25-06-2016 22:30 - Le ministre de la justice supervise l'ouverture de la cour criminelle Sud pour la lutte contre l'esclavage

Le ministre de la justice supervise l'ouverture de la cour criminelle Sud pour la lutte contre l'esclavage

AMI - Le ministre de la justice, Me Brahim Ould Daddah, a supervisé vendredi matin dans la moughataa de Arafat (wilaya de Nouakchott Sud) l'ouverture de la cour criminelle sud spécialisée dans la lutte contre l'esclavage.

Cette cour, dont l'ouverture intervient après celle du lancement des activités de la cour de la zone Est sise à Néma, est habilitée à traiter de toutes les affaires portant sur l'esclavage et ce, à un moment où l'on s'attend à l'ouverture à Nouadhibou de la cour de la zone Nord.

Le ministre de la justice a souligné, dans un mot pour la circonstance, que cette ouverture traduit les enseignements de notre sainte religion l'Islam et les engagements du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz et ceux liés aux traités internationaux que la Mauritanie a ratifiés contenus dans la feuille de route que le gouvernement du Premier ministre, M. Yahya Ould Hademine s'est engagé à mettre en oeuvre.

Il a ajouté que cette cour intervient après le parachèvement du cadre légal de la lutte contre l'esclavage qui a conduit à la création de trois (3) cours criminelles spécialisées dans la lutte contre l'esclavage à l'Est, au Sud et au Nord du pays.

Le ministre a indiqué que sont du ressort de la Cour criminelle Sud les trois wilaya de Nouakchott, le Trarza, le Brakna, l'inchiri, le Gorgol et le Tagant.

Le maire adjoint de Arafat, M. Ahmed Ould Haddi, avait prononcé un mot dans lequel il a souligné l'importance de l'existence de telles cours dans la la lutte contre ce phénomène qui a été pratiqué dans le pays au nom de l'Islam alors qu'il n'en est rien.

Ce phénomène, dit-il, est en fait le produit d'une mauvaise compréhension de l'Islam par certains musulmans, appelant à corriger cette interprétation erronée.

L'ouverture de la cour s'est déroulée en présence des ministres de la défense nationale; de l'intérieur et de la décentralisation; de l'éducation nationale; des affaires sociales, de l'enfance et de la famille; du président de la Cour Suprême; du Procureur général près cette Cour et des autorités administratives et sécuritaires de la wilaya de Nouakchott Sud.


Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Commentaires : 4
Lus : 2281

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (4)

  • narval (H) 26/06/2016 22:09 X

    Sortir du déni bâtit autour des"sequelles..." à la création de trois cours criminelles spécialisées dans la lutte contre l'esclavage à l'Est, au Sud et au Nord du pays.......Une baffe dans la Guelle des Oulémas, IRABIHA et autres laudateurs...........

  • KANTAKI (H) 26/06/2016 12:20 X

    Les maures en font déjà assez bien, penchons nous vers nos frères noirs victimes d'un système de caste infernal, insidieux et inhumain. Frères noirs victimes du système de caste, vous pouvez être décastés par l'état et une loi doit être promulguée en ce sens. Le changement de nom sera une partie de la solution et avec le temps les "esclaves " seront perdus dans la mêlée. Mais attention, la loi devra éviter l'erreur faite chez les maures, où on n'a criminalisé que l'"acte commis par le seigneur esclavagiste" et non l'acte de soumission commis par la "victime". Soulignons que le ridicule dans cette loi, est que l'on peut admettre qu'en 2016, la pratique d'esclavage puisse être pratiquée comme le prétendent les ongs haratines et autres. Mais tout cela on le sait est une machination qui permet aux acteurs de ces Ong de vendre les certificats dans le cadre d'un trafic juteux d'immigrants vers l'Europe et les USA.

  • Hooro2016 (H) 25/06/2016 23:58 X

    Biram Dah Abeïd, Brahim Bilal et IRA auront toujours raisons sur le gouvernement qui dit mordicus que l’esclavage n’existe pas, ils continuent à nier l’existence de l’esclavage et ses séquelles, mais néanmoins ils continuent à ouvrir des tribunaux pour juger les esclavagistes au vu de tout le monde, en faisant la politique de l’autruche, démentir, nier et mentir son un sport de politiques National pour les hommes de ce pays, comme le dit notre confrère Sneïba de Calame autour d’un thé, c’est la fabrique du gouvernement mauritanien nier et mentir, mais juger les esclavagistes, l’orgueil d’accepter est une maladie qui tue, nous connaissons des hommes par orgueil ils perdent leur valeur, l’ex patron de la CUN en fait partie, la faiblesse de reconnaître le vrai et le faux.

  • mdmdlemine (H) 25/06/2016 22:47 X

    ces cours ne sont pas nécessaires, puisqu'elles ont un caractére plutôt politisé que social et judiciaire. Elles ne sont même pas disuasives quand les autres organes coercissifs de l'Etat ne le sont pas par expérience ou par exercice Des cours qui ressemblent à des corps sans vie Le plus juste était de renforcer les cours existantes et de créer en leur sein des sous-cours chargé de cette lutte, mais seulement quand elles seront effectuement opérationnelles et indépendantes assurant une mise en oeuvre réeele des loi