07-10-2016 21:45 - Mauritanie: réponse à lettre ouverte de la communauté arabe du camp de Mberra
Alakhbar - De Almaimoune Ould Mohamed, Numéro Progress: 329-13H08926
A Monsieur le représentant de l’UNHCR
OBJET:
Réponse à la lettre anonyme publiée au
Journal Alakhbar le 24/09/2016.
Suite aux déclarations irresponsables, calomnieuses et insensées de celui qui par manque de courage a évité de décliner son identité et qui a osé lancer sur les réseaux sociaux des informations gratuites dénudées de tout fondement, j’ai décidé de répondre à cette farce qui d’ailleurs du point de vue juridique est une coquille vide et n’apporte aucune lumière, aucune précision permettant de crédibiliser les faits d’accusation avancées.
En effet, sans entrer dans le détail, voilà ce qu’on peut retenir de cette lettre :
a) Exclusion et marginalisation de la communauté arabe réfugiée par les sieurs Momo, Almaimoune et Sylvain.
b) Privation de la même communauté des produits pharmaceutiques du centre hospitalier de MSF.
c) Problème du bloc 10 de la zone 2.
d) Complicité des organisations humanitaires dans l’exclusion planifiée des arabes.
e) Ironie du sort qui fait de Momo et Almaimoune, tous deux des Tamacheqs
Après analyse du document, on constate curieusement que toutes les accusations n’associent aucun témoignage vivant et ne s’appuient sur aucun élément de preuve. Ce qui veut dire que ces dénonciations n’ont aucune crédibilité. Elles contribuent uniquement à semer le doute avec toutes ses probabilités et faire tomber en discrédit des innocents.
Pourquoi l’auteur de cet écrit mensongern’a-t-il pas cité un seul cas à titre d’exemple, un seul acte précis vérifiable où il y a eu exclusion ou marginalisation de la communauté arabe? (heureusement que le ridicule ne tue pas).
Comment une personne étrangère au service MSF peut- elle empêcher aux infirmiers de prescrire et donner les médicaments aux patients? (le ridicule n’est-il pas de nouveau au rendez-vous?)
Quant au fameux bloc 10 de la zone 2, tout le monde ici sait la fracture sociale dont il souffre empêchant tout compromis entre ses résidents en belligérance permanente.
Pour ce qui est de mon identité : Arabe, Tamacheq, Peul, Songhoy, Bambara, peu m’importe. Dieu merci, je suis le produit fini de plusieurs cultures et j’en suis sincèrement très fier. Pour assouvir la curiosité de ceux qui s’intéressent à mes origines, je me nomme Almaimoune Ould Mohamed Ould ZouberOuldHaysouna Ould Ahmed Ould AbdallaOuld Oumar Ould AbidineOuldHamouadi ould Mahmoud Ould Alwata ……..Fraction Gouanines Blancs, Berabiches Ouest, Cercle de Tombouctou.
Ceci, donc n’est autre chose qu’une série de grossiers mensonges tendant à ternir l’image de ceux qui s’opposent aux magouilleset aux aventures malsaines sans lendemain.
Je m’inscris en faux par rapport à tout ce qui a été dit dans ce fameux document et suis prêt à une confrontation organisée avec celui ou ceux qui l’ont écrit.
D’ailleurs, une majorité confortable de la communauté arabe refugiée à M’berra soutient fermement Monsieur Momo Coordinateur du camp et apprécie vivement la patience, la sagesse et le professionnalisme de Monsieur Henry Sylvain Yakara qui par la rigueur de sa gestion et sa fidélité respectueuse des principes sacro- saints de son institution (UNHCR) ont mis fin aux magouilles, aux pillages en plein jour des « RUBB-HALL », aux détournements flagrants des produits destinés aux pauvres refugiés en détresse.
Ce brigandage se développant dans l’impunité totale, a failli rompre l’équilibre du métabolisme de fonctionnement du camp. Tenez-vous bien! Dans les cimetières, des tentes UNHCR ont été hunimées et déterrées par la suite ; des couches- culottes pour bébé ont été volées et vendues. C’est grâce à Monsieur Henry que ces profondes amertumes ne sont plus que des lointains souvenirs.
Bref, croyez-moi cet écrit n’émane pas de la communauté des refugiés arabes de M’berra mais tout porte à croire que ce soi-disant avocat de la communauté arabe est un irrationnel nostalgique d’un passé révolu; incapable de prendre son mal en patience.
Sentiment respectueux.
Mberra, le 06/10/2016
