26-03-2017 12:35 - Déclaration AMEES : les militants et les membres du Bureau Exécutif de l’AMEES sont provoqués et menacés

Déclaration AMEES : les militants et les membres du Bureau Exécutif de l’AMEES sont provoqués et menacés

AMEES - Après la conférence tenue le 6 Mars 2017 à Sélibaby à l’occasion de la « Journée Nationale de Lutte contre les séquelles de l’esclavage », remarquant que depuis la tenue de cette conférence historique, les militants et les membres du Bureau Exécutif de l’AMEES sont provoqués et menacés.

En effet, plusieurs de ses membres, notamment les sections locales (Coumba N’dao) font face à des provocations et injures en raison de leurs activités pour l’application de la Loi 2015-031 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes ;

L’AMEES félicite ses membres pour les efforts déployés contre les pratiques de l’esclavage et la fermeté des autorités administratives, judiciaires et de sécurités régionales d'apporter des changements positifs en faveur de l’application de la Loi et déplore le comportement de Mr. Amedy Dama CAMARA, Ministre de l’Environnement et du Développement Durable qui a proféré des menaces contre les membres du bureau exécutif de l’AMEES.

Par ailleurs, l’AMEES considère qu’il s’agit là manifestement d’une attaque grave contre les acteurs des Droits de l’Homme, inacceptable et contraire à la Constitution, aux lois et règlements, aux valeurs morales et religieuses.

Nous rappelons que plusieurs problèmes fonciers ont été signalés dans plusieurs localités de la Wilaya du Guidimakha, notamment à Coumba N’dao, Dafort, Bouanze, Niéleba …

Enfin, l’AMEES est contre toute forme de violence physique, morale ou verbale et œuvre pour contribuer à l’avènement de l’état de droit, la paix et la consolidation de la cohésion sociale en solidarité avec l’ensemble des militants des Droits de l’Homme, sans distinction d’aucune sorte.

Nouakchott, le 22/03/2017

Le Bureau Exécutif



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Source : AMEES
Commentaires : 7
Lus : 2013

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Commentaires (7)

  • NIONKO (H) 27/03/2017 13:12 X

    Il est fréquent de lire sur le portail de CRIDEM des articles qui traitent la problématique de l’esclavage en milieu SONINKE en particulier au Guidimakha. Je saisie l’opportunité de cet article pour éclairer les internautes qui ignorent notre société et parallèlement répondre à certains défenseurs de droit de l’Homme qui déforment nos réalités. S’il est permis à tout membre d’une société ou d’une association de critiquer ce qui ne va pas, la liberté d’expression ne donne pas droit à des individus mal- intentionnés de diffamer leur société dans l’unique but d’en tirer profit

    Il existe aujourd’hui de nombreuses ONG fictives basées essentiellement en Europe qui s’arrogent le droit de déformer les réalités de notre société sous prétexte qu’ils sont des défenseurs des droits de l’Homme. J’invite ces gens là de venir massivement au Guidimakha(en Mauritanie), de scruter village par village, quartier par quartier et maison par maison pour trouver les prétendus esclaves que les SONINKO détiendraient dans leurs cours. Je leur demande également à de cesser de s’immiscer dans les affaires de paisibles citoyens vivant en Europe. Ces « défenseurs de doit de l’Homme »fréquentent les foyers d’immigrés analphabètes en majorité, pour créer des conflits entre les groupes de personnes vivant en parfaite harmonie. Parmi les sujets qu’ils évoquent le plus souvent les problèmes de chefferie, du foncier, et de coutumes.

    Les vrais décideurs dans nos villages d’aujourd’hui sont les maires et leurs conseillers. Les chefferies ne sont que de simples formalités et de courtoisie. Sur le plan foncier, chaque village a son histoire. Il serait hasardeux de donner tort ou raison aux protagonistes sans connaître les problèmes spécifiques du village. En général, les terres inondables appartiennent à des familles comme dans les oasis au Nord.

    En ce qui concerne les coutumes ou « laada », c’est un ensemble de services que les uns et es autres se rendent mutuellement pendant les cérémonies de mariage, de baptême ou de décès dans l’une des familles .C’est un signe de solidarité et d’égalité entre l’ancien maitre et son ancien esclave. Personne n’exploite l’autre.

