22-06-2016 11:54 - Une épuration biométrique au relent d’un effacement historique

Une épuration biométrique au relent d’un effacement historique

AVOMM - Notre souhait est de voir cet article relancer le débat sur la validité de cette opération administrative, à l’intérieur comme à l’extérieur de la Mauritanie, ses objectifs et son exécution car tout laisse croire que sous le manteau sécuritaire qu'on nous exhibe, se cache une opération historiquement criminelle.

Mais puisque les autorités mauritaniennes semblent encore naviguer sur un fleuve d’obscurité et peinent à décrire l’opération administrative en place depuis mai 2011, tantôt l’appelant «enrôlement » et tantôt « recensement », essayons de le faire à leur place en interrogeant la langue française.

D’après le Dictionnaire de Français Larousse, l’enrôlement est défini comme une : « Inscription sur un rôle du nom d'une recrue ; [ou comme un] acte certifiant cette inscription». Le même dictionnaire définit un recensement comme une : « Opération administrative qui consiste à faire le dénombrement de la population d'un État, d'une ville, etc. ». De ce fait, l’opération en vigueur en Mauritanie n’est ni un enrôlement ni un recensement. Il s’agit plutôt d’une opération hybride, mi- enrôlement mi- recensement mais véritablement une épuration biométrique au relent d’un effacement historique.

Toutes les conditions sont mises sur place, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, pour rendre cette opération encore plus difficile pour les Noirs de la Mauritanie. La situation des Mauritaniens voulant se « recenser » ou « s'enrôler» n’a fait que s’empirer. Nous nous proposons ici de vous faire une autopsie de certaines de ces difficultés pour vous montrer la tâche herculéenne qui attend les candidats à cette opération.

Et puisque nous sommes aux Etats-Unis, notre autopsie se fera sur cette table de l’Amérique du Nord. La superficie de la Mauritanie est de 1,030, 700 km2. Celle des États-Unis est de 9,6 millions de km2 ou soit 9 fois la superficie de la Mauritanie. Et pourtant un seul centre de recensement couvre ce continent et il est à Washington DC sur la côte Est des USA. Pire encore, ce seul centre couvre le Canada avec une superficie de 9, 984, 670 km2 . Donc pour un espace géographique (USA et Canada) qui est 18 fois la superficie de la Mauritanie, un seul centre est créé pour servir des milliers de Mauritaniens.

Démographiquement, des milliers de Mauritaniens vivent aux États-Unis. Juste pour la ville de Columbus, dans l’État d’Ohio, en l’an 2000, le nombre de Mauritaniens était estimé à plus de 3,000 (source : The Lantern.com). Vous imaginez ce nombre aujourd’hui et surtout si vous ajoutez Cinncinati et la ville de Florence, dans l’État de Kentucky. À ces grandes concentrations, il faudra ajouter Memphis, dans l’État du Mississippi, la ville de New York, la ville de Philadelphie, dans l’État de Pennsylvanie et le corridor Baltimore-Washington-Virginie. Donc la communauté mauritanienne aux États-Unis est très forte et est très dispersée sur un très large continent.

Pour vous en donner une idée, il faudra rappeler que la distance qui sépare la Californie, dans l’Ouest des États-Unis, de Washington DC, sur la côte Est, est de 3700 km ; soit la distance qui sépare Nouakchott, la capitale mauritanienne, de Libreville, la capitale gabonaise. La distance qui sépare Cincinnati de Washington DC est de 800 km ; soit la distance entre Nouakchott et Nema, dans l’Est de la Mauritanie. Imaginer un instant qu’on vous demande de quitter Nouakchott pour aller se « recenser/ s'enrôler» à Nema.

Et si nous regardons du côté du Canada, il faudra rappeler qu’il existe aussi une forte communauté mauritanienne dans ce pays et notamment à Ottawa, Montréal et Alberta pour ne citer que ces villes. Entre Alberta, au Canada et Washington DC, la distance est de 4,100 km ; cette distance est presque égale à la distance qui sépare Nouakchott de la capitale égyptienne, à l’autre bout continent africain.

