13-08-2015 19:30 - Mouvement EL HOR : Déclaration
Mouvement El Hor - Encore l’esclavage dans ses pires formes fait scandale ces jours ci en Mauritanie, pays qui n’a pu briller que dans les pratiques de l’esclavage. Les pratiques de l’esclavage dans toutes ses formes, le trafic des personnes, de leurs organes, le racisme et le chauvinisme tel est l’image éhontée du système politique en Mauritanie érigé en un système d’Etat.
L’accord conclu être le gouvernement mauritanien et celui de l’Arabie saoudite, dont les clauses rentent confidentielles, est aujourd’hui claire pour tout le monde.
En effet les points de recrutement, de cheminement, et les personnes de liaisons etc… sont connus. Les conditions de vie et de travail des personnes déjà acheminées sont aussi connues. Il s’agit des conditions huitaines plus atroces que les pires formes de l’esclavage.
Elles sont séquestrées, il leurs est interdit de sortir ou de communiquer; leurs téléphones ont été confisqués, de même pour les passeports ; les conditions de travail sont déplorables, dégradants et éprouvant ; de 6 H du matin à 00H parfois même jusqu’à 3H du matin sans repu ni repos ; certaines filles travaillent dans plus de 3maisons ; le travail qu’on leur réserve est souvent dégradant et indigne ; en plus de cela les personnes concernées ne peuvent pas exprimer ce qu’elles récentes comme souffrance ou besoin, le lieu d’habitation est impropice, elles ne disposent d’aucun contact extérieur pour le recours, plusieurs parmi elles soufrent de problèmes d’anxiété et de l’Hypertension occasionnées par les conditions dans lesquelles elles se trouvent.
Ce qui est encore plus grave, c’est que plusieurs de ces filles sont soumises aux violes, certaines sont forcées à accepter des relations sexuelles avec les personnes âgées (les grands pères de familles) d’autres agressées physiquement et aussi moralement. Celles qui décrient ou expriment ce qu’elles subies comme mauvaises pratiques et mauvais traitements sont accusées de vol ou d’avoir commis d’acte de violence et conduites à la police, c’est une situation inquiétante.
Tout ce qu’on leur avait promis avant leur départ n’était qu’une farce et duperie notamment : contrat de travail, protection sociale et juridique, soins médicaux, le pèlerinage promis, la possibilité de contact avec les parents au pays ou avec l’ambassade de Mauritanie.
Plusieurs personnes sont impliques dans ces trafics, comme personnes de liaison dont :
En Mauritanie :
- Hadrami Ould Mome, Wilaya du Nord :
- Marième Mint NAMOU tel. 46878886 Nouakchott, Wilaya du Nord
En Arabie saoudite :
Le saoudien qui fait la navette chaque deux semaines s’appelle : MANEA ALY ASSIRY, Directeur du Centre mobilier d’EBHA ; groupement d’Etablissement qui s’occupent de la création, réfection, entretien.
HOTEL GHASER SALAM, MEDINA- tel. 00 966 557 553573-ARABIE SAOUDITE.
Les personnes qui gèrent ce dossier jouissent de toutes les facilitées requises, les passeports, tous les passeports ont été fait ou se font au bureau de l’enrôlement de Sabkha sans la présence des intéressées, des officiers de police accompagnent et assurent l’opération jusqu’à la dernière étape c-à -d l’avion, nous pouvons donner des noms de toutes les personnes impliquées directement ou indirectement dans cette affaire louche mais juteuse pour les esclavagistes.
ELHOR tout en dénonçant cette situation qui est d’une gravité extrême, exige au gouvernement mauritanien d’arrêter cette affaire, comme elle exige, la poursuite judiciaire de toutes les personnes impliquées. Elle demande que les personnes concernées soient ramenées dans les meilleurs délais et les meilleures conditions.
EL HOR exige que ces personnes soient indemnisées par l’Etat mauritanien ;
EL HOR s’élève avec force contre cette politique qui incarne et pérennise les pratiques de l’esclavage dans le pays.
Par ailleurs elle lance un appelle à la communauté internationale pour intervenir en vue de faire venir ces personnes séquestrées et privées de leurs droits et de leur libertés, contraints à des travaux indignes contre leur gré dans ce 21eme siècle.
Pour EL HOR
Le Comité Central
Nouakchott, le 13/08/2015
