30-03-2016 08:29 - ONG COVIRE : Demande de l’intervention personnelle de Monsieur le Président de la République

ONG COVIRE : Demande de l’intervention personnelle de Monsieur le Président de la République

Covire - Monsieur le Président, comme nous ne parvenons pas à obtenir la moindre réponse, nous nous trouvons dans l’obligation de solliciter votre intervention pour apporter la solution idoine à la suivante lettre :

Expéditeur : Regroupement des victimes des événements de 89/91

Destinataire : A Monsieur le Ministre de la Fonction Publique, du travail et de la Modernisation de l’Administration

Objet : Doléances des Fonctionnaires et Agents Auxiliaires de l’Etat victimes des Evénements 1989, admis à la retraite.

Monsieur,

J’ai l’honneur de venir respectueusement auprès de votre haute personnalité bienveillante solliciter votre concours en vue d’apporter une solution juste aux nombreuses injustices qui continuent de frapper citées en objet, pour la jouissance de leurs pensions de retraite en toute légalité.

En effet, Monsieur le Ministre, les victimes que nous sommes ayant subi toutes les privations, oppressions, humiliations sans raison valable, n’ayant commis aucune faute professionnelle, ni délit et exilées de force par la folie du régime défunt de MAOUYA OULD SID AHMED TAYA et, une fois de retour au pays, nous voilà encore objet d’injustice car privées de jouissance d’un droit que tout citoyen espère bénéficier à savoir une pension pleine et entière pour chaque victime et ce, en homologation avec les pensions de nos collègues restés en service puis admis à la retraite.

Trop d’anomalies ont été constatées dans les arrêtés conjoints relatifs à notre situation notamment l’arrêté N°261 du 13/05/2013, rectifié en partie par l’arrêté conjoint N°134 en date du 23 mars 2014.

Une régularisation doit être effective et totale et non tronquée, ceci est notre souhait ardent. Aussi nous avons constaté dans les arrêtés conjoints numéros 261 et 134 que l’esprit de justice fait défaut car ces arrêtés stipulent que nous victimes innocentes ayant bravé toutes les affres du malheur en exil, que pour l’obtention de nos pensions de retraite qu’il faille se référer à nos salaires de 1989, salaires qui sont inférieurs au SMIG actuel et surtout qu’en 1989, nous étions bien loin de la retraite, et cela nous le récusions vivement.

Nous demandons à ce qu’il ait justice dans le traitement de ce dossier si réellement nous sommes dans un Etat de droit et musulman de surcroît ; ce qui procède du respect de la date d’admission à la retraite de chacun des intéressés. Les deux arrêtés conjoints ci-dessus précisés tiennent compte du nombre d’années de service effectuées, or les auteurs de ces arrêtés oublient que nous n’avons pas demandé une retraite anticipée d’une part et que le malheur des événements de 89 n’échappe à personne d’autre part . La période d’inactivité de 1989 à 2012 ne nous incombe pas car cette inactivité est indépendante de notre volonté.

Ce faisant, nous nous demandons le RAPPEL de nos salaires de la période incriminée du fait de la reconnaissance du tort que nous avons subi, reconnaissance qui consacre notre réintégration en date du 22 septembre 2012 (communication Conseil des Ministres N° 299). En vérité, Monsieur le Ministre, ces arrêtés ne tiennent pas compte de l’injustice qui nous assaille et traite notre cas comme s’il s’agit d’un cas ordinaire. Or il s’agit là d’une situation particulière qui doit être réglée comme telle. Au lieu d’enfoncer le clou, l’Etat mauritanien doit prendre, par vos soins, une résolution favorable à notre situation.

En ma qualité de président de l’ONG, porte-parole des victimes, je vous signale dans la même foulée que les agents auxiliaires à cette date n’ont perçu aucune pension en dépit du dépôt de leurs dossiers respectifs à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale depuis bien longtemps.

Concernant ce volet du dossier des victimes retraitées et selon les responsables de CNSS rencontrés, tant que l’Etat mauritanien n’honore pas les cotisations de ces victimes durant la période 1989-2012, les intéressés ne percevront aucune pension, ce qui perpétue leur malheur et constitue un déni de justice si tel devrait être admis. Les responsables de la CNSS rencontrés disent qu’il s’agit là d’un problème politique et que seule une décision politique doit régler.

Ainsi, nous comptons sur votre autorités et les compétences qui sont les vôtres pour une solution salutaire au dossier des victimes admises à faire valoir leur droit à la retraite dans un délai raisonnable car nos sommes fatigués et nos souffrances continuent, souffrances que nous vivons depuis plus de deux décennies soit un quart de siècle maintenant (1989-2014). Comme tout citoyen, nous aspirons à vivre dignement dans notre pays, dans le respect de nos droit et devoirs.

Espérant être bien compris, je vous prie Monsieur le Ministre, d’agréer l’expression de ma très haute considération ainsi que celle de mes salutations fraternelles.

A la suivante lettre nous joignons la photocopie de l’originale dans la partie des images.

Le Président de l’ONG REVE (Regroupement des Victimes des Evénements 89/91)

Fait à Nouakchott, le 25/12/2014

Monsieur Kébé Samba

Président de l’ONG REVE- récépissé N°0145 mai 2010

(Regroupement des Victimes des Evénements 1989/1991)

Tél : 36 25 22 80

Ampliations:

-COHAH

-Agence Nationale Tadamoune



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Source : COVIRE
Commentaires : 0
Lus : 1603

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (0)