21-11-2016 15:48 - Société | droits de l’homme. Les journalistes, pour un rôle dissuasif, face aux violences basées sur le genre-VBG [PhotoReportage]

Société | droits de l’homme. Les journalistes, pour un rôle dissuasif, face aux violences basées sur le genre-VBG [PhotoReportage]

Deux jours durant, un atelier a réuni les acteurs de la presse mauritanienne, des juristes et autres ressources humaines, au Centre Africaine des Conférences de Nouakchott. Ce beau monde a consacré 48 heures d’un temps plein, sur la thématique suivante : « Comprendre et Traiter les Violences Basées sur le Genre –VBG- dans les contenus médiatiques ».

C’était du 16 au 17 Novembre 2016. Un atelier financé par l’Union Européenne. Dans un pays comme le notre, qui ploie sous les pesanteurs sociales, ce « virage » à 90 degré relèverait d’un travail dantesque.

C’est à cette prouesse que l’Institut PANOS et l’association Femme Chef de Famille –ADCF-, se sont livrés au grand bonheur des participants appelés désormais à faire face à un défi de taille : « Briser le silence, lever les tabous, mieux informer sur les violences basées sur le genre en Afrique de l’Ouest ». Elle concerne le Cameroun, Le Mali, la Mauritanie, et le Sénégal.

Cette brillante démarche serait d’une redoutable efficacité, si on amenait les journalistes à « comprendre et traiter les VBG dans les contenus médiatiques ». Nul n’est mieux placé que ce dernier pour, animer une action aussi humanitaire que la défense des droits l’homme.

C’est ainsi que dans une atmosphère bon enfant, avec des plénières sous supervision de Mme Camara, Sally, M. Libass Anne de PANOS, des confrères Khalilou, Kissima, Ely et de Me Bezeid, que la mise à jour d’un plan d’attaque médiatique devrait être réalisé.

La « diversité et typologie des violences basées sur le genre » avec l’introduction de tous les stéréotypes et lois qui appartiennent en propre à la nature humaine, sans lesquels l’individu ne pourrait être considéré comme un être humain, sujet de droit au sein de la communauté dans laquelle il vit.

Il y a des lois nationales et internationales qui « protègent » les victimes des VBG. Me Bezeid en a énuméré une panoplie et que même, la « constitution mauritanienne dans son préambule, garantit, l’égalité de l’homme et de la femme ».

Ce que l’avocat voit comme un trouble social, si les VBG ne devaient être canalisées qu’au seul profit de l’homme. Il est revenu sur Code Pénal et les Ordonnances, N°83-182, et 9/071/83 et l’article 287, qui traitent tous de la dignité inhérente à la personne humaine.

Les confrères auront droit aux instruments régionaux qui par des « mécanismes » juridiques, tentent de « briser les tabous », la stigmatisation et autres clichés négatifs dont sont victimes les femmes. Il y a la Charte Africaine des Droits de l’homme et des peuples, le PIRDEL, PIPCEP, CEDEF, entre autres structures, qui luttent pour la réparation des dommages et intérêts des VBG.

Les deux jours durant, les acteurs de rassembler les données sur les VBG pour trouver les mécanismes de propagation médiatiques choisis dans un milieu conservateur comme la Mauritanie, qui ratifie toutes les conventions du monde, sans jamais intervenir à leur autorisation où intervention sur son sol.

C’est là où le journaliste intervient. En voulant « briser le silence et lever les tabous sur les VBG », en Mauritanie. Juridiquement à travers cet atelier, il a été assez outillé pour mettre au grand jour la vérité des faits.

L’éthique et la déontologie constituent la colonne vertébrale du journalisme, (comme l’ont montré les travaux de groupes d’ateliers), parce qu’elles fondent la légitimité sociale et la responsabilité du journaliste en le protégeant en même temps de la désinformation, et de l’intoxication.

Les journalistes se sont fixés pour mission de servir l’intérêt public. Les citoyens et l’opinion publique, leur font confiance pour être informés sur des questions qui affectent leur existence à l’image de VBG. Les journalistes ne peuvent atteindre ce but, sans respecter les normes que sont, la vérité, la rigueur, et l’exactitude, l’équité et l’imputabilité.

Il faut promouvoir ces concepts cités plus haut, comme dit Marc-François Bernier, comme « piliers normatifs du journalisme ». Il y a des règles dans ce métier : Le devoir d’informer, le respect du lecteur, de l’éditeur ou du téléspectateur. Le journalisme contribue au respect du pluralisme en matière d’informations.

Nous avons cité ces quelques arrêts et avis pour démontrer la constance de la démarche juridique de notre profession dans l’effort attendu d’elle pour la construction d’un état de droit.

C’est dire qu’il est simplement souhaitable que l’ensemble des acteurs présents à l’atelier sur les VBG, s’inspirent de la qualité des travaux et de ses conclusions, loin du code de brouillage aux faits véridiques sur nos tabous.

ADN

Cridem 2016----



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Commentaires (2)

  • adnpress (H) 22/11/2016 12:21 X

    Urgent. Il nous a été de constater que des propos haineux, loin "d'instaurer des échanges enrichissants", ne reposant que sur des invectives sont devenus le lot quotidien de la toile. Des personnes racistes sous des pseudonymes, veulent faire de Cridem leur arène. Qu'ils sachent qu'ils sont nettement passés de l’essentiel. Quand on ignore que la Mie fait partie de l'AOF, on n'a pas sa place dans des commentaires. On vous permet beaucoup et c'est le drame, hélas.

  • a.bennan (H) 22/11/2016 00:46 X

    D'abord la RIM n'appartien pas a l'Af.de l'ouest.Et les violences contre les femmes sont l'euvre specifique de notre petite minorite negrosAfr.C'leur peche mignon.Enfin,un vrai torchon mal ficele et pas objectif.