A ces distances, il faudra ajouter le coût de ce voyage. Pour cela serait-il nécessaire de rappeler que les notions de « Nawram », « Yooru » et de « Yobbaalema » n’existent pas dans l’univers anglais. De ce fait, le candidat à ce parcours du combattant version mauritanienne doit payer pour son transport, son logement, sa restauration, prendre des jours de congé (qui peuvent ne pas être payés) et tout cela pour juste prouver à Aziz et sa marmaille d’incompétents administrateurs que vous êtes Mauritanien. Pour un seul adulte, ces dépenses s’élèveraient alors à un cout estimé entre 500 et 1,000 dollars.

Bien sur avant de quitter leurs Etats et leurs villes, les Mauritaniens prennent la peine d’appeler l’ambassade pour demander les pièces et preuves à présenter. La réponse est toujours la même : « Il n’y a pas de problème, si vous venez vous aller vous inscrire, maa vii mushkila (pas de problème en langue Hassania) ». Vous vous présentez après avoir fait ce parcours de Californie ou d’Ohio ou de Colorado et une fois à Washington, vous vous rendez compte que vous ne remplissez pas les critères iniques établis par le pouvoir mauritanien. Le dialogue de sourds se passe souvent de la sorte. On vous demande une litanie de questions :

Question du recenseur: « Est-ce que tu t’es recensé/enrôlé en 1998 ? » Réponse du candidat: « Non! Vous m’aviez déjà déporté vers le Sénégal en 1989» Question du recenseur: « Est-ce que tu t’es recensé/enrôlé en 2001 ? » Réponse du candidat: «Non! Vous ne m’aviez pas encore autorisé à revenir au pays »

Conclusion du recenseur: « Donc il faut attendre »

Question du candidat: « Attendre jusqu’à quand ? »

Réponse du recenseur: « Jusqu’à ce qu’on termine avec ceux qui se sont recensés/enrôlés »

Question du candidat: « Et cela est prévu pour quand ? »
Réponse du recenseur: « Je ne sais pas ; Dieu seul connaît »

Question du candidat: « Pourquoi cette information n’est pas disponible sur votre site? »

Réponse du recenseur: «Notre site a été piraté ça fait très longtemps »

Question du candidat: « Et qu’est ce que vous faites pour résoudre le problème ?» Réponse du recenseur: «On attend seulement », souvent suivi d’un sourire mauritanien qui vous donne l’envie de sauter du balcon.

Sur cela, le candidat quitte les lieux. Ce dialogue de sourds est répété des dizaines de fois par jour et la réaction est toujours la même. Le Mauritanien doit ainsi quitter cette vieille structure jonchée au cœur de Washington sur la rue Leroy pour rebrousser chemin, le cœur serré de colère maudissant ce hasard qui lui a fait naître sur le sol mauritanien et regrettant surtout pourquoi les six migrations de Yero Jaw partant de l’Égypte ancienne ne se sont pas arrêtées ailleurs. Vous prenez cet exemple, vous le multipliez par des centaines de fois et vous avez alors la somme des frustrations de la diaspora mauritanienne aux Etats-Unis et au Canada.

Il faudra ajouter aussi que souvent l’on vous demande de prouver que vos parents, en Mauritanie, se sont recensés et ceci quel que soit votre âge. Et si vos parents ont rejoint le monde d’Osiris, la seule chose que les recenseurs se gardent de vous demander c’est de déterrer vos parents pour prouver qu’ils vous ont conçus. Bien sur même dans ce cas, les recenseurs douteraient que vos parents détenaient la nationalité mauritanienne.

L’organisation américaine Open Society Foundations souligne que la préoccupation majeure est que : « cette opération risque de priver des individus de leur nationalité » avant d’ajouter que : « l’absence d’unités mobiles de recensement » pose un autre obstacle majeur avant de noter que la communauté noire est souvent exclue du personnel chargé de contrôler la gestion du recensement. L’organisation conclut que des Noirs ont été interrogés sur l’histoire de la Mauritanie et des événements politiques majeurs pour « établir » leur citoyenneté mauritanienne.

