18-05-2016 21:45 - Commentaire sur la Mauritanie de Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme

Commentaire sur la Mauritanie de Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme

OHCHR - «Nous saluons la libération hier, le mardi 17 mai, de deux militants anti-esclavage, Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane, suite à une décision de la Cour suprême mauritanienne.

Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane, respectivement Président et Vice-Président d’une ONG appelée l’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), ont été arrêtés en lien avec une manifestation contre l’esclavage en novembre 2014 à Rosso, dans le sud-ouest du pays. Ils ont été condamnés à deux ans d’emprisonnement pour participation à une rébellion non armée.

La Cour suprême a ordonné la libération immédiate des deux militants, requalifié les faits en attroupement non armé et renvoyé le cas devant une autre chambre pénale d’appel pour réexamen.


Nous nous référons à notre rapport d’établissement des faits de décembre 2014 et demandons l’abandon des charges qui pèsent encore sur les militants concernés. Nous renouvelons notre appel aux autorités mauritaniennes pour qu’elles mènent une enquête indépendante sur les événements du 11 novembre 2014, y compris sur les actions de la police et des forces de sécurité.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a, par le passé, réclamé la libération des militants anti-esclavage et nous saisissons cette opportunité pour souligner que nul ne devrait être emprisonné pour l’exercice de sa liberté de rassemblement et d’association.

Nous exhortons les autorités à revoir le cadre légal relatif aux ONG et aux rassemblements publics afin qu’il soit mis en conformité avec les obligations de la Mauritanie en matière de droits de l’homme. »


18 mai 2016

Haut Commissariat des Nations aux droits de l'Homme
Bureau de Mauritanie
Tel : 45 24 18 62
Email : mauritania@ohchr.org
Site web : ohchr.org



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Commentaires : 1
Lus : 2102

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (1)

  • Djereïnté (H) 19/05/2016 00:11 X

    Je me demande pourquoi le gouvernement actuel viole l’ensemble des conventions et traités des droits de l’homme des Nations Unies et continue à être fréquenter comme un gouvernement normal, l’état Mauritanien doit être respecté par les gouvernements qui se succèdent à son sommet, des situations de cette sorte perturbe l’existence de l’état vis-à-vis de son peuple et met en dangers ses institutions, donc les Nations unies doivent dans le cas de la Mauritanie prendre des mesures coercitives et ne plus lui permettre de prendre la parole devant les autres nations du monde.