02-04-2016 00:00 - 25 mars : Quelle réconciliation nationale ?
L'Authentique - Le 25 mars, journée de réconciliation nationale, a été célébrée, cette année. Une tradition depuis qu’elle a été déclarée en 2012 ! Cette date, devenue événement national, a été réduite à sa plus simple expression, avec une soirée de débats organisée par le collectif des victimes de la répression militaire des années 86/91 (COVIRE).
C’était à Sebkha Loisirs. Si pendant ses premières années, cet événement constituait une attraction nationale, de plus en plus, voilà que de jour en jour, il perd u terrain.
Tout porte finalement à croire, qu’il s’agissait d’une journée d’insertion des réfugiés et d’indemnisation des ayants droits dans des dossiers de droits de l’homme des années dites de braise.
Après l’effectivité de l’accord cadre signé entre le gouvernement est les réfugiés, la clôture du processus de règlement : indemnisation forfaitaire et de soutien aux veuves des militaires morts en détention et des rescapés non réintégrés, des fonctions et agents de l’État victimes des évènements de 89, les attributions aux veuves de terrains, la réintégration de certains fonctionnaires non atteints par la limite d’âge, la révision de l’ordonnance 2006 -015 du 12 juin 2006 portant commission nationale des droits de l’homme, cet événement aurait consacré les attentes que nourrissait en lui le pouvoir. Et ce serait certainement pour cela que cette année, il n’a pas connu ses fastes d’antan !
Pour autant, les faits sont têtus : force est de constater qu’au terme de ce processus, les droits des réfugiés sont loin d’être entièrement reconnus et garantis. L’accès à leurs terres, à leur état civil et aux services élémentaires de base, y compris le droit à la réinsertion et à la réintégration dans leurs fonctions d’anciens fonctionnaires "purgés" demeure aléatoire.
Ahmed. B
