05-08-2015 21:00 - Dragage sur le fleuve, la nouvelle donne [PhotoReportage]
Pourquoi le diamant est plus cher que l’eau ? Pourtant, le diamant n’est pas du tout indispensable, 99,99% des êtres humains vivent sans diamant, alors qu’aucun être humain ne peut vivre sans eau. Alors pourquoi un diamant (qui n’est pas indispensable) est plus cher que l’eau qui est vitale ? Réponse connue depuis toujours : le diamant est plus cher parce que plus rare.
Quand une chose est rare, elle est demandée, donc chère. L’eau peut devenir aussi précieuse que le diamant quand elle devient rare. Un pays comme l’Egypte n’est pas prêt à faire la guerre pour des mines de diamants, mais est prêt à recourir aux armes pour conserver son statut « d’hydro-hégémonique » dans le partage des eaux du Nil.
« L’Egypte est un don du Nil » apprend-on à l’école, car sans le Nil, sa civilisation n’existerait pas, en effet, le fleuve le plus long d’Afrique est à la fois le cœur et l’âme de ce pays. Le fleuve Sénégal qui prend sa source en Guinée et qui le partage avec le Mali, la Mauritanie et le Sénégal est lui aussi un don, vu que c’est un des plus grands facteurs d’intégration en Afrique de l’Ouest grâce à l’Organisation de la Mise en Valeur du fleuve Sénégal –OMVS- .
La valorisation de ce fleuve pour les quatre Etats membres est d’une importance capitale, avec l’électricité du barrage de Manantali, en amont, l’arrêt de la bande salée en aval à Diama, sans compter les nombreux canaux qui alimentent les projets hydro-agricoles dans la vallée.
Présentement, le fleuve est l’objet de certains travaux au niveau du département de Podor. Une logistique pour son curage est sur place avec des plongeurs qui sondent son fond marin pour des travaux de navigation. Si l’on parle de navigation sur le Sénégal, cela relève de la Société Générale de Navigation –SOGENAV- dont le siège se trouve en Mauritanie.
La navigabilité sur le fleuve était le plus ancien des moyens de déplacements, mais aussi le plus sûr. Des bateaux avec de vastes jauges portaient plus de bagages que ne le font les véhicules, plus de personnes aussi, et remontaient le fleuve de Saint-Louis à Kayes au Mali.
Un retour aux sources que n’écarte pas l’Organisation de la Mise en Valeur du fleuve Sénégal. Ce fleuve qui du fait de la crue vient de prendre sa couleur quinkéliba, est un véritable don de Dieu pour quatre pays.






