27-10-2016 18:00 - Santé | Hôpital mère et enfant : dans l’univers des enfants malades (suite et fin) [PhotoReportage]
L’hôpital Mère et enfant dans l’imaginaire de mauritaniens rime tout juste avec enfant malade. Pourtant c’est le seul établissement public de santé de la Mauritanie qui enclave une grande pédiatrie. Perdu au cœur du carrefour Ould Mah du Ksar.
En solitaire le président Mohamed Ould Abdel Aziz, « l’a visité, de même que l’ancien secrétaire général des Nations unies Ban Ki Moon » confie le Dr Youssouf Koïta.
Dans cette seconde partie de notre reportage sur le royaume de « l’enfance malade », (Voir cridem du 24/10/2016), c’est à travers une visite guidée avec lui, que nous avons visité, le capharnaüm de son département de la néo natalité.
Impressionnant. Ici les prématurés de naissance, sont en de bonnes mains.
De juin 2015 aux 31 Mai 2016, 937 enfants mal formés à la naissance y ont survécu, argue le médecin. Sa structure, le service néonatologie et réanimation néonatale, est la seule dans la capitale à avoir la logistique nécessaire pour faire face à certaines préoccupations néo natales que croissent souvent certaines femmes à la naissance de leurs rejetons.
Le Dr Koïta souligne que « le fœtus, est viable s’il a 29 jours… un nouveau-né, est un enfant de âgé de 0 à 25 jours ». Difficile à croire que dans un laps de temps aussi court, l’évolution de la science a permis de pouvoir lui sauver la vie.
Pourtant c’est ce qui se fait ici avec cette spécialité fort prisée qu’est la néo-natalité, du Dr Koïta, qui est une « clinique » dans un hôpital et dont l’assistance aux prématurés est une priorité. L’homme comptabilise quatorze années d’études médicales et une spécialité dans ce domaine en bandoulière.
Pour parvenir à vous maintenir en vie de l’embryon à neuf mois, dans ce qu’il appelle « les couveuses » et les « chambres chaudes », il faudrait de « la surveillance continue d’une unité de soins de la prise en charge pré natale de l’enfant ». En blousse derrière, le médecin, nous avons pénétré dans cet espace où des appareils de pointe, centralisés, maintiennent la vie à de tout petits êtres pas plus grands qu’une main.
Des hommes et des femmes en miniature survivent dans 9 couveuses, six tables chauffantes et six lits avec une capacité de 20 nouveaux nés/jours. Le travail de ces équipes de pointes dans l’Hôpital Mère et Enfant est la manifestation de la création d’un tel service.
Comme nous avons pu le constater, ici, on agit pour sauver des vies, en témoigne le Dr Aïcha et son équipe d’infirmières, véritables sentinelles de toutes les mesures urgentes.
Une obligation devenue un sacerdoce, estime le médecin qui lance que « ceux qui cherchent de l’argent, ne viennent pas ici » confirmant tout l’amour qu’il porte à sa profession. Les nombreux hospitalisés quant à eux « ils payent de leurs propres poches leurs soins ».
Les prématurés dans leur morphologie toute réduite, leur vie et leur croissance, déterminent leur évolution dans cet univers de verre. Les couveuses véritables aquariums, sont simplement l’environnement le plus clément pour ces bouts de bois de Dieu. Même si leur vie reste fragile, les conditions semblent vraiment réunies, pour des lendemains meilleurs pour eux.
Sur les visages de ces mères face à cette part d’elles-mêmes, se lit la confiance. Que leur progéniture est entre de bonnes mains, un avis de sécurité plane dans ce milieu aseptisé. La chambre chaude, comme son nom l’indique, sert de « radiateur » et permet à ces petits bouts de choux de réguler plus efficacement toute déperdition calorique.
Nourris à travers des sondes, ces nés avant date échue, reçoivent ce dont ils ont besoin, comme s’ils étaient dans le ventre de leurs mères, c’est-à -dire le confort nécessaire dans une température ambiante, rassure le Dr Youssouf Koïta.
N’oublions pas que ces petits sont en situation de survie, leurs vies restent précaires, d’où l’importance de ne pas faire basculer, cet équilibre fragile. Sous la direction du Dr Aïsssata Bâ, l’Hôpital Mère et Enfant, fait des progrès notoires par rapport aux composantes de la mortalité infantile. Avec son personnel, elle ne rêve que de consolider cet acquis en apportant un plus.
ADN
©Cridem 2016....
