Comme pour confirmer ce sombre tableau de l’organisation américaine, le site mauritanien CRIDEM, dans un article daté le 8 février passé et intitulé: « En Mauritanie, des apatrides dans leur propre pays ! », révèle cet exemple patent:

« El Hadj Mamadou Thiam, né en 1976 à Kiffa, possède un acte de naissance portant le N°030011580570. Il est Mauritanien mais ne parvient toutefois pas à se faire enrôler dans le fichier biométrique. Sa sœur, Aîssata Mamadou, et son demi frère, Sileymani Sow, cherchent aussi à se faire enrôler depuis 4 ans mais en vain. Pourtant, les actes d’état civil de El Hadj Mamadou Thiam, de ses frères et de ses sœurs ont été signés par l’actuel ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Ahmedou O Abdallah qui avait servi comme préfet à Kiffa. C’est à ne rien comprendre. Ce traitement à deux vitesses touche également les plus fidèles serviteurs de l’Etat comme c’est le cas de Bâ Amadou Samba, un ancien militaire. A 59 ans, l’ex-sergent qui a combattu dans l’armée Mauritanienne contre le Sahara occidental durant 4 longues années ne comprend pas le traitement qui lui est réservé après tous les sacrifices qu’il a consentis pour défendre la partie. Ses enfants : Marième, Samba et leur grande sœur aînée Souadou âgée de 21 ans, mariée et mère d’un garçon, n’arrivent également pas à se faire enrôler.

Les cas de Mauritaniens que l’administration mauritanienne refuse de reconnaitre comme citoyens, car c’est de cela dont il s’agit, sont très nombreux. Et souvent ces refus provoquent des drames et brisent des carrières ou des vies. Halima Alassane N’Gaîdé, ancienne élève du Lycée de Boghé s’est elle aussi vue interdire de passer son examen du baccalauréat en juin 2013 par la Direction des examens et des concours relevant du ministère de l’Education nationale. La raison ? Elle n’avait pas été enrôlée. Et pourtant, elle était l’une des plus brillantes de son lycée. Son acte de naissance a été établit en 1994 au centre d’état civil de Téyarett à Nouakchott. «C’est avec le même document que je me suis présentée au concours d’entrée au collège en 2006 et à l’examen du Brevet d’Etudes en 2010 ».


Cette terrible histoire révèle un projet dangereux qui vise n’ont seulement à supprimer, biométriquement les parents, mais plus grave encore à sacrifier des générations entières de Noirs mauritaniens en leur privant du droit élémentaire à l’éducation.

Et puisque la Mauritanie est signataire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, rappelons ici que l’article 26 de la Déclaration dit ceci:

« 1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. 2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. 3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants ».

Dans une lettre datée le 16 Octobre, 2014 et adressée au Président M. Mohamed Ould Abdel Aziz par le biais de son Excellence l’Ambassadeur de la Mauritanie à Washington, et dont je suis un des initiateurs, la diaspora mauritanienne aux USA rappelait cette réalité historique:

« La Mauritanie a été et demeura toujours ce trait-d'union géographique et culturelle entre l’Afrique du Nord et l’Afrique Noire. Nous pensons que ce statut de trait-d’union, loin d’être un frein à l’unité nationale, est un atout que nous, Mauritaniens et Mauritaniennes de toutes les souches sociales et de toutes les ethnies et tribus, devons utiliser pour poser les véritables jalons d’une véritable unité nationale et bâtir ainsi les fondements d’une prospérité équitable et au bénéfice de tous ».

