10-05-2016 09:54 - La Mauritanie a toujours un taux de mortalité maternelle élevé

La Mauritanie a toujours un taux de mortalité maternelle élevé

VOA - La Mauritanie a fait baisser son taux de mortalité de 750 à 510 décès pour 100.000 naissances entre 2008 et 2015.

En Mauritanie, 13 femmes meurent chaque semaine du fait d'une grossesse, de l’accouchement ou des suites de l’accouchement.

Le taux de mortalité maternelle est l’un des plus élevés de la sous-région. Quelles sont les causes de cette forte mortalité maternelle? Qu’est-ce qui est fait pour la réduire?

Pour un élément de réponses, le correspondant de VOA Afrique à Nouakchott, Brahim Dia, a tendu son micro à des intervenants.

L’insuffisance de personnel médical, la faiblesse de la prise en charge des urgences obstétriques, les mentalités, etc. les causes de la mortalité maternelle en Mauritanie sont multiples et elles se retrouvent dans ce que les médecins appellent "les trois retards".

Le premier problème est lié aux mentalités. "Si une femme est enceinte, il faut que la famille laisse la femme aller consulter", explique Dr Aissata Ba, directrice de l’hôpital Mère et Enfant de Nouakchott. Le deuxième problème est lié à l’insuffisance des infrastructures de santé selon elle.

Il existe des localités éloignées, sans poste de santé. Les accouchements se font alors à domicile. En cas d’urgence obstétrique, l’issue est très souvent fatale pour la mère et l’enfant.

Le troisième problème est lié à l’insuffisance de personnel médical. Pour une population totale de 3,5 millions d’habitants, il y a seulement 558 sages-femmes, dont 60% d'entre elles exercent à Nouakchott, la capitale.

Pour lutter contre la mortalité maternelle, une cellule d’accélération des OMD (Objectifs du millénaires pour le développement) a été mise en place.

Cette cellule, dont les activités ont pris fin, a équipé certains hôpitaux régionaux en blocs opératoires, en banques de sang ainsi qu'en matériel d’imagerie médicale. La cellule a également appuyé la formation du personnel de santé.





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Source : VOA Afrique
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