30-09-2015 17:16 - Mutisme coupable ou indifférence ?
Mauritanies1 - Depuis bientôt un mois , une épidémie sans précédent s’est abattue sur les populations nouakchottoises.
L’ampleur et l’étendue de la pandémie n’échappent à personne, car, il n’est pas une famille, dans les limites de la capitale, qui soit indemne vis-à -vis de cette épidémie.
Sa forte contagion fait qu’une fois dans un foyer, c’est toute la famille qui est atteinte.
Pour évaluer les désagréments de cette épidémie, une visite des structures sanitaires montre des établissements archi-bondés où il n’y a pas le moindre espace.
Le personnel soignant est littéralement submergé et face, dans un premier temps, à l’ignorance même des symptômes de cette maladie, a recouru au traitement habituel du paludisme, alors qu’il en était autrement.
Au service des urgences du CHN, les patients occupent, par deux, un lit pour des raisons de perfusion, d’autres malades sont couchés à même le sol.
Après que des tests aient été envoyés à l’Institut Pasteur de Dakar et ailleurs, pour le diagnostic de la maladie et que ces résultats aient confirmé qu’il s’est agi de la fièvre de la dingue pourquoi les autorités sanitaires du pays n’ont pas saisi cette opportunité pour informer les populations de la vraie nature de cette épidémie ?
Nous brillons dans l’art de vouloir tout occulter. Mais le droit à l’information reste une donne incontournable et reconnue.
Serait ce un mutisme coupable ou une indifférence exagérée, à l’endroit du peuple.
Au jour d’aujourd’hui, l’épidémie continue de plus belle et le drame est que certains produits pharmaceutiques, à l’aide desquels les patients se soignés, sont en rupture ( doliprane ‘tout âge-le calcium Sandoz et l’ éfaralgan ).
Les méfaits liés à cette épidémie ont terni, tant soit peu, la fête de Tabaski et grignoté davantage les maigres moyens des pauvres citoyens.