La lettre continuait ainsi pour rappeler que pour garantir une opération juste et transparente aux Etats-Unis, les autorités doivent nécessairement tenir compte les points suivants: « un préavis raisonnable pour permettre à tous les citoyens de se préparer ; assurer un maximum de transparence du processus d’enrôlement en communiquant dans les médias la liste officielle des documents requis ; tenir en compte le fait que des milliers de citoyens se sont vu retirés leurs documents d’identité avant leur déportation ; l’élimination de l’exigence de fournir la preuve d’un recensement qui a eu lieu alors que ces Mauritaniens et Mauritaniennes vivaient en exil ; les opérations doivent s’étendre sur une longue période afin de pouvoir couvrir tout le territoire ; rendre l’enrôlement accessible en ouvrant des centres d’enrôlement dans des localités à forte concentration de Mauritaniens ; faciliter le système de documentation et assurer un recensement uniquement basé sur les documents officiels dûment émis par les autorités mauritaniennes ; l’élimination de la corrélation entre le recensement des parents et celui des adultes de plus de 18 ans ; exclure l’exigence de documents émis par les autorités américaines pour s’enrôler».

Pour la diaspora mauritanienne aux Etats-Unis, seule cette dernière doléance a été satisfaite. Après avoir échoué à son projet d’épuration physique des Noirs de la Mauritanie, les autorités ont changé de tactiques tout en gardant ce désir ardent de se débarrasser de sa composante noire. C'est alors l'amorce du projet d'élimination biométrique de la composante kamite du pays, projet en cours depuis 2011. Ce projet est plus dangereux, il est plus historique et plus permanent que les déportations de 1989-1992. Si ce projet passe, alors les Noirs de la Mauritanie trépassent.

Siikam Sy

Baltimore, USA



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Source : AVOMM
Commentaires : 13
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Commentaires (13)

  • lass77 (H) 23/06/2016 11:02 X

    @moutalli@ si des étrangers avaient pu obtenir des passeports mauritaniens en occident ce n'est pas par la faute des negromauritaniens victimes de genocide ça vous en faites abstraction curieusement. Cette histoire de d'exclusion des negromauritaniens est un prolongement du genocide qui a lieu dejà sauf comme la CPI constitue l'epée damocles on change de méthode. mais retenez : on ne peut pas priver quelqu'un de sa patrie et ce sont des bombes à retardement que les autorités sèment sans le savoir pour les futures generations.

  • ngaari aalam (H) 23/06/2016 01:57 X

    Pour une fois on est d accord avec toi, mais ce la ne justifie en rien cet acharnement et cette humiliation contre certains negros.

  • Moutalli (H) 22/06/2016 23:09 X

    Puisque votre souhait est de relancer le débat sur cette question, souffrez, tout d’abord, qu’il y ait beaucoup de gens qui ne soient pas d’accord avec vous et qui pensent sincèrement qu’il ne s’agit pas d’une « opération criminelle» comme vous dites mais de la voie la plus sûre vers un état civil fiable et enviable ! Il a fallu attendre l’avènement du Président Mohamed Ould Abdel Aziz pour voir la réalisation de cette entreprise difficile et courageuse –de l’avis de tous ! Tiens bon, tonton Aziz ! Avant toi, n’importe quel employé de maison guinéen ou autre se baladait avec un passeport mauritanien ! Avant toi, n’importe quelle gaupe mauritanienne ou étrangère se pavanait avec un passeport diplomatique ! Avant toi, n’importe quel réfugié congolais, ivoirien ou autre pouvait demander à l’OFPRA l’asile en échange de son passeport…mauritanien !

  • ngaynde (H) 22/06/2016 22:37 X

    Un article qui relate quelques verites, mais comme que sa vient de sikaam, ca n a plus de sens. En 2011, 2012, 2013, les mauritaniens epris de justice ont marche, manifeste, partout en Amerique mais sans lui, accusant les organisateurs de ces manifestations de petits feodeaux. Maintenant que IRA a decide d en faire aussi son cheval de bataille, il est partant. Il fallait battre le fer quand il etait chaud.

  • a.bennan (H) 22/06/2016 18:35 X

    @ l'as77.Tu es inconscient et meconnais mal les Mauritaniens: a lamoindre incartade de la part de ta trbu,ils vs enverrons juste leurs ados qui vs fourreront tous sous les filets de leurs 4×4 et ce,en moins de 24h.Vs ne"meritez"meme pas des cartouches....

