06-01-2016 00:45 - Rosso- Mpourié -Autosuffisance alimentaire: Après un rendement moyen de 5,6 tonne/ha sur la production du riz, pourquoi pas le maraîchage?
Ibrahim Idriss - La Ferme de MPourié est un d’établissement Public à caractère Industriel ou Commercial (EPIC), qui produit et à commercialise des biens et services. Depuis sa création en 1971, au fruit d’une coopération chino –mauritanienne, l’Etat s’était fixé sur trois objectifs pour :
- Introduire la riziculture en Mauritanie,
- participer à la mise en œuvre de sa politique face à la sécurité alimentaire,
- participer à la lutte contre la pauvreté par l’organisation des campagnes agricoles au profit des producteurs.
Compte tenu de son évolution en matière d’aménagement et de rendement, la ferme de Mpourié avait depuis sa création aménagé 1850 /ha qui concerne l’ancien aménagement de 1971 à 2011 et 2041 ha dont 640 réhabilités de 2011 à 2014. Il couvre une superficie brute de 4000 ha, 3120 ha aménagés dont 1150 ha destinés aux coopératives agricoles et 1850 ha réservés aux 185 diplômés-chômeurs, soit 10 hectares par personne.
La ferme accueille environs 85 coopératives mixtes et 3500 adhérents, soit 2I000 bénéficiaires à raison de 6 personnes rattachées à chaque adhérent.
Depuis 2009, une nette amélioration a été encouragée par l’Etat, dans le cadre d’aménagement des terres, de l’assistance aux producteurs et de la disponibilité des intrants agricoles.
Ce qui a permis d’avoir un résultat à la hausse de : 2, 79 tonnes/HA qui s'engagent à encourager, soutenir et compléter les initiatives de souveraineté alimentaire dans un climat propice en faveur de la sécurité alimentaire, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles initiatives agricoles qui peuvent contribuer directement à des activités opérationnelles, à renforcer la sécurité alimentaire en Mauritanie.
L’année 2016 est placée au cœur de la souveraineté alimentaire, selon le Directeur Général M Sidy el Khair Ould Taleb Khayar , qui nous parle de l’évolution du rendement Agricole:
« Merci de m’avoir interpellé sur la question de l’évolution du rendement des programmes agricoles de Mpourié pour dire que cette évolution nettement constatés par une augmentation de 2.71 tonne/ha.
Si nous constatons que depuis 1971 la date de création de Mpourié jusqu’en 2011, le rendement moyen était de 2.81 tonne/ha, ce rendement supposé trop faible à permis à l’Etat en 2009 l’état de prendre des mesures pour accompagner l’agriculture par la création d’un environnement favorable à la production Ces mesures ont portaient sur :
- La disponibilisation des intrants agricoles à des prix subvention à 60 ou à 50% de leur prix initiaux
- La lutte efficace contre les ennemis de culture oiseaux granivores et les mauvaises plantes
- La création d’une société chargée de l’aménagement agricole et des travaux, l’introduction du machinisme dans le secteur qui est la SNAAT
- La mise en place d’un mécanisme de commercialisation qui garantie un prix avec une marge bénéficiaire de 93 à 103 Um le kilo, suivant le taux d’usinage Ces mesures parmi d’autres ont créé un environnement favorable à la production agricole, ce qui a augmenté le rendement à l’hectare de 5,6 tonne.
En plus de l’augmentation des superficies aménagées à la Ferme de Mpourié d’autres zone ont été aménagées à , bagamoune, dakhl tekane, beilane , avec des mesures d’accompagnement très encourageantes au profit des producteurs
L’augmentation des superficies aménagées et l’augmentation du rendement par hectare ont participé à un résultat connu qui effectivement participe à l’autosuffisance alimentaire avec un taux de 87 % de réussite partant de 37 % avant 2009.
Ce qui a aussi occasionné des répercutions sur la praticabilité du sol et la vie économique dans ses localités.
