de porter assistance à ces militants infatigables des Droits humains et aux détenus de Thiambène, nous, associations, organisations, partis politiques mauritaniens de la diaspora en France, constitués en Comité de soutien aux « détenus politiques et d’opinion » :

- alertons pour une énième fois l'opinion nationale et internationale sur l'état santé de Djiby Sow , remis en liberté provisoire après une grave détérioration de sa santé et abandonné à son sort sans aucune forme de prise en charge,

- appelons tous les épris de justice de tous horizons à soutenir la cause des Droits Humains en Mauritanie,

- dénonçons les arrestations et les détentions arbitraires des défenseurs de la cause anti- esclavagiste et anti-raciste en Mauritanie,

- refusons avec vigueur l’instrumentalisation de la justice à des fins bassement politiciennes,

- dénonçons les manœuvres obscures d’une supposé ligue des Ulémas mauritaniens émettant une étrange Fatwa rendant illicite l’esclavage le 26 Mars 2015, tout en faisant fi du sort des militants abolitionnistes emprisonnés,

- interpellons l’opinion internationale sur les expropriations injustes et iniques des terres du village de Thiambène au profit d’homme d’affaire véreux, et la mise sous les verrous d’innocentes personnes qui n’ont fait que réclamer l’application du droit vis-à-vis de tous les citoyens,

- exigeons une enquête et la traduction immédiate en justice de tous les responsables de cette traite négrière à destination de l’Arabie Saoudite ;

- et exigeons la libération immédiate et sans conditions des défenseurs des Droits humains en Mauritanie.

Le comité de soutien des détenus d’Aleg
Fait à Paris, le 30 Juillet 2015



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Commentaires (8)

  • omasy9 (H) 03/08/2015 08:47 X

    Mes cheres amis ies, a savoir que le gouvernement mauritanien est soutenue par le gouvernement français

  • tarhilgazra@yahoo.com (H) 03/08/2015 07:54 X

    des articles comme celui ci ne font qu entretenir une atmosphère xénophobe dans le pays. Aziz doit relâcher Biram et son adjoint mais il est gêné d être insulté ce qui provoque. on doit lui demander pardon à la manière de chez nous.

  • mohamed w.l (H) 03/08/2015 02:29 X

    La Mauritanie a tremblé ..lol le chien aboie la Caravane passe

  • a.bennan (H) 02/08/2015 23:02 X

    Vs exagerez vraiment tout,chers compatriotes.

  • sakake (H) 02/08/2015 22:48 X

    cher ami un combat pour le droit humain est noble qui peut être défendu partout et à tout moment un droit est une liberté auquel vous et loi ont droit entant être humain c'est un combat commun

  • Ibiliss (H) 02/08/2015 22:37 X

    Ne lâchez rien! Les passéistes et autres nostalgiques seront vaincus!

  • Freemanleeek (H) 02/08/2015 22:06 X

    @Sallabarry, ne soit pas si jaloux de la vie de ses emigres. Je jure que si vous aviez l'opportuniter de vous exiler de votre misere vous l'auriez fais. Attendez votre tour!

  • sallabarry (H) 02/08/2015 21:09 X

    je crois que le faite de se caser chez les toubabs ne défend la cause de personne ceux qui se sacrifies pour la défense des droits humains sont ici dans les kebaas et vivent la galère quotidienne des nôtres quand on est cachè derrière un clavier et on écrit en cachette en mentant nuit et jour aux toubabs pour bouffer leurs sous prétextant un exil politique après un légende de mensonge pour constituer un faut dossier je pense que vous devez nous donner vos pantalons en échange de nos pagnes