06-10-2015 18:00 - Communiqué : Panel d'inspection un mécanisme de la banque mondiale pour faire entendre la voie des personnes vulnérables
AENC - Au cours de ma participation à la 56ème session ordinaire des droits de l’homme qui s’est tenu a Banjul Gambie, le 19 Avril 2015 j’ai été invité a participer à un atelier de sensibilisation organisé pour les délégués des OSC participant à la 56ème session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples.
Cet atelier est organisé par l’ONG, Conscience International (CI) et le Panel d'inspection tout deux partenaires de l’AENC. Plus de 40 représentants des OSC de plus d'une douzaine de pays africains et européens ont participé à l'atelier, qui a eu lieu au sein du Forum des ONG concomitantes.
Le but de l'atelier était de : présenter le Panel d’inspection aux participants invités afin d'explorer des stratégies et engager les OSC dans la promotion du travail du Panel d'inspection dans leurs pays respectifs, de partager des expériences et d'encourager les participants à intégrer le mécanisme du Panel d'inspection dans leur travail de promotion et de protection des droits humains;
d’établir une relation de travail forte et continue entre le panel et la société civile et créer un partenariat stratégique à l'échelle continentale pour le renforcement des travaux du Panel d'inspection en Afrique.
Le 22 septembre le président de l’AENC a organisé une rencontre avec un collectif des OSC a la plateforme pour expliquer l’importance du travail du Panel d'inspection pour les OSC puisqu’il se rapporte à leur travail de promotion et de protection des droits humains.
Monsieur Sidiya Ould Ahemdi a expliqué qu’un grand nombre d’organisations de la société civile (OSC) et des communautés en Afrique ont peu ou pas de connaissances sur un tel mécanisme bien qu’en Afrique beaucoup de pays dépendent en grande partie des projets financés par la Banque mondiale pour leur croissance économique, mais les citoyens ne sont pas bien informés sur la façon dont ils peuvent participer à la gouvernance de ces projets.
Depuis sa création en 1993 le Panel d'inspection n'a reçu que 94 demandes de plaintes, seulement 26 de ces demandes sont fait par les États africains et sur ce nombre, l’Afrique de l'Ouest n’a enregistré que 5 demandes formulés par 3 pays à savoir, le Nigeria (3), le Ghana (1) et le Libéria (1).
Ceci, cependant, ne représente pas l'inefficacité du Groupe mais reflète l’importance de créer un partenariat entre le Groupe et les OSC qui sont les oreilles et la bouche de l'ensemble des citoyens concernés.
Le Panel d'inspection est donc un mécanisme de plainte indépendant créé par Le Conseil d'administration en 1993 pour permettre aux personnes et communautés victimes ou susceptibles d'être, affectées par un projet financé par la Banque mondiale la possibilité de se faire entendre par un organisme indépendant afin d’exprimer leurs préoccupations et demander réparation.
Le processus du Panel d'inspection a pour objectif de définir la responsabilité de la Banque mondiale, et donner aux personnes ou communautés touchées par les activités soutenues par la Banque mondiale et qui affectent leurs droits et intérêts, une plus grande voix qui favorise la réparation lorsque cela est justifié.
Un organisme d'enquête impartial, et indépendant de la direction de la Banque mondiale est alors mis en place, il relève directement du conseil d'administration.
La commission en réponse aux plaintes de personnes affectées par un projet x financés par la Banque mondiale, ou par le biais de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l'Association internationale de développement (IDA). Elle dispose d’un mandat pour examiner les projets et évaluer les allégations de dommages aux personnes aux communautés ou à l'environnement.
Vu l’importance de ce mécanisme d’inspection et son rôle dans la protection des droits des personnes et des communautés bénéficiaire des projets financés par la banque mondiale je fais un appel a l’ensemble des OSC mauritaniennes et africaines afin qu’elles s’approprient véritablement cet outil au service des personnes vulnérables.