Depuis 2011, l’Etat avait mis sur pied, sous la supervision de Mpourié et de l’instrument financier CDD, un programme d’insertion des diplômés chômeurs (producteurs), un aménagement de 1850 hectares à la ferme de MPourié et au profit de 185 diplômés producteurs en raison de 10ha par diplômés.
Le bilan de ce programme prouve que ce secteur est vraiment favorable à l’investissement et à la lutte contre le chômage des jeunes dont un revenu mensuel moyen est de 256.000 UM, dont un revenu maxi qui dépasse 1.000.000 UM. Ce qui donne un rendement de 5.6 tonne à l’hectare en moyen avec un pic de 12 tonnes enregistré dans ce programme.
Simultanément, le rôle de Mpourié dans ce sens est d’expérimenter les nouvelles techniques, d’accompagner les diplômés Chômeurs (producteurs) et voir la réussite de leurs productions et si on trouve que les résultats sont bons on les diffuse.
Toutefois que ses résultats sont diffusés, ils sont utilisés pour des indices valables à l’évolution des productions.
Comme vous le constater vous-même, l’interrogation sur le financement de ces jeunes producteurs concerne le remboursement des dettes, cela concerne l’institution financière CDD et que le plus important, c’est le changement de mentalité des diplômés chômeurs pour le paiement de leurs dettes.
Les terres sont aménagées, les productions sont ouvertes et que nous supposons qu’avec les résultats obtenus d’ici là , le paiement est possible et ne doit nullement faire l’objet d’une chasse à la sorcière ».
D’autres part et après la réussite de l’introduction de la riziculture en Mauritanie et plus particulièrement à Rosso, nous avons fini une phase test destinée à l’introduction depuis l’année dernière d’un programme de culture maraichère de 6 hectares de pompe de terre.
Cette phase test à été bien réussi et que avons débuté la culture de pomme de terre pour cette année, dans un important programme de culture maraichère et sur une superficie de 25 hectares.
Ce programme contribuera effectivement à l’autosuffisance alimentaire, assurant la diversification de la production agricole et aux producteurs de faire la rotation culturale entre le riz et les autres formes de cultures ».
Dans cet important programme de souveraineté alimentaire, figure les produits maraîchers, indispensables pour nourrir les villes et ravitailler les marchés ».
C’est aussi la capacité d’un pays, d’une communauté, à réaliser sa sécurité par un mode de production librement choisi, dés lors que les producteurs sont reconnues comme des prestataires à part entière dans l’élaboration de ces politiques agricoles et alimentaires.
La souveraineté alimentaire préconise, pour la population, le droit à l’alimentation fondé sur la production de petites et moyennes exploitations dans le respect de la culture et de la diversité des communautés paysannes, des éleveurs, et de leurs systèmes d’innovation, de leurs modes et moyens de production, de distribution et de commercialisation ainsi que de leur gestion des zones et des paysages.
Ce choix porte sur les modes de production agricole et les façons les plus appropriées pour les populations de garantir un accès à la nourriture pour tous. L’Établissement a pris racine à partir d’une situation déjà fragilisée par les difficultés d’exploitations agricoles qui ont eu pour conséquence une complexification des structures de production et des modes d’organisation de l’agriculture.
Il s’agit de comprendre comment Mpourié pourrait combiné avec les éléments de continuité et de permanence légués par les périodes précédentes pour répondre à cet objectif présidentiel de participer à une nette amélioration de l’autosuffisance alimentaire en Mauritanie.
Mpourié au seuil de cette nouvelle année, facilite la participation des producteurs à la prise de décision à tous les niveaux, les aident à négocier dans de meilleures conditions leurs activités agricoles, d’obtenir des intrants agricoles à meilleur prix, notamment les semences, les engrais et l’équipement. Grâce à cet appui de l’Etat.
Les producteurs peuvent améliorer leurs conditions d’existence et jouer un rôle accru pour répondre à la demande croissante de denrées sur les marchés locaux, nationaux et internationaux, contribuant ainsi à la lutte contre la pauvreté, à la sécurité alimentaire et à l’éradication de la faim dans notre Pays.
