29-02-2016 12:33 - Scandale au Centre hospitalier de Néma

Scandale au Centre hospitalier de Néma

Tawary - Le centre hospitalier de Néma a été secoué tout dernièrement par un scandale qui ne dit pas son nom. Il s’agit d’une mère qui a versé en espèces les frais médicaux de son enfant malade devant subir une opération, à un infirmier en service au bloc opératoire de l’hôpital. Ce dernier glisse la somme de 40000 ouguiyas dans son poche.

Le scénario a été filmé par un employé du service. Quelques heures après, il consulte le registre et il ne voit aucune trace de la somme qui devait être constatée par la comptabilité de l’hôpital.

Ce qui est plus grave, lorsque l’enfant devait occuper un lit d’hospitalisation sa maman est venue demander sa quittance, mais elle ne pourra la recevoir parce que son le nom de son malade n’a pas été inscrit dans le registre.

Cette dame originaire de la Moughataa d’Amourj cria au scandale devant tout le personnel de l’hôpital ce qui provoqua la colère. Ce fait qualifié d'inhumain attitre l’attention de l’un des infirmiers en service au bloc et il se contenta de vérifier le registre si toutes les informations relatives aux malades opérés dans la semaine y sont inscrites. Non? Une grande perte d'argent à l'hôpital.

Une source bien placée de signaler que le centre hospitalier de Néma fait cent opérations par mois ce qui revient à dire une fuite mensuelle de 1.200.000 UM qui vont dans les poches de certains.

Informé par ses collaborateurs de cette affaire de gabegie, le chirurgien qui occupe le poste de l’adjoint au directeur général. Celui-ci balaie leurs propos du revers de sa main. D’ailleurs selon nos sources, il a qualifié cela de mensonges bien que le film lui a été montré. Vexé, il interdit toute enquête dans son département.

Contacté par le personnel du service de chirurgie, le directeur général de l’hôpital déclare qu’il s’agit d’un problème interne et c’est à lui de le résoudre. Il faut préciser que la vidéo lui a été visualisée.

Selon un infirmier, le chirurgien est complice et tout cet argent amassé illicitement par son agent va directement dans son compte avançant comme preuve qu’aucune enquête n’a été lancée, ni par le chef de service, ni par le DG.

Nous avons pu trouver cette vidéo mais notre site se réserve le droit de la publier au moment opportun.

Le Centre hospitalier de Néma connaît depuis l’arrivée de son actuel patron, des problèmes de tous genres, affirment des membres de son personnel qui se sont confiés à notre correspondant présent dans la région.

Autre fait. L’hôpital est en dégradation incessante selon les médecins qui y exercent. Les bilans les plus élémentaires sont en rupture la plupart du temps comme la numération de la formule sanguine, le groupage sanguin, la glycémie, pour ne citer que ceux-ci. La radiographie est en panne depuis des mois et toute tentative de sa réparation a été vouée à l’échec. Elle est irréparable et le DG continue à obliger les techniciens de la radiographie à faire sortir les clichés souvent flous prescrits par son adjoint qui est chirurgien, par complicité.

Tous les autres médecins refusent d’en prescrire aux malades qui vont inutilement dépenser leur argent. La mauvaise gestion de cet hôpital ont été maintes fois dénoncée par les habitants du Hodh Charghi devant les autorités de la wilaya. Mais en vain !

Plus pire, certains pauvres qui travaillaient régulièrement à l’hôpital comme agents d’hygiène ont été licenciés sans motif par l'administration du CHN et remplacés par d’autres pour plaire à certaines personnalités.

Nouredine Salah depuis Néma.



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Commentaires (3)

  • galipaaby (H) 01/03/2016 19:12 X

    Excellent point de vue. Par ailleurs il y a lieu de se demander pourquoi le personnel du CHN ne prend pas ses responsabilités en dénonçant la mauvaise gérance en cause. Face à l’immoralité, l’action citoyenne est un moyen fort pour changer le cours des choses. Il doit bien y avoir une section syndicale en place. À moins qu’elle aussi, ne soit irrémédiablement corrompue par la seringue. Ahsane

  • mbareh55 (H) 01/03/2016 18:35 X

    L’orthographe, ce n’est pas ce qui compte. Le plus grave, c’est cette malheureuse réalité, de fonctionnaire véreux, qui trouvent couverture auprès de leurs responsables, pourtant redevables de la déontologie du sacerdoce des métiers médicaux. Sur ce qui se passe au centre hospitalier de Néma, les autorités ne peuvent manquer d’instruire les dispositions nécessaires, pour vérifier et sévir au besoin. Sinon voilà encore un motif de plus dans le panier des critiques d’une mal gouvernance, que le chef de l’État s’évertue pourtant d’éradiquer, malgré tout… Au sujet du CHN, il est certain qu’une mission d’inspection ne manquerait pas de déceler un ensemble de disfonctionnements au niveau des différents services. Il y a lieu en outre, de clarifier le cas des structures parallèles (pharmacies laboratoires, cliniques polyvalentes…), bien implantées aux environs de l’hôpital et qui parasitent allègrement cette institution. Il se trouve que les propriétaires de ces structures sont justement des employés du centre hospitalier et qui ne s’embarrassent pas de détourner matériels et produits, de telle sorte que l’hôpital n’arrive pas à gérer ses stocks. Pourquoi la direction de l’hôpital ne réagit pas contre cette situation flagrante, si elle n’est pas impliquée dans la bonne affaire ? Il ne faut donc pas s’étonner que des scandales du genre évoqué, soient fréquents dans le quotidien de l’offre sanitaire au niveau de Néma ville. Face à l’immoralité, les autorités locales doivent montrer une volonté concrète de réduire un phénomène de déni de la politique de l’État et de simple mépris des citoyens frustrés, qui expriment leur ras le bol. Au demeurant, la société civile doit saisir le PR sur la question, tant qu’au niveau de ses représentants, on préfère laisser fermenter des agissements inacceptables, qui contrarient les promesses politiques. MBareh

  • radiakh (H) 29/02/2016 16:18 X

    Même si votre article est bourré des fautes. toutefois il relate une réalité en prendre en compte mais malheureusement c'est tous le système mauritanien qui est plombé.