07-05-2017 14:30 - Le HCR et la Cédéao autour de la table pour lutter contre l'apatridie

Le HCR et la Cédéao autour de la table pour lutter contre l'apatridie

RFI - A Banjul, à partir de ce dimanche 7 mai et jusqu'à mardi, le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR, qui gère aussi les apatrides) et la Cédéao organisent une réunion ministérielle pour traiter le problème de l'apatridie en Afrique de l'Ouest.

Le continent est fortement touché par la question de ces personnes sans nationalité, et dans la région, la Côte d'Ivoire compte à elle seule 700 000 apatrides. La Cédéao a donc décidé de s'emparer de la question.

En 2015, la déclaration d'Abidjan avait été adoptée, soit un engagement politique des Etats pour changer cette situation. Lors de ce sommet, des mesures et un cadre réglementaire plus précis devraient être élaborés pour essayer de résoudre ce problème de grande ampleur.

Le Haut-Commissariat aux réfugiés estime à 10 millions au minimum le nombre d'apatrides dans le monde, dont au moins 1 million en Afrique de l'Ouest.

Etre apatride, c'est ne pas avoir de nationalité. Cela peut sembler abstrait, mais dans les faits, cela implique beaucoup de choses. Impossible pour les enfants, par exemple, de se rendre dans les écoles qui demandent des extraits de naissance, puis de passer des examens. Au moment de trouver un emploi, ces personnes ne peuvent signer aucun contrat légal, et elles n'ont souvent pas accès au système de santé de leur pays. C’est un cercle vicieux, qui rend les apatrides très vulnérables et les prive de leurs droits fondamentaux.

En Afrique de l'Ouest, ce sont surtout l'absence de documents d'état civil, et les lois sur la nationalité incomplètes, qui posent problème. Par exemple il n'y a souvent pas de disposition pour les enfants nés de parents inconnus, et comme il n'y a pas non plus de droit du sol, ils se retrouvent sans nationalité. Cette situation se perpétue puisque quand ces apatrides auront des enfants, ils seront à leur tour sans documents.

Les experts puis les ministres de la Cédéao ont donc trois jours pour s'accorder autour d'un plan d'action, pour mettre en place des solutions efficaces dans la région.



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Source : RFI
Commentaires : 3
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Commentaires (3)

  • lass77 (H) 08/05/2017 20:44 X

    a.bennan@ Honte à toi! La Mauritanie fabrique ses propres apadrides et tu le sais , justement que seront ces milliers de mauritaniens dont on refuse l'enrôlement ? Même les bébés ne s'échappent à l apadridie en Mauritanie. Ne sois pas heureux pour ça car c'est une bombe à retardement. Je ne sais pas comment tu vois la Mauritanie dans 20_à 30_ ans ? La Mauritanie n'a jamais eu de visionnaire c'est ça son Malheur.

  • a.bennan (H) 08/05/2017 02:00 X

    Fort heureusement que notre cher pays s'est dote d'une biometrie de pointe qui ns protegera de ce million d'appatrides de la Cdeao.Les ouest Africains se rendent enfin compte qu'ils sont obligés d'accepter les leurs.A la bonne heure!!!

  • lass77 (H) 07/05/2017 18:02 X

    Un ex pays membre de la CEDEAO fabrique des apadrides sous les yeux du HCR et de l'ONU. Il s'agit de la Mauritanie.