16-10-2015 13:51 - Journée mondiale de l’alimentation : L’autosuffisance alimentaire est du domaine du possible
Aujourd’hui 16 octobre 2015 ; le monde sous l’égide de l’Organisation Mondiale pour l’Alimentation et l’Agriculture -FAO-, célèbre la journée mondiale de l’alimentation. Un pays comme la Mauritanie, peut-il prétendre à l’autosuffisance alimentaire ? De l’avis de beaucoup de personnes, c’est affirmatif.
« Il suffit que l’on se retrousse les manches, à cet effet et travailler dur, car rien ne s’obtient sans effort», confie Mamadou Sall, un paysan habitant de la vallée du fleuve.
Il souligne « que le disponible en terre arable dans le Sud à lui seul peut nourrir une population qui fait moins de quatre millions d’habitants ».
Sall est revenu sur la lettre ouverte au Président de la république de M. Alhousseynou Sy dit Aliou, directeur du lycée de Bababé, parue dans la rubrique libre expression de Cridem, la semaine dernière. Cette lettre est un diagnostic sans complaisance de la situation globale de pays.
La faible démographie (3 hts au km2), est un atout non négligeable pour l’auto suffisance alimentaire, « nous sommes une poignée d’hommes dans un pays aux ressources immenses qui sont l’objet d’un pillage sans précédent », poursuit Sall.
Pour un pays comme la Mauritanie, doté par la nature d’innombrables ressources, gagnerait mieux à être plus regardant avec les multiples accords qu’il signe avec ses partenaires. Une transparence doit être assurée avec « ceux que la Mauritanie nourrit de son sol et de sa mer ».
La véritable alimentation pour tous, passe par l’arrêt de ce qui constitue une menace pour les marchés locaux, à savoir l’illicite et le non déclaré qui nous coût si cher. La revalorisation de nos produits tarde à se matérialiser. Le tout coût cher alors que les ressources abondent. Il faut une reprise en main claire et rapide des choses pour nous éviter le pire.
Cette année les événements climatiques nous ont été plus que favorables, le pays a reçu d’importantes précipitations. Sur le bord du fleuve, la crue à atteint des piques jusque là rarement vues. Après la décrue d’immenses plaines attendent les cultures céréalières.
A nous mauritaniens de prendre la mesure du côté positif de ce don du ciel en nous retroussant les manches. Mourir de faim dans ce pays est une insulte pour tout bras valide.
ADN
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