15-03-2016 18:30 - La Mauritanie devient le deuxième pays africain à s’engager pour mettre fin à l’esclavage moderne

La Mauritanie devient le deuxième pays africain à s’engager pour mettre fin à l’esclavage moderne

Agence News Press- La Mauritanie a ratifié le Protocole de 2014 relatif à la convention de 1930 sur le travail forcé, renforçant ainsi le mouvement mondial contre le travail forcé sous toutes ses formes, y compris la traite des êtres humains.

La Mauritanie rejoint le Niger, la Norvège et le Royaume-Uni parmi les premiers Etats à s’engager officiellement pour mettre en œuvre le Protocole.

Adopté à une majorité écrasante par la Conférence internationale du Travail en 2014, le Protocole complète la convention (n° 29) de 1930 en demandant aux Etats de prendre des mesures efficaces de prévention et de protection des victimes, leur garantissant l’accès à la justice et à l’indemnisation.

Hamoud Ould T’Feil Ould Bowbe, le Directeur général du travail de Mauritanie, a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à éradiquer le travail forcé: «Il va sans dire que le Protocole va renforcer et compléter le cadre qui sanctionne l’esclavage ou les pratiques de travail forcé comparables, en particulier en favorisant l’accès aux droits, en informant le public et en sensibilisant les personnes exposées aux risques, y compris les mineurs et les employeurs, et en développant des formations permettant aux professionnels d’identifier et de protéger les victimes.»

L’OIT estime que 21 millions de personnes sont victimes du travail forcé dans le monde, ce qui génère environ 150 milliards de dollars de profits illicites chaque année. Les victimes sont exploitées dans l’agriculture, la pêche, le travail domestique, la construction, l’industrie, les mines et autres activités économiques. Le travail forcé revêt différents aspects, de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales à la servitude pour dette, de la traite des personnes à l’esclavage.

Aeneas Chapinga Chuma, Sous-directeur général et Directeur régional pour l’Afrique de l’OIT, a déclaré: «Le Bureau régional pour l’Afrique se réjouit des efforts renouvelés de la Mauritanie pour combattre les pratiques assimilables à l’esclavage. La ratification du Protocole de l’OIT est une première étape concrète dans la mise en place d’un cadre juridique visant à protéger du fléau de la traite et du travail forcé. Nous félicitons le Niger et la Mauritanie d’avoir été les premiers pays africains à ratifier le Protocole de 2014 de l’OIT sur la convention sur le travail forcé.»

Depuis son indépendance en 1961, la Mauritanie a ratifié la convention (n° 29) sur le travail forcé, 1930 et, en 1997, la convention (n° 105) concernant l’abolition du travail forcé, 1957 . Depuis lors, la Mauritanie a constamment renforcé le cadre législatif de la lutte contre le travail forcé en adoptant une loi sur la suppression de la traite en 2003, et d’autres lois en 2007 et 2015 qui criminalisent l’esclavage et les pratiques assimilables à l’esclavage.

La Mauritanie est aussi un pays pilote du Projet Bridge qui vise à renforcer les capacités des ministères et des acteurs concernés pour élaborer, mettre en œuvre et assurer le suivi des politiques et des plans d’action nationaux sur le travail forcé, pour améliorer l’application de la loi et soutenir les campagnes de sensibilisation destinées à combattre toutes les formes de travail forcé. Ceci fait partie d’un projet de quatre ans financé par le ministère du Travail des Etats-Unis qui sera également mis en place au Népal et au Pérou.





Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Commentaires : 3
Lus : 1864

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (3)

  • ngaari aalam (H) 15/03/2016 22:07 X

    C est du banditisme et de l hypocrisie. Il faut mettre fin d abord a l esvlavage traditionel avant de parler d escalvage moderne.

  • Letruanderix (H) 15/03/2016 21:18 X

    En effet la Mauritanie est championne en matière de convention, de traité, de rencontre et de prise de loi devant le monde entier, mais c’est du poudre aux yeux pour le peuple mauritanien et une tromperie à la communauté internationale, c’est fait juste pour bénéficier des avantages de la coopération surtout en matière d’argent et de prêt afin de faire figurer sur la liste des pays, de nous avons signés. Le vrai problème ne réside pas là, mais plutôt dans l’application de ses lois et la mise en œuvre des textes. D’ailleurs qui signe et qui applique ; celui qui signe et fait ratifié est loin et très loin de demander l’application de cette conventions, donc comme d’habitude on signe et on oublie. Cette convention est morte le jour de sa signature à l’OIT, son corps est arrivé en cercueil à Nouakchott par avion recommandé avant le signataire, le même jour elle a rejoins les cimetières de la présidence, sa tombe est creusé à coté de la tombe de la loi criminalisant l’esclavage et elle a été enterré le même à la même heure, les prières ont été faite par l’Imam des esclavagiste accompagner de ses protecteurs, les présents ont récités le verset des nées morts, l’Imam a demandé au gardien de construire sa chambre de gardiennage dessus. INNA LILLAHI WE INNA ILLEY HI RADJI HOUNNE.

  • kangourou (H) 15/03/2016 19:27 X

    La Mauritanie peut ratifier tous les traités et conventions contre l'esclavage mais elle n'honorera jamais sa signature comme d'habitude .