19-12-2015 00:00 - Birame serait il devenu encombrant ?

Birame serait il devenu encombrant ?

Le Calame - C’est depuis maintenant trente deux jours que les deux premiers responsables d’IRA, Birame Ould Dah et Brahim Ould Abeid ont été transférés de la prison d’Aleg vers la prison de Nouakchott. Une mesure que d’aucuns pensaient être prise pour préparer à une libération imminente de deux emblématiques militants des droits humains.

Mais, visiblement, ça ne semble pas être le cas puisque Birame et Brahim dorment encore à la prison centrale de Nouakchott en attendant de finir en novembre 2016 les deux ans de peine que les assises de la cour d’appel ont confirmé il y a quelques mois à Aleg.

Or, même du fonds de la prison, Birame Ould Dah continue son combat. La preuve, il vient de recevoir le prestigieux prix Tilupe doté de 100.000 euros. Son action continue à porter gravement préjudice à celle du gouvernement dont l’image s’assombrit de plus en plus sur le plan international sur les questions des droits de l’homme en général et sur la problématique de l’esclavage en particulier.

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz aurait convoqué toutes les organisations nationales des droits de l’homme inféodées au système auxquelles il aurait exprimé tout son mécontentement de façon musclée.

En haut en haut, le pouvoir de l’ancien général recyclé en démocrate ne rate pas une occasion de diaboliser le président d’IRA. Les derniers propos tenus en son encontre par Ould Abdel Aziz au cours d’une conférence de presse procèdent de cette animosité.

Mais en bas en bas, Ould Abdel Aziz et son pouvoir font des pieds et des mains à travers des émissaires de tous les poids et de toutes les catégories pour convaincre Birame et Brahim de bien vouloir accepter de se faire libérer.

Chaque fois, Birame reformule aux « négociateurs » informels ses conditions dont la reconnaissance de son organisation, la reconnaissance officielle de l’existence de l’esclavage, la reconnaissance du parti RAG et l’application formelle des lois à l’encontre des esclavagistes.

Les régulières manifestations des militants d’IRA réclamant la libération de leurs deux responsables, les pressions internationales et les réclamations des formations politiques et associations des droits de l’homme nationales rendent la détention de Birame et de son adjoint encombrante.

L’éventuelle confirmation de sa peine par la cour suprême a le désavantage de rendre le dossier de Birame recevable devant les juridictions internationales. Or, en aucun cas l’internationalisation de cette affaire ne peut servir Ould Abdel Aziz et son gouvernement. Mais elle permet plutôt des ingérences incontrôlées qui peuvent ouvrir sur toutes les éventualités.



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Commentaires (6)

  • brahimbareck (H) 19/12/2015 21:12 X

    Tiens bon Biram. Ce pouvoir n'est pas décidé à régler les problèmes avec sincérité. S'il voulait vraiment faire face, il y a des hommes et des femmes qui sont indépendants et qui peuvent nous trouver les bonnes réponses. Je te donne juste un conseil d'ami: une fois dehors, il faut revoir la stratégie et arrêter d'attaquer tout le monde sans raison et surtout les accusations sans preuve. Un grand leader doit être au dessus de la mêlée et éviter d'écouter certaines personnes impulsives qui font plus de mal à la cause. Ton frère Brahim Mbareck.

  • maurebleu (H) 19/12/2015 21:02 X

    Birame est le plus grand ami à AZIZ .

  • narval (H) 19/12/2015 21:00 X

    Ils ont dit: "Le président Mohamed Ould Abdel Aziz aurait convoqué toutes les organisations nationales des droits de l’homme inféodées au système auxquelles il aurait exprimé tout son mécontentement de façon musclée": Demi-dieu en colére c est pire qu'un TSUNAMI

  • narval (H) 19/12/2015 20:49 X

    Qui a fourni à Biram les parrainages nécessaires pour se présenter à l élection présidentielle. C est à ce moment, qu'il fallait négocier la reconnaissance de l IRA du RAG.....qui avait besoin de la candidature e BIRAM pour légitimer son élection...Bocar souley ente vem.

  • Gorkovitch (H) 19/12/2015 11:08 X

    Il y a des catégories de personnes qui sont moins dangereuses et gênantes en étant libres qu'en prison. Et Biram devient une patate chaude entre les mains de Aziz et de ses acolytes. LA LUTTE CONTINUE!

  • pyranha (H) 19/12/2015 09:48 X

    "Chaque fois, Birame reformule aux « négociateurs » informels ses conditions dont la reconnaissance de son organisation, la reconnaissance officielle de l’existence de l’esclavage, la reconnaissance du parti RAG et l’application formelle des lois à l’encontre des esclavagistes." Ces conditions que Biram avancent et qui sont absolument justes et légitimes sont sont ils impossibles à tenir ?Diriger un État ne s'improvise pas,quand on est inapte à être impartial on démissionne et on se fait oublier.