    Certains s’indignent parce que des quartiers portent des appellations « KOMONKANI, HORONKANI », ces appellations et cette organisation reflètent la logique pendant la période des pratiques de l’esclavage au Guidimakha. Ces « défenseurs de droit » ne doivent pas focaliser leur lutte sur des faits accomplis depuis des siècles. Aujourd’hui, tous les villages du Guidimakha sont en extension. Des nouveaux quartiers sont créés ou en voie d’être constitués. Tous les groupes sociaux. Cohabitent ensemble sans aucune discrimination et stigmatisation.

    Certains internautes font souvent allusion aux cimetières séparés entre « nobles et esclaves ». Je leur demande de s’informer d’abord sur les causes et à quelle période se situe l’évènement avant de porter des critiques ou affirmer des propos qu’ils n’ont pas connaissance.

    Pour revenir sur la problématique de notre société, je dirai qu’elle a beaucoup évolué ces dernières années. L’immigration est l’une des causes de cette évolution. Elle a mis fin aux dépendances des uns en vers les autres. Les anciens esclaves sont devenus plus prospères que leurs anciens maitres. On peut observer ce changement dans tous les villages soninké du Guidimakha.

  • lass77 (H) 27/03/2017 11:11 X

    @sira ramaca@ D'abord je constate une vernalisation de ton pseudo qui veut dire Camara. Je sais qu'il n'existe pas d'exclavage au guidimakha mais il est claire qu'on vise la Féodalité qui est une des sequelles de l’esclavage qui a peut etre existé. Un ministre n'a pas à avoir cette position , d'ailleurs c'est sous cette base que Amedy Camara est nommé ministre car soi-disant venant d'une famille noble au guidimakha c'est ainsi dépuis plus de 30 ans en Mauritanie. Les beydans sont entrés dans ce jeu d'injustice , on nomme les gens selon les patronymes surtout si ça concerne les negro-mauritaniens et on le sait.

  • sira ramaca (H) 27/03/2017 06:27 X

    un adage dit : celui qui est victime d'un accidant (voiture ou autre ) peu etre sauver mais qui est victime de ces propres mot ne peut etre sauver.donc laisser les parlé .Car il n'y aurra pas de solution parce que tout siemplement il n y a pas d'esclavage pratiqué au GUIDIMAKHA . vous parle en tan que soninke de guidimakha et qui n'est pa sl'esclavage .

  • sira ramaca (H) 27/03/2017 06:20 X

    Bonjour , lass77 pourtquoi se mele sur les affaires des autres (ingerance meme si ont a le meme pays )d'ailleur j'en doute . Pour donner raison à l'esclavage aujourd'huit il fait etre sur le terrain . telle comme s'est definit l'esclavage dans la loi n'existe pas au GUIDIMAKHA . J4AI HONTE 0 TOUS CES ORIGINAIRE DES ESCLAVES . j'ai 40 ans ou presque et j'ai trouver deja effacer . il y a beaucous d'intervenants qui one deja dit le mot (l'esclave est celui qui l'etre .

  • lass77 (H) 26/03/2017 17:52 X

    @sallabarry@ On ne peut pas dénoncer le caractere racisme du regime si certaines communautés négromauritaniennes pratiquent elles-mêmes des injustices flagrantes. Et de plus ce Camara Soi-disant ministre de l'environnement qui n'a ce poste que par son nom car venu du Guidimakha n'a rien à faire. Franchement il se ridiculise en prenant partie du mauvais coté, c'est quel ministre ? heureusement qu'on est en Mauritanie.

  • Kemet-Seth88 (H) 26/03/2017 14:00 X

    AMEES,IRA,S.O.S esclave... arrêtez donc de faire commerce sur le mot "esclavage" ou ses "séquelles", nous sommes en 21EM siècle et n'est esclave que celui qui le désir. votre tentative mesquine de rendre l'affaire politique en impliquant Mr. Camara Amedy n'est que pure spéculation. il n'y a plus aucun esclave au Guidimakha donc foutez la paix a ces braves soninkés

  • sallabarry (H) 26/03/2017 13:28 X

    Attention les règlements de vos antécédents que vous voulez inclure dans votre mission ne vous serviront à rien son excellence Amedi Camara n a pas de compte à vous rendre ni à recevoir de vous si réellement vous vous limitez à votre mission dans le cas ou vous désirez vous mêlez des querelles politique avec ses adversaires là vous passez outre que votre devoir et vous n en serez que mécontent un conseil donc accomplissez votre tache et disparaissez de la zone et collez nous la paix