  • lass77 (H) 22/06/2016 15:28 X

    Monsieur s'y Les desseins sont claires : il s'agit de vider la Mauritanie de ses autochtones noirs. Le monde entier et les institutions internationales et l'ONU sont au courant de tout sans parler des diplomates en poste y à Nouakchott. @a.bennan@ Que voulez vous pour la Mauritanie sans doute pas une nouvelle Syrie en Afrique de l'ouest. Continue avec tes discours racistes en niant toujours les faits et la réalité. Éloignez de la fitna.. Qu'en est de la Syrie d'aujourd'hui ? de la Libye ? de l'Irak ? Exactement les mêmes causes en Mauritanie. Alors attention à l'orgueil délibéré.

  • KANTAKI (H) 22/06/2016 15:25 X

    Notre problème avec nos frères negroafricains, c'est leur condescendance atavique... Le manque de fiabilité de notre système biométrique est maintenant connu de tous et tout le monde veut en profiter, il est vrai que le fleuve senegal divise les familles riveraines mais de là à vouloir enregistrer tout le monde de la part et d'autre du cours d'eau pose problèmes même si beaucoup de familles ont réussi à se faire enregistrer et tant mieux!!!

  • Paykah (H) 22/06/2016 14:52 X

    Ceux qui sont satisfaits du recensement sont soit des partisans d'une Mauritanie exclusivement maure oder d'une Mauritanie raciste qui extorque les terres de leurs propriétaires et les rendant apatrides. Je crois qu'ils ont accepté d'être faible.

  • a.bennan (H) 22/06/2016 14:02 X

    Si si,vs connaissez trop bien votre Amerique.Seulement ns,tout ce qui ns preocupe est notre chere et belle Mauritanie.Sommes satisfais de notre recsensement biometrique car hermetique en face des non Mauritaniens.Le reste est du blablablaaaaa.

  • hamadel (H) 22/06/2016 13:19 X

    Cher frère tu es quelqu'un qui connais bien ce pays cette souffrance que tu relates fait jubiler les responsable de cette agence comme l'ont fait les responsables du génocide négro mauritanien en 1989 en pendant 28 noirs issus de la communauté négro Mauritanienne pour fêter l’indépendance le rouleau compresseur est en marche mauritanienne vive la liberté a bas l'oppression

  • moukhabarat (F) 22/06/2016 12:51 X

    Vous auriez pu ajouter que ce sont les toucouleurs qui sont visés...

  • ahmed12b (H) 22/06/2016 12:24 X

    Ah oui c'est Sikam Sy de IRA-Amerique qui s'étale ici. IRA avait dit l'autre jour qu'elle allait partir en croisade contre le recensement biométrique. L'argument de l'esclavage étant devenu faible à cause la rareté des esclaves ,celui des refugiés etant fini parcequ'ils sont tous rentrés, l'argument du passif humanitaire ne pouvant plus être invoqué parce que définitivement réglé sauf dans l'aspect du génocide mené contre les Maures (Arabo-berberes) au Sénégal , alors les ténors du racisme anti maure comme Sikam sautent sur le recensement biométrique qui est une grande réalisation du pays empêchant les touaregues et les sénégalais de nous envahir . Votre article part de l'exception pour généraliser . M Sikam vous êtes instable: vous avez été du directoire des Flam début 2000 quand vous appeliez "Beni vandales" les Beni hassanes, maintenant vous avez jeté votre dévolu sur IRA espérant utiliser des haratines comme chair à canon. Vous échouerez de nouveau. collez nous la paix car vous avez abandonné votre Kankossa depuis 40 ans et vous etes maintenant un ancien peulh devenu yankee expert de prehistoire egyptienne (Toutkhamoun, Ramses et autres ).Alors Warsess avec votre racisme et votre stigmatisation des maures et vos tentatives de manipulation pour cacher votre véritable nature cachant un Joseph Konny potentiel .

  • hi (H) 22/06/2016 12:22 X

    Quel mensonge ! Arrêtez svp de faire de votre pays un pays raciste alors qu’il ne l’est pas. Arrêtez de vendre votre âme et pour ne pas dire autre chose pour les diables.Je sais que cet appel a peu de chance de reussite car il s'agit bien Siikam Sy.