15-10-2015 07:00 - Les rencontres de Cridem : Sages-femmes, les humanistes de la santé [PhotoReportage]
Nous avons pénétré dans l’enceinte du Centre de Santé Mères et Enfants d’El Mina, « SWiessra », du docteur Aïnina, pour retrouver ces braves femmes qui soulagent la vie d’autres femmes qui donnent la vie. Nous parlons des sages-femmes. Cridem a Rencontré des humanistes de la santé.
L’ancien centre qui portait le nom de l’ouvrage célèbre d’Antoine de Saint Exupéry « Terre des Hommes » a été ouvert en 1985. En 1992, sa gestion est revenue à l’Etat mauritanien, avec un léger mieux en logistique, à savoir un Centre Nutritionnel pour Enfants, et un laboratoire.
C’est Madame N'Déye Sokhna Diack, sage-femme d’état qui nous reçoit le visage radieux, elle sortait de la maternité. Cette vielle connaissance est trop sollicitée car des femmes sous l’ombre des arbres attendent, d’autres le visage grave, le ventre en relief, se promènent dans la cour du centre, stoïques devant l’épreuve d’un accouchement imminent.
C’est dans cet univers que N'Déye Sokhna Diack, Brigide NDiaye et le major Marième Diop et leur staff, aident ces femmes à donner la vie. Quelle noble profession que la vôtre, dames de cœur. On vous envoie chercher un caillou, vous tombez sur des pépites.
Elles étaient là , debout dans les couloirs de la maternité, le visage paisible, les mains croisées, répondant à nos différentes questions. Quatre équipes de gardes composées d’une douzaine de femmes, assurent la permanence du centre de santé d’El Mina. « Le premier soulagement que l’on peut donner à une personne souffrante, c’est de la rassurer, avec un soutien moral qui du cœur », confie Sokhna Diack.
Les sages-femmes, sont la voix des sans voix, elles écoutent les complaintes des nombreuses femmes qui viennent chercher une aide médicale auprès d’elles. Elles leur prodiguent le meilleur des conseils, avant de faire leur diagnostic.
Dans une société conservatrice comme la nôtre, même si elles ne craignent pas les coups d’éclats médiatiques, ces braves femmes restent sincères jusqu’à la naïveté, dans leur encagement auprès des femmes. Ne sont-elles pas mères ? Dames de cœur, oui ! Mais elles sont et demeurent invisibles, loin de l’univers du paraitre, inconnues dans la rue, sauf pour les nombreuses femmes qu’elles ont maintes fois aidé.
Femmes du jour ? Nos braves blouses roses, ne sont pourtant pas des personnes sous les feux de la rampe, mais des anonymes qui essaient de par leur noble profession, à prendre en charge le sort de leurs sœurs par une assistance solidaire.
L’équipe du centre de santé Mère et Enfant d’El Mina est membre de l’Association des Sages-femmes de Mauritanie et participe dans ce quartier de la banlieue de Nouakchott, à la formation et aux obligations féminines en matière de santé.
Nous avons rencontré des femmes humanistes bon teint, activistes et généreuses, qui sont sur le terrain d’éveil de la société mauritanienne, où chaque expérience vaut la suivante.
Même si elles ne semblent bénéficier que partiellement de la protection rapprochée des autorités du pays, Dieu le très haut, à travers les nombreuses bénédictions de ces femmes soulagées au jour le jour lui, veille sur Sokhna Diack, Brigide NDiaye et Marième Diop, femmes au foyer et mères d’enfants comme celles qu’elles assistent en humanistes, au quotidien.
ADN
(©Cridem / 15 Octobre 2